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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 23:12

sarko_grimace.jpgQue de choses depuis trois ans de cet interminable quinquennat ! Soirée « Bling-bling » au Fouquet’s,  vacances sur le yacht de Bolloré,  augmentation des salaires du Président et des ministres, bouclier fiscal, exonérations de charges pour les heures supplémentaires, « Casse-toi pauv con ! » « Descends si t’es un homme » « Depuis que je suis là, quand y a des grèves ça ne se voit pas » (CHICHE que si !) « l’environnement ça commence à bien faire », réforme de la Justice imposée sans concertation, retoquage de moult textes par le Conseil Constitutionnel, emprisonnement pendant 6 mois de Julien Coupat sans le commencement d’un début sarko2.jpgde preuve de délit,  loi Hadopi et loi sur les OGM imposées malgré un premier vote de rejet au parlement (quand les députés votent  « mal » on leur fait recommencer, merci la démocratie !) expulsions de Roms, prisons surchargées, dérapages racistes de Brice H, profits du capital en expansion, salaires gelés (absurde pour qui prétend vouloir relancer la croissance. Les pauvres dépensent leur argent et stimulent l’économie réelle, les riches spéculent et stimulent les crises boursières et monétaires).

affaires-gens-manger-argent-_-tjo0021.jpgIl y a eu aussi l’affaire Woerth/Bettencourt avec ses ramifications qui conduisent droit dans les caisses de l’UMP, la grande litanie sécuritaire régulièrement déclamée, pour constater aujourd’hui que rien n’a changé dans les banlieues et que « les casseurs » sont toujours là, le Grenelle de l’Environnement réduit à une peau de chagrin, tant pis pour les 358 000 nouveaux cas de cancers par an, dont une bonne part liés aux pesticides et autres pollutions, la braderie de monuments nationaux au privé sous prétexte de trouver des fonds (alors que ces monuments sont une immense ressource pour clown-repub.jpgle tourisme), le cirque Grand-guignolesque de la vaccination contre la grippe H1N1, au bas mot 1,2 milliards d’euros gaspillés au profit des laboratoires, le Droit Opposable au Logement proclamé… mais les jeunes occupants de l’immeuble de la place des Vosges (immeuble vide et non entretenu depuis 45 ans) sont condamnés à l’expulsion et à des dommages-intérêts… La liste est loin d’être exhaustive, il y a peu de fautes dans l’erreur pour le président et son gouvernement et rien pour se dire « Bon, il a au moins réussi cela. »

Malgré toutes leurs erreurs et dérives, on retiendra que Mitterrand a aboli la peine de mort et réduit le temps de travail (oui, pendant des siècles, le progrès a été de réduire le temps de travail quand la productivité augmentait, on a tendance à l’oublier actuellement…) on se souviendra que Jacques Chirac a refusé la guerre en Irak. Mais NS, qu’a-t-il fait de positif pour le peuple français?

manifrevuBref, entre Nation, Bastille, Italie, Montparnasse et Invalides, chaque manifestation montre, grandissant, que ce qui devient insupportable à tant de gens, au-delà des retraites, ce sont les inégalités croissantes et surtout le mépris affiché par le président envers les citoyens. Mépris qu’il appelle « fermeté » et que n’importe quel psy qualifierait de « rigidité mentale ».


Hélas, ce n’est pas la première fois. Profitant d’un moment de calme, j’ai poursuivi hier la saisie sur ordinateur des carnets de notes légués par ma mère à ses rejetons,  et je suis tombée sur ceci, daté de décembre 1995 :

« Les grèves continuent, la situation reste bloquée ; Qu’avait besoin Juppé de vouloir tout réformer en même temps ? Et Chirac de promettre et de faire le contraire ? Pourquoi avoir laissé le grand patronat boursicoter au lieu d’investir  et de donner du travail ? Ce qui fait froid dans le dos c’est la situation actuelle. Il est clair que nous sommes en semi dictature. Ces fous qui nous gouvernent se foutent du chômage et des gens. Ils prennent des mesures en faveur du patronat (le grand) écrasent le peuple d’impôts nouveaux (taxes, CSG) et diminuent les prestations sociales. Si bien que notre sécurité sociale est en train de devenir la plus mauvaise. On s’attaque aux usagers. Mais quid du gaspillage des laboratoires ? Situation en France bien critique. Juppé est de la graine des dictateurs : orgueilleux, méprisant.

Et un peu plus loin ceci, qui montre que l’Histoire décidément bégaie :

« Dans le livre sur Clémenceau, je lis des pages qui décrivent exactement ce qui se passe actuellement en France. Avec cette vigoureuse remarque de Clémenceau : « Les deux choses au monde les plus inutiles sont la prostate et le Président de la République »

 

C’est alors que se pose le choix, comme pour la prostate : l’ablation ou le cancer.

