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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:51

caulerpaIl y a 25 ans, Caulerpa Taxifolia, algue dite « invasive » parce qu’elle n’en était pas native s’est implantée  en Méditerranée  et s’y est développée. Ceux qui savaient lire à l’époque se souviennent sûrement des articles de presse dramatiques et de la polémique qui opposa les responsables de l’Aquarium de Monaco, mis en cause dans cette affaire, et le Pr Alexandre Meinesz, spécialiste des caulerpes et chercheur/plongeur.

J’étais plongeuse à l’époque- c'est moi sur la photo- et j'ai pu me rendre compte de visu du caractère envahissant de cette algue, connue aussi pour contenir un cocktail de toxines. Serait-elle dangereuse pour l’équilibre écologique, les poissons, voire l’homme ? En tout cas, elle mettait en émoi les élus locaux, les écologistes, les pêcheurs et les plongeurs.  Des centaines de tracts avaient été parachutés sur les plages « Vous avez aimé la vache folle ? Vous allez adorer la Caulerpe ! »

algue.jpgLorsque me fût rapportée la réflexion d’un promoteur immobilier grommelant, après s’être vu refuser un permis de construire pour cause de protection du littoral : « Y aurait eu de la Caulerpe à cet endroit, je l’aurais eu, mon permis ! »  j’eus l’idée d’écrire un thriller écologique, « l’Algue fatale » opposant des mafieux de l’immobilier à une écologiste au grand cœur. Le tout sur fond d’histoire (avec le général de Gaulle dans les premières pages) et d’amour (entre la belle écologiste et l’un des héros).  Plusieurs personnages étaient inspirés par des protagonistes réels, d’autres totalement imaginaires. De même, j’avais fait des repérages sur les lieux pour être scientifiquement et géographiquement juste,  l’idée étant de mêler la fiction au réel pour troubler le lecteur se demandant : « Et si c’était vrai ? »

JLD2.jpgParallèlement, en tant que militante écologiste et plongeuse, j’avais ameuté l’association des députés plongeurs fondée par Pierre Lellouche. C’est ainsi qu’en 1999, nous organisâmes un colloque à l’Assemblée Nationale sur la prolifération de Caulerpa Taxifolia, et je participai à la rédaction d’un projet de loi sur les « espèces invasives » en compagnie de Pierre Lellouche (RPR à l’époque), Michèle Rivasi (apparentée PS) et André Aschieri (Vert) sous l’œil amusé de… Jean-Louis Debré, qui adore les polars puisqu’il en écrit lui-même.

Enfin, « L’Algue fatale » a été adaptée pour la télévision sous forme d’une mini-série en deux épisodes régulièrement rediffusée depuis 2004  sous le titre « Eaux troubles », avec, entre autres Julie Debazac,  Jean-Pierre Lorit, Geneviève Casile et Michel Duchaussoy. Adaptation très libre et assez éloignée du livre- la partie politique étant gommée au profit d’une intrigue plus romanesque- à laquelle je participai pour la partie scientifique et la caractérisation des personnages.

 

2010 étant l’année de la biodiversité, j’ai eu l’idée de contacter les protagonistes de l’époque pour savoir quelles leçons ils tiraient de la façon dont a été traitée cette affaire de caulerpe, et ce que leur inspirait la prise en charge actuelle des questions écologiques.

 Intéressant, car il est rare qu'on ait 25 ans de recul sur un problème et la possibilité d'en reparler avec les protagonistes. Alexandre Meinesz et Michèle Rivasi m’ont déjà répondu. Et leur avis montre qu'il n'est pas de manichéisme possible avec la complexité des écosystèmes: pas de bons et de méchants, pas de certitudes ni de conclusions hâtives, mais, toujours, l'importance de donner l'alerte et de rester vigilant.

Vous en saurez plus en allant sur le site www.autresmondesdiffusion.fr où vous trouverez aussi l’Algue fatale. Trente exemplaires seulement, dédicacés. Une occasion de découvrir que l’érotisme n’est pas ma seule inspiration, quoique pages 206 et 207…


plongeur.jpg

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 14:04

Je reçois régulièrement des messages me demandant comment se procurer les livres édités par « Autres Mondes ».  

première couv  

 

Pour les fans passés et à venir de ce livre qui veulent le toucher de leurs jolis doigts, la version papier est disponible sur le site, www.autresmondesdiffusion.fr  

Pour les fous du numérique, les fauchés ou ceux qui ne veulent pas encombrer leurs étagères :     version téléchargeable au prix de 8 € TTC (TVA de 19,6% sur les livres numériques !) permettant deux téléchargements.  Si un bug casse le fichier, vous pouvez le retélécharger. Pour commander, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.relay.com/Livre/aimer-plusieurs-hommes-par-simpere-francoise-2417.html?origin=F5B04490D2A84829



Deux modes de paiement :

- chèque à l’ordre de F. Simpère, envoyé à F. Simpère, Autres Mondes, 7 rue de la République, 92190 MEUDON.

- sur le site, via Paypal (paiement en ligne sécurisé)

Enfin, quelques livres sont disponibles à la Librairie Résistances, Villa Compoint à Paris 17è, métro Guy Mocquet ou Brochant, à la librairie A la page, rue Sornin à Vichy et à « La Librairie », rue Blaise Pascal à Clermont-Ferrand. (atavisme auvergnat, mais si je vais à  Marseille ou la Rochelle, autres lieux aimés, tout libraire sympathique est bienvenu) ainsi que la librairie "Quand les livres s'ouvrent" à Lorient pour le CDI de Dieu.

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« Le CDI de Dieu », roman de Jean-Louis Bertoni dont j’ai parlé ici :  LES HISTOIRES D'A... finissent mal, sauf celle-ci  est arrivé. Vous pouvez le commander sur le site et payer par chèque ou Paypal, comme « Aimer plusieurs hommes. » et comme "l'Algue fatale", puis les autres titres qui enrichiront peu à peu le catalogue si les Dieux de l'Ecriture et de la Phynance nous sont favorables.



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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 11:05

 

première couvSans l’amour et la guerre, 90% des œuvres d’art n’existeraient pas, d’où on doit conclure que ces émotions extrêmes plaisent à l’humain. Que les jérémiades « plus jamais ça… » après chaque conflit meurtrier ne sont que billevesées, et promesses d’ivrogne les serments solennels : « je ne souffrirai plus par amour… ».  Car si l’Amour inspire les romansciers, c’est neuf fois sur dix dans le drame ou la tragédie. Passion jalouse,  amour impossible, séparation, déchirure,  crimes passionnels… C’est à ça qu’on est élevé depuis l’enfance ! Même si les contes de fées se terminent, après moult péripéties où l’amour semblait impossible et la Belle et son Prince maudits, par « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », c’est la conclusion, justement, la fin du rêve…  

couv century3 copieVoici pourquoi je ne saurai trop vous conseiller de vous précipiter sur le roman « Le CDI de Dieu »  première production d’Autres Mondes, si l’on considère que « Aimer plusieurs hommes » avait déjà été publié (ce dernier est un livre lui aussi très gai, d’ailleurs, susceptible de contrer la malédiction des amours malheureuses. Qu’on se le dise et qu’on se l’offre entre amis, amoureux, amants, lutins et couples perplexes, ça fait du monde, parlez-en autour de vous, merci J )

Le « CDI de Dieu » est une histoire d’amour entre un aventurier au grand cœur et une jolie marchande de cartes postales frappée par un sortilège ancestral qu’a lancé à sa famille un Druide Breton, dont les descendants- modernité oblige- ont un siège social en Bretagne mais décentralisent au Congo puis en Chine, se font payer par carte bleue et habitent aux Maldives . Maldives où se rendent les deux héros pour délivrer la belle du mal qui la ronge. Durant leur périple, ils font moult rencontres, celle du Roi Georges par exemple, souverain sur lequel tous les chefs d’Etat devraient prendre exemple tant sa façon de gouverner est simple, juste et rigolote.