 

chat-cheschire.gif

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 18:17

sarko_enfant.jpgNicolas est furieux, son Père l’a chassé du canapé du séjour où il se vautrait face à la télé : « file faire tes devoirs dans ta chambre ! »  « Devoirs, mon cul ! marmonne le gamin. C’est juste parce que ses débiles de potes viennent ce soir. Comme tous les samedis. Chanter et danser des airs à la con.  Tzigane, tzigane, il n’a que ce mot à la bouche. Heureux comme un baron quand il se trémousse sur des airs de Roms. Ca lui rappelle le pays, qu’il dit…  Ca lui rappelle quand il est arrivé en France les pieds enveloppés de chiffons pour ne pas geler. Tu parles de souvenirs de merde !  Moi, je n’ai pas de souvenirs mais j’ai  un avenir : quand je serai grand, je serai Président de la République et on verra qui commande ! »  Son frère Guillaume qui l’a entendu marmonner passe la tête dans la chambre et s’esclaffe : « Tu seras jamais grand, t’es qu’un nain hargneux. Grincheux !  -Casse-toi pauv’ con ! lance le gamin vexé en cherchant du regard ce qu’il pourrait balancer à la tête de son frère, mais celui-ci sort en riant. « T’es que mon frère, t’es pas le chef, hurle Nicolas. Tu verras : quand je serai grand, je t’empêcherai d’être patron des patrons, na ! »

gitan.JPGAu salon, la fête bat son plein, les chants tziganes traversent l’espace, voix profondes des hommes, claquements de talons de la mère qui danse sous les yeux admiratifs des musiciens : « Tu te souviens, Dadu, s’exclame le Père, comme ils ont chanté pour notre mariage. A tes pieds, ils étaient ! » La mère approuve, sourit, virevolte puis s’interrompt : « Je vais voir ce que trafique Nicolas, ce gosse est si agité que je m’inquiète dès que je ne l’entends plus. »

Dadu entre dans la chambre, Nicolas se précipite dans ses bras : « Reste avec moi, je m’ennuie, j’sais pas quoi faire ! Cette musique de Roms me casse les couilles.   –Ca suffit, Nicolas, sois poli ! Cette musique est celle de ton pays. Roms, ça veut dire venus d’Europe Centrale, comme toi. – M’en fous, moi je suis français. Plus tard, je serai président de la République Française, pas président de Hongrie, c’est trop nul. ..Ecoute, maman, cette chanson, c’est tout de même mieux que les chants tziganes !

La mère soupire et quitte la chambre, tandis que le regard extatique, , Nicolas écoute la chanson, puis coupe le son, stupéfait.  « … Dadu Rom, Rom… Dadu Rom, Rom… » Trop fort, ce Johnny,  il devine tout !  Plus tard, je serai copain avec lui, il est trop bien : grand blond, les yeux bleus... »

 (inspiré par l’article du Canard enchaîné sur la passion de Pal Sarkozy, père de NS, pour les Tziganes)

 


 

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 12:18

 

Eric Besson, qui avait d’ailleurs refusé de jurer fidélité à sa première épouse le jour de son mariage, convient aujourd’hui que la proposition faite par Brice Hortefeux de déchoir les polygames de la nationalité française est difficile à appliquer. Dommage, l’examen du texte aurait donné lieu à des discussions croquignolettes. Qu’est-ce qu’un polygame ? Un monsieur (plus rarement une dame) ayant contracté plusieurs mariages. Ce qui est interdit en France où la polygamie  légale est donc impossible puisqu’elle est illégale. D’où l’idée d’Hortefeux de pourchasser la polygamie « de fait ». Késako ?  Celle où le polygame a contracté, outre son mariage légal, d’autres unions par mariage religieux ou coutumier… polysCes derniers n’ayant pas cours en France, on comprend que la loi s’adresse à des gens venus d’ailleurs, le Ministre de l’Intérieur a du mal à ôter son ex casquette de Ministre de l’Immigration… etc. Sauf que reconnaître comme des mariages les unions uniquement religieuses ou coutumières, c’est enfreindre la séparation de l’Eglise et de l’Etat, fondement de la laïcité. D’où l’évocation par BH (sans L) d’une « polygamie de fait » qui viserait des personnes ayant « une communauté de vie et d’intérêt ».

Avec ou sans sexe ? Ce n’est pas précisé, vu qu’il est difficile de faire la part des choses excepté à 6h du matin par voie d’huissier.

amoureux trioSeraient alors polygames les couples séparés depuis des années mais non divorcés, qui vivent avec quelqu’un d’autre, comme Eric Besson, qui vivait avec sa jeune compagne avant d’avoir divorcé de son épouse.  Polygames aussi les 10% d’hommes menant une double vie, comme François Mitterrand, qui garda pendant plus de vingt ans, jusqu’à sa mort, deux familles, avec enfants dans chacune d’elle. Polygame également Paul Bocuse qui raconte au fil de maintes interviews qu’il vit avec trois compagnes, ce qui ne l’a pas empêché d’être décoré de la Légion d’honneur.

Il est vrai que cette décoration est aussi accordée à d’éminents évadés fiscaux comme Liliane Bettencourt et Michel Polnareff… Quand on pense qu’elle est censée récompenser des services exceptionnels militaires ou civils rendus à la Nation, on reste rêveur.

koalasQuid aussi des colocs, de plus en plus nombreux en raison du prix des loyers ? Ils ne sont pas en couple, ne couchent pas ensemble ? Ben si, parfois, il existe des colocations comprenant à la fois des couples et des célibataires et qui sait ce qui se passe entre les uns et les autres ?  D’ailleurs, cela ne nous regarde pas. Quant à avoir une communauté de vie et d’intérêts, affirmatif : ils partagent les frais et sont souvent co-signataires du bail. Dans les seventies, on ne disait d’ailleurs pas coloc mais communauté.

Mon cher et tendre et moi avons vécu pendant des années avec deux autres filles, il était le seul garçon (permanent, il y avait aussi du passage) donc censément polygame selon Brice Hortefeux.

 

Je n’allais pas clore ce billet sans parler des pluriamoureux qui ne contractent pas mariages au pluriel, vu que la loi l’interdit, mais revendiquent communauté de vie, d’intérêts, de sexe et de sentiments avec plusieurs personnes et ne veulent pas s’en cacher. Les poursuivre pour polygamie, ce serait la prime au queutard adultérin qui tire furtivement ses coups en cachette. Lui ne risque rien puisque l’adultère est dépénalisé depuis belle lurette (la lurette, larirette), alors que celui qui refuse le mensonge, baise avec sentiments et entretient des amours plurielles mais durables pourrait être poursuivi pour polygamie ! Là encore, on croit rêver devant cette inversion des valeurs… Bref, le Brice aurait mieux fait d’y réfléchir à deux fois avant de lancer cette idée de polygamie de fait.

makelove

A part ces broutilles de la politique française, la météo s’emballe, 2010 cumule une quantité de catastrophes climatiques et sismiques sans précédent, Moscou étouffe, les arbres en feu  ont rappelé que l’Ukraine près de Tchernobyl reste un territoire hautement radioactif, où l’incendie pourrait provoquer, 24 ans après l’explosion de la centrale, un nuage radioactif dont on sait aujourd’hui qu’il franchirait bel et bien les frontières françaises. Même si Brice Hortefeux décidait de le déchoir de la nationalité du même nom…

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 00:07

Trois lectures, trois phrases artifices, comme les feux du même nom. Elles font du bruit, puis Pschitt…

feux d'art1 « Le rapport de l’IGF conclut que Eric Woerth n’est pas intervenu dans le dossier fiscal de madame Betancourt »,  phrase traduite par les medias en « Eric Woerth blanchi ».  Artifice, artifice…  Certes, il aurait été plus grave qu’ Eric Woerth intervienne pour interdire à ses services de traiter ce dossier, mais cet homme n’est pas idiot et ne s’aventurerait pas à une telle intervention, aux risques de la voir racontée aussitôt dans le Canard Enchaîné. En revanche, ne pas intervenir, dans un dossier aussi important, équivaut à étouffer l’affaire. Je me souviens d’un ami inspecteur des impôts à qui je reprochais de harceler un boulanger pour prouver qu’il n’avait pas déclaré quelques milliers de francs de ventes de chaussons aux pommes, au lieu de s’attaquer aux vrais fraudeurs. Il avait souri : feux d'art2

« Les vrais, les grands fraudeurs ont des avocats tellement pointus que pour trouver la faille dans leur dossier, ça prend des mois, des années, alors qu’on nous demande du rendement. De plus, pour un dossier « sensible », pas question de se lancer sans l’aval de la hiérarchie, c’est trop risqué. » Dans un dossier aussi sensible que celui de Liliane Betancourt, l’une des premières contribuables françaises, l’aval ne pouvait venir que du plus haut. Faute de quoi aucun inspecteur des impôts ne se risquait à contrôler ladite dame. Ne pas intervenir, ici, loin de blanchir E. Woerth,  équivaut à étouffer le dossier.