Pourquoi avoir choisi ce livre parmi d’autres manuscrits ? Par coup de cœur pour son écriture, je l’explique en détail sur le site www.autresmondesdiffusion.fr

france.jpgCela étant, je souriais, narquoise, devant ce héros macho pour lequel l’Amour est Unique ou n’existe pas, sa belle est la plus belle d’entre les plus belles et doit n’aimer que lui. Lui qui, quoi qu’il arrive, résout tous les problèmes avec aisance, élégance, humour et une virilité toujours pimpante… On jurerait Jean Dujardin dans « Le Caire, nid d’espions ». En plus malin, car Harro Baz, le héros du « CDI de Dieu », a une vision percutante et humoristique du monde tel qu’il est. Je m’amusais devant son héroïne mignonne, forte et fragile comme aiment les rêver certains hommes, forcément frivole dans les magasins de fringues, forcément acquise à son héros « au premier regard », sûre avant qu’il ait fait quoi que ce soit qu’il est l’Homme de sa Vie. 

J’ai souri, mais pas rejeté, car cette vision purement romanesque sous-tend un récit plein d’imagination. Or il y en a peu aujourd’hui qui vous transportent ailleurs, alors que ce devrait être leur fonction première. La mode est aux romans « ancrés dans la réalité » comme on dit, c’est-à-dire souvent pas très gais. Celui-ci est ensoleillé et jouissif, compagnon idéal pour les premières siestes printanières en hamac.

Griotte sur le clafoutis, cette histoire d’amour et d’aventure se termine bien... et pas par la phrase « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ».

 

C’est dit sur le site, mais je l’annonce aussi ici : pour fêter ce premier roman chez Autres Mondes,  toutes les commandes enregistrées avant le 21 avril  se verront offrir en cadeau un dessin original de Claudine Bauer, auteur de la couverture du « CDI de Dieu ».

 

hamac.jpg

 

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:04

Pour répondre en une fois aux questions des amateurs de cet excellent ouvrage :) souhaitant se le procurer:

Le livre coûte 14 €

Participation aux frais d’envoi : 2,50€ pour la France

-4 € pour l’UEE. (lettre prioritaire)

International : ajouter au prix du livre le prix d’un envoi en lettre économique ou prioritaire.

Paiement par chèque à mon nom à envoyer : Françoise Simpère, Autres Mondes, 7 rue de la République, 92190 MEUDON

Virements possibles : me contacter via la rubrique contact en bas du blog ou en écrivant à simpere.autresmondes@gmail.com.

-sur le site, d’autres moyens de paiement seront bientôt disponibles.

 

 

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 13:53

première couvJe vous l’avais promis pour fin 2009, c’est ric-rac mais ça y est ! Pour tout dire, j’avais sous-estimé les mille et un tracas du métier d’éditeur : demander et comparer les devis imprimeurs,  choisir le papier, réécriture, mise en page, relecture, corrections, composition de la couverture,   démarches administratives et fiscales, etc.  Mais enfin, nous y voici :

« Aimer plusieurs hommes » épuisé depuis début 2009 reparaît en version revue et augmentée.  Une nouvelle couverture très très belle, une quarantaine de pages de plus… et 3 euros de moins que la version originale parue en 2002, avantage d’avoir travaillé en circuit court.

 

couv'APH

Quarante pages de plus ? Oui, parce que sept ans ont passé et bien des choses évolué depuis la première édition, ne serait-ce que l’âge de mes filles, devenue jeunes adultes, et je sais que la question des enfants compte beaucoup pour les Lutins et Lutines. J'ai développé également les remous et les doutes que peut provoquer le  Lutinage, car la majorité des lettres que j’ai reçues depuis 7 ans, même d’amoureux pluriels convaincus, montrent que « si la montagne est belle, le chemin est parfois rude et escarpé ». Enfin, le temps qui passe et donne du recul permet d'écrire de façon plus complexe et plus nuancée, sans faire l'impasse sur les questions qui se posent inévitablement quand on change de logique de pensée.