 

serenade à troisPas une semaine sans que paraisse un papier sur les « polyamoureux », me voilà sacrée « papesse » par certains medias . Dernier en date cette semaine, dans le supplément Paris Obs du Nouvel Observateur. On y lit cette phrase d’un psychanalyste, Michaël Stora : « Je ne le juge pas moralement, mais il me semble que le polyamour rompt dangereusement avec le sentiment d’exclusivité du couple. Bien sûr,  cette exclusivité est une illusion, mais une illusion nécessaire ».  Le polyamour rompt avec l’exclusivité du couple ? Evidemment, c’est même précisément sa définition ! Mais pourquoi dangereusement ? Où est le danger ? Dans le risque de rupture, de conflit ? Faut-il rappeler que la monogamie se termine dans un cas sur deux (Paris) ou trois (province) par un divorce, sans parler des violences conjugales et des crimes passionnels ? Le danger existe dès qu’on aime de façon irrationnelle, c’est-à-dire incapable de raisonner. En l’occurrence, n’est-il pas plus rationnel d’assumer la non-exclusivité dans le polyamour plutôt que de s’y accrocher dans la monogamie tout en sachant qu’elle est généralement une illusion ? (que les conjoints concrétisent ou non leurs tentations). Que signifie illusion nécessaire pour un psychanalyste, alors que devenir adulte, disent-ils en général, consiste à accepter la réalité ? Et « je ne le juge pas moralement » en accolant au polyamour l’adverbe « dangereusement » sans le justifier une seconde n’est-il pas un jugement ?

feux d'art3Dernière phrase artifice, toujours d’ Eric Woerth (désolée, c’est l’actualité qui veut cela) «Ça n'a pas été vendu une bouchée de pain, ça a été vendu à l'estimation des domaines».. Cette phrase artifice occulte le fait que le prix des Domaines est le prix minimum en dessous duquel il serait indécent de vendre, mais absolument pas la valeur marchande réelle du bien. Quant à la réaction du maire de Compiègne déclarant « l’Etat ne peut pas vendre au-dessus du prix fixé par les Domaines, car il est impensable qu’il spécule sur  un bien classé », c’est carrément du foutage de gueule. Le spéculateur, c’est celui qui achète au prix des Domaines et bénéficie de surcroît des avantages fiscaux liés à la propriété de biens classés ou de monument historiques. L’Etat, lui, ne spécule pas, il brade. Après les autoroutes juste quand elles auraient été rentables, il brade les monuments historiques, alors que le tourisme est une des activités économiques majeures en France, et que brader les monuments, c’est  privatiser cette activité.  On ne s’en étonnera, cet Etat ne cesse de privatiser. Mais on peut déplorer que jamais les citoyens français n’aient été consultés sur cette politique de vente d’un patrimoine qui leur appartient. Politique impulsée par Eric Woerth alors ministre du budget, comme dit plus haut.

Tout ceci nous ferait presque oublier que les feux d’artifice du 14 juillet célèbrent la prise de la Bastille en 1789 et la Révolution Française, avant la nuit du 4 août qui abolissait les privilèges.

P1010231.JPG

 

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 13:11

« Février 1975 : J’ai demandé à l’ouvreuse « un billet pour les Hautes solitudes » comme on réclame un aller simple pour nulle part. Et j’ai plongé dans le silence amniotique, fœtal. Voyage étrange en solitaire …  Une porte s’ouvre, un visage apparaît, triangulaire. Et puis, votre élan vers ce regard. Talent, sans doute. Véracité extrême des gestes trop étudiés. Qu’importe ? L’essentiel n’est-il pas qu’à ce moment précis se soit dénoué le nœud au fond de moi ? Sanglot immédiatement réprimé, regretté. Je croyais tellement ne plus en être coupable. Excusez-moi, le lyrisme est une de ces maladies que vous avez fait renaître en moi. »                                                          image du film deH-G Clouzot "la prisonnière"

la prisonnièreA 20 ans, alors que je cultivais une superbe et une superficialité propres à me prémunir, croyé-je, contre les chagrins de la vie, j’ai redécouvert le bonheur des émotions en voyant jouer Laurent Terzieff. Emotions si profondément intégrées par mon inconscient qu’elles sont ressorties sans aucune préméditation dans certains de mes écrits et dans des épisodes de vie qui me donnait une étrange impression de déjà vécu… reflet de scènes jouées ou mises en scène par Laurent Terzieff.  

TerzieffjeuneBien au-delà du comédien talentueux, bien au-delà de sa voix et de son regard, j’admirais sa façon de conduire sa vie comme une épure, uniquement nourrie par la passion des mots et du théâtre. J’admirais cet homme discret, marchant d’un pas rapide, avec sur l’épaule un sac plein de livres et des manuscrits qu’il recevait. A l’exact opposé de ceux qui ne veulent aujourd’hui qu’être stars. J’admirais le mystère de cet homme obstiné, passionné et profond. Sans le savoir il m’a tant apporté que les mots semblent dérisoires pour l’exprimer. Il restera pour moi une influence indicible.


« Palais royal si tendre et théâtre d’Orsay. Je me revois montant les marches du petit escalier et venant écouter pour la neuvième fois vos tirades que je savais à présent mieux que vous. Je me souviens avoir trinqué avec vous sur un vin du Poitou, je me souviens m’être noyée dans vos prunelles si vertes, si myopes, comme un étang glacé un matin d’hiver. Vous aviez la perfection d’un désir idéal, d’une attente éternelle… » (Autres désirs, autres hommes, p.217)

 

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 planche de contacts réalisés par Marc Gourou en 1974 pour le magazine ELLE quand j'y travaillais.

Film de Philippe Garrel

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:51

manif-CPE-petit-mars-2006.jpg J’étais partie hier avec l’idée d’écrire un billet sur le Manifeste du Réseau de Résistance Alternatif dont un contact proche m’avait rappelé le passage sur la tristesse comme arme de pouvoir. Et l’idée de disserter sur l’aspect révolutionnaire du bonheur dans une société basée sur la peur et la méfiance de l’autre.

 

adresse.jpgEt brusquement, plus envie. Parce que ce manifeste- que je vous incite à lire tout de même, il est magnifique- a déjà été abondamment commenté sur le Net. Comme tout, d’ailleurs, de la recette de la tarte Tatin à la véracité des attentats contre les Twins Towers ou aux amours insolites. Rien de ce qui est humain n’échappe au Web. Rien de ce qui est inhumain non plus. Lorsqu’un homme a passé une annonce sur Internet pour trouver un partenaire qui accepterait de baiser avec lui, puis de lui couper le sexe, de le manger avec sa victime et enfin de tuer celle-ci, il reçut plusieurs réponses positives… et réalisa son macabre projet. On peut taper n’importe quelle requête, on aura une réponse. Sur 6 milliards de terriens, il existe forcément quelques internautes qui ont les mêmes préoccupations que vous.  

« Tu trouves tout sur Internet » avais-je dit à mon tonton cycliste en lui montrant comment surfer sur la toile. « Tout ? avait-il rétorqué. Mais est-ce que tout, ce n’est pas trop ? »  Parole de sage. Car cette abondance peut créer plus de vide que de vie lorsque  l’écran prend trop de place au détriment du réel.

revenge.jpgSur un blog, il y a une distance entre ce qu’on écrit et ce qu’on est. Le blog crée une alchimie particulière, entre réunion électorale- viennent lire en majorité des sympathisants heureux de partager des idées communes, plus quelques opposants venus chahuter- et le club de chouettes chics copains échangeant des « private jokes » ou compatissant avec le blogueur cafardeux les jours où celui-ci raconte son dernier chagrin d’amour ou ses tentations suicidaires. (ceci plutôt sur Facebook) Ca ressemble à de l’intimité, sauf qu’elle s’exprime entre personnes qui ne se rencontrent pas, ne s’approchent pas. Juste se lisent. Et ce lien cessera d’exister le jour où fermera le blog. Ca arrive.  Ou le jour où les lecteurs ne viendront plus. Cela arrive aussi. Faute de temps, et malgré l’envie que j’ai de découvrir mes contemporains, je ne lis régulièrement que trois ou quatre blogs, en parcours ponctuellement une dizaine, et c’est tout. Sur les 50 000 au moins rien qu’en France, sûr que je passe à côté de perles précieuses… mais après des heures d’écran professionnel, j’ai envie de rencontres charnues, même si pas charnelles.


27nov04.jpgEn un week-end de chargement de camionnette et de repas en commun j’ai plus appris de certains blogueurs qu’en les ayant lu trois ans,  plus échangé avec des lecteurs lors de la soirée bruxelloise ou en prenant un verre avec eux, plus compris certains et certaines le temps d’un massage en silence ou d’un concert partagé, épaule contre épaule. 

cahier.jpg

 

Sur un blog, il y a une distance entre ce qu’on écrit et ce qu’on est. Parce que c’est un espace public. L’écriture littéraire vient de l’inconscient- je suis parfois étonnée de relire ce que j’ai écrit dans mes livres- qui ne s’ouvre que dans la solitude ou le monologue psychanalytique, pas en public. C’est pour cela que les compilations d’articles de blog font généralement de mauvais livres. Parce que l’écriture en reste consciente, prudente,  inscrite dans le présent et non dans l’espoir d’universalité intemporelle de l’écriture romanesque. J’avais d'ailleurs conseillé à un aspirant écrivain d’arrêter de présenter ses textes- plutôt réussis- sur son blog, dans l’attente des appréciations ou des critiques, et de s’enfermer pour écrire le roman dont il rêvait. Je pense qu’il l’a fait, son blog est en sommeil depuis des mois.