Griotte sur le clafoutis, ce livre inaugure une maison d’édition artisanale que nous créons avec mon cher et tendre. Son nom : Autres Mondes. Sa ligne éditoriale : tout texte- fiction, essai, souvenirs- de nature à offrir une autre logique que celle du monde où nous vivons, pour en imaginer d’autres. C’est vaste, et nous avons en projet un roman qui paraîtra au printemps et un autre… quand l’auteur aura fini de le corriger !

Pour les pressés et les fauchés, « Aimer plusieurs hommes » est d’ores et déjà en vente sous forme numérique au prix de 8 € TTC (TVA de 19,6% sur les livres numériques !) permettant deux téléchargements.

http://www.relay.com/Livre/aimer-plusieurs-hommes-par-simpere-francoise-2417.html?origin=F5B04490D2A84829

Pour les fans passés et à venir de ce livre, la version papier sera disponible, avec dédicace personnalisée et frais de port offerts du 7 janvier au 30 janvier. Il vous suffit pour cela de m’envoyer à partir du 4 janvier aux éditions « Autres Mondes »- voir coordonnées ci-dessous- le nom et l’adresse où doit être expédié le livre, la personne à qui le dédicacer,  en joignant un chèque à mon nom de 14 €  par exemplaire souhaité.  

Après le 30 janvier, le livre sera disponible, sans dédicace et avec participation aux frais d’envoi,  sur le site www.autresmondesdiffusion.fr

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       F.Simpère/ Autres Mondes/ 7 rue de la République, 92190 MEUDON
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 11:14

L’écologie amoureuse, Julien Coupat, un monde plus joyeux, libre et gratuit, être anarco-libertaire, Jouer au monde, construire sa vie comme une œuvre artisanale, la juste distance bouddhiste, la faillite économique et écologique, la passion, les injustices, l’Utopie… On a parlé de tout cela avec Laurence Garcia sur France-Inter. C’est diffusé jeudi 7 mai entre 5 et 6h du matin, et pour ceux qui dorment à ces heures, l’émission sera ensuite disponible sur le site de France Inter, émission 5 à 7. http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/cinqsept/

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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:30

« Qu’a donc à nous dire cet homme à qui tant dans sa vie familiale que professionnelle, tout semble avoir réussi ? » Cette question que s’est posé le Pr. Jean-Marie Pelt[1] quand je lui ai demandé s’il accepterait de préfacer le livre de Daniel Jouvance « Le bonheur est un art subtil » (éditions Panama)  je me la suis également posée lorsque ce dernier m’a proposé de participer à cette écriture si personnelle.

De Daniel Jouvance, je connaissais les produits cosmétiques, son centre de recherches installé sur l’île de Houat et son premier ouvrage « Au nom de la mer » (Robert Laffont). En 1998, il m’avait spontanément aidée à informer le public sur l’algue invasive Caulerpa Taxifolia, en finançant l’impression des documents que je rédigeais, et leur diffusion à toutes ses clientes. C’était déjà hors normes, mais je voulais en savoir davantage pour faire mieux qu’une énième biographie de chef d’entreprise. Nous nous sommes donc rencontrés pendant plusieurs mois. Dès le  premier rendez-vous, j’ai découvert un homme aux multiples facettes et aux multiples talents, exprimés avec une totale simplicité, une discrétion qui m’a poussée à le deviner autant par ses silences que par ses mots : « Rien de commun chez cet homme avec les grands capitaines d’industrie devenus au fil du temps de grands patrons spécialistes de la finance, membres de la Jet set et si souvent un tantinet arrogants et dominateurs. » écrit Jean-Marie Pelt dans sa préface. Je souscris pleinement à cette appréciation.

Daniel est un chef d’entreprise