A quoi donc sert un blog ? A rien au niveau des idées, sur une Toile encombrée des mêmes idées, et d’autant d’idées contraires. A pas grand-chose au niveau de l’écriture si on veut un jour sortir réellement ce qui démange les tripes. C'est une vitrine, juste une vitrine, mais comme on dit "demandez à l'intérieur ce que vous ne voyez pas en vitrine."

Voilà pourquoi je n’ai pas écrit de billet hier. Et ceci n’est est pas un.


P1000257.jpg


 

 

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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 10:33
 

Dans le débat sur la retraite il y a un singulier absent, c’est le débat sur le TRAVAIL. D’abord pour dire l’absurdité de vouloir faire travailler les gens au-delà de 60 ans, quand à cet âge, un grand nombre est déjà hors circuit, licenciés, invalides, sans possibilité de retrouver un emploi. Et à l’autre bout, chez les jeunes, difficultés aussi grandes à trouver un travail stable avec cotisations sociales des employeurs, on en a déjà parlé ici.

Ensuite, pour se demander pourquoi la simple perspective de travailler un an ou deux de plus suscite autant d’effroi. C’est-à-dire pourquoi, en quelques années, tant de personnes  se sont mises à aspirer à la retraite et pourquoi le travail a perdu son attrait. 

L’attrait du travail, ce peut être un bon salaire, la reconnaissance sociale ou la passion pour un métier. Ou les trois. Si les « people » fascinent tant, ce n’est pas tant par leurs qualités intrinsèques que parce qu’ils ont un boulot plaisant, bien payé et leur apportant célébrité ou notoriété. Sans être people, il est rare que les députés, les hommes d’affaires, les professeurs d’université, les médecins spécialistes, les écrivains, les comédiens,  les chercheurs, les magistrats, etc souhaitent partir à la retraite à 60 ans.

Autrefois, dans bien des métiers moins prestigieux, la solidarité et la considération dont les salariés bénéficiaient leur faisaient aimer leur boulot, malgré la pénibilité. La détérioration des conditions de travail et de salaires, le mépris croissant pour les « salariés » a un effet bombe à retardement : celle d’une désaffection telle pour le milieu du travail que la retraite apparaît comme un havre.

Avec un travail attrayant et correctement payé, on n’a pas envie de s’arrêter tôt. On est aussi en meilleure santé : l’espérance de vie des cadres est de 8 ans supérieure à celle des ouvriers. Plus que l’espérance de vie, il y a l’espérance de vie en bonne santé, (EVBS) c’est-à-dire sans incapacité majeure ou limitation d’activité due à des ennuis de santé. En 2003, cette EVBS était de 64 ans en moyenne : 69 ans pour les hommes cadres, 59 ans pour les ouvriers. C’est différent de partir à la retraite avec la perspective de passer de bonnes années et celle de partir malade.

C’était en 2003. En 2007, l’EVBS a  baissé : elle est en moyenne de 63,1 ans pour les hommes, 64, 2 ans pour les femmes.  Un an de moins, cela ne fait plus que 58 ans pour les ouvriers. Alors qu’on cesse de s’appuyer sur l’espérance de vie qui augmente pour dire qu’il faut travailler plus longtemps. Qu’on cesse de parler de réforme qui doit être « égale pour tous ». Où est l’égalité quand la première, celle du temps de vie et de bonne santé, n’existe pas ?

Alors Dieu est-il de droite ? Oui, pour avoir fait tomber hier des trombes d’eau sur Paris, ce qui a sans doute dissuadé un certain nombre de manifestants de sortir et permis au gouvernement de parler de « faible mobilisation ». Oui, si l’on pense qu’il a  inventé le travail pour punir Eve d’avoir voulu accéder à la connaissance, faisant sien l’adage : « Qui garde la connaissance garde le pouvoir » et sous-entendu que le travail DOIT être une punition.

Non, pour avoir donné pour père adoptif à son fils un charpentier et non un analyste financier, et comme copains des apôtres pêcheurs ou artisans…. Qui ont joyeusement abandonné leur boulot pour le suivre et n’ont semble-t-il, jamais eu de problèmes pour trouver à se loger ou se nourrir.

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 01:00

Je cherchais depuis longtemps une préparation pour idlis, des gâteaux indiens de farine de riz qu’on sert au petit déjeuner (avec du lait de coco sucré) ou salés, pour accompagner un curry. J’en ai trouvé dans une boutique indienne.  Voici la recette en trois langues : anglais original, ma traduction, la traduction fournie sur le sachet :

Put in warm water with 2 teaspoons sugar and leave 5 minutes

Mettez (le mélange) dans l’eau tiède avec deux cuillères à thé de sucre et laisser reposer 5 minutes.

Traduction sur le sachet : Mettez dans la tasse d’eau tiède avec deux sucres de petites cuillères et la feuille pour 5 minutes

Temper chopped onions, chillies pieces, mustard seeds in little oil and add to the batter.

Faire revenir des oignons hachés, des morceaux de piment, des graines de moutarde dans un peu d’huile et ajoutez à la pâte

Traduction sur le sachet : l’humeur a coupé des oignons, des morceaux de chillies, la semence de moutarde dans le petit pétrole et ajoute à la pâte

Used grease idly plates and fill half plate and steam for 10-15 minutes

Utilisez des moules à idlis graissés, remplissez les à moitié de pâte et cuisez à la vapeur pendant 10 à 15 minutes

Traduction sur le sachet : A utilisé à graissé les plaques d’idlis et remplit la demi-plaque et la demie vapeur pour 10 à 15 minutes.

Conclusion 1: mieux vaut les cours d’anglais du lycée qu’un traducteur informatique.

Conclusion 2 : … certes c’est moins hilarant

Conclusion 3 : … mais plus rassurant si le mode d’emploi concerne non plus une recette d’idlis mais le pilotage d’un avion.

Conclusion 4 : consolation pour les nuls en anglais: les modes d'emploi surréalistes des produits venus d'Inde ou de Chine ne nuisent aucunement à la puissance économique de ces deux pays.

coucher_soleil.jpg


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 17:37

train2Le 7 avril, je prends le métro pour rejoindre la gare de Lyon : incident grave de voyageur interrompant momentanément le trafic. Ca veut dire suicide. Drôle d’idée de se jeter sous une rame de métro, car hormis ceux qui assistent, horrifiés, à la mort en direct, les autres voyageurs se contentent d’une oraison funèbre exaspérée : « Putain, fait chier, je vais être en retard ! »  Gare de Lyon, foule immense des jours de grève, mais tout se passe bien. Les voyageurs font preuve d'une philosophie réjouissante.

train3Au retour, une semaine plus tard, même topo. Les trains sont complets, impossible d’acheter un billet, les bornes bloquent.  Les voyageurs des TEOZ prennent d’assaut les voitures 3 et 13, celles des contrôleurs- qui ne contrôlent pas vu la cohue- où on peut s’asseoir sur un strapontin ou par terre. ( mes compagnons de voyage avaient des têtes plus sympathiques que les masques que je leur ai mis pour respecter leur anonymat...) Un militaire s’énerve : « Putain, la SNCF, ils foutent rien, ils bossent jamais, mon beau-frère connaît un contrôleur, il fait un trajet Paris/Lyon et ensuite il a deux jours de repos.   

-C’est marrant, lui dis-je, quand ils font la grève, vous avez vu le bordel ? S’ils ne faisaient rien, on ne s’apercevrait pas quand ils s’arrêtent. »

L’argument le laisse sans voix. Je l’achève en lui disant que les cheminots ont une espérance de vie inférieure à celle des militaires (en temps de paix, bien sûr). La plus grande longévité, ce sont les militaires et les curés.

train1Tout à coup, le train s’arrête. Pour une heure. Un autre train est en panne à quelques kilomètres devant. Rien à voir avec la grève, problème de maintenance. A force de réduire les effectifs, on néglige l’entretien… Un passager s’énerve, le contrôleur aussi : « Ecoutez, je me suis levé à 6h, je ne suis pas gréviste, je bosse pour vous, je ne serai pas chez moi avant onze heures ou minuit, alors m’agressez pas en plus ! » La grève a d’autres motifs que la défense des zavantages-acquis, nous dit-il. C’est aussi pour protester contre le projet de la SNCF d’externaliser sa gestion informatique dans une boîte américaine. Donc de perdre le contrôle des millions de données clients emmagasinées. (qu’elle a déjà tendance à ne pas bien maîtriser, comme l’a expliqué un hacker récemment) Grève aussi contre le fait que le rail n’est plus la priorité : la SNCF est le plus gros transporteur routier de France. Le courrier Paris/Bordeaux est acheminé en camion et non en train, alors qu’il y a le TGV en 3h30 pour Bordeaux…. mais pas de wagon postal, des camions : consommation de carburants, encombrement sur les routes, accidents… On comprend mieux la misère du fret par train : ça n‘intéresse aucunement la ceuneusseufeu. Bonjour les engagements écologiques !

Après une heure, redémarrage. A force de bavasser sur le quai, militaires, syndicalistes, travailleurs du privé criant haro sur « les fonctionnaires » (bien que les cheminots n’en soient pas !) et moi, et moi, et moi… sommes devenus copains. On s’offre les strapontins vacants, on se propose des bonbons… J’apprends que la voix de la SNCF est celle d’une comédienne nommée Simone qui a enregistré toutes les phrases utiles, qu’un logiciel assemble pour fabriquer les messages ferroviaires : « Sur voie numéro 8, attention au départ » ! Le logiciel s’appelle Simone aussi. En voiture, Simone !

train4Arrivée à Paris. Je repars le lendemain. Par train. L’aller se passe bien. Le retour, moins. Le TGV s’arrête en pleine campagne. Après dix minutes d’attente, la voix de la SNCF nous informe que le TGV est arrêté en pleine campagne… juste quand il repart J. Dix minutes plus tard, il s’arrête à nouveau. Silence dans le wagon, interrompu par la même voix douce : « Nous informons les passagers que le TGV est arrêté en pleine voie ». Eclat de rire général. Il paraît que c’est un problème de caténaires.  Arrivée à Montparnasse avec 50 minutes de retard, je me précipite pour attraper le train de banlieue de 21h28. Annoncé avec 10 minutes de retard ! Un autre train est en panne sur la même voie.

Je suis prise d’un fou-rire : quand je pense que Julien Coupat a été mis six mois en prison et suspecté de terrorisme pour un retard de 2 heures sur un TGV !!!!

Mais elle y arrive toute seule, la SNCF, à se saboter !!!

Et pendant ce temps là, le volcan Islandais bloquait tous les avions européens au sol. Y a dû avoir un sacré méchant karma sur les transports la semaine dernière.

 

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 13:17

On l’appelait Bonnichon, jeu de mots idiot sur son véritable patronyme. Je ne me souviens pas du tout à quoi il ressemblait. Par contre, je me souviens de son arrogance. Très fier de son (bon) rang d’entrée  à l’Ecole nationale du Trésor, il se pavanait à l’idée d’en sortir major. (ce qu’il ne réussit pas, d’ailleurs) . Pour y arriver, il se livra à des agissements si immoraux que nous le classâmes parmi les infréquentables : ambitieux, macho, sans scrupules.  Je l’avais donc oublié, mais voici que durant mon escapade Clermontoise,  j'ai croisé un lecteur de ce blog m’ayant contactée en me disant qu’on s’était connu durant nos études... Visiblement, vu son regard déshabilleur à trente centimètres de moi, si insistant que j’en étais gênée, il ne s’intéressait pas à l’ancienne camarade de fac, mais à l’écrivaine « passant à la TV » et faisant des romans érotiques.

Trente secondes après nous être salués, il me confia que Bonnichon, à qui il avait dit qui j’étais devenue, lui avait raconté que je l’avais autrefois poursuivi de mes assiduités, mais qu’il m’avait « jetée ».

Vantardise et mensonge navrants, mais pas uniques. Il y a quelques années, un monsieur cultivé et courtois avec qui je déjeunais parfois, avait tenté de faire croire à ses amis et collègues que nous étions amants… et avait eu la naïveté de me le raconter. Sèchement, je lui avais rétorqué que si cela avait été vrai, je n’aurais vu aucun inconvénient à ce qu’il s’en prévalût, mais que j’appréciai fort peu son mensonge et le fait que ses invitations n’avaient eu d’autre objectif que de s’afficher en ma compagnie pour faire croire que… alors que, lui dis-je « jamais l’idée de vous avoir pour amant ne m’a traversée l’esprit ». Il en fût si vexé qu’il me poursuivit de lettres d’insultes quelque peu scatologiques que j’ai conservées à toutes fins utiles…

Rançon de la gloire, ou du fait qu’une femme libre et sereine avec sa sexualité fait mochement fantasmer certains hommes ?

Alors qu’on se le dise : quiconque raconte qu’il « m’a eue » ment. Car les hommes que je choisis (oui, je les choisis, c’est ainsi…) sont tous discrets, tendres, et assez intelligents pour savoir que le désir que nous échangeons est une affaire privée, qui ne leur met aucune décoration à la boutonnière.

Les autres sont des rustres. On comprendra que je ne les fréquente pas.

A part cela, l’Auvergne reste une région merveilleuse, avec des volcans qui ne crachant plus (ou pas encore, qui sait ?), des bars à Tapaches (tapas auvergnats de charcuterie et fromage sublimes), la capitale du rock français et une mine de vie culturelle, dont de nombreuses librairies.

 

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Vous trouverez « Aimez plusieurs hommes » à « La librairie », rue Blaise Pascal, avec une vraie libraire qui aime les livres et les connaît.

Nouvelles du site : quelques commandes faites « cash on delivery » n’ont pas été honorées pour raisons postales. Vous allez recevoir un mail explicatif à ce sujet, mais les paquets sont prêts !

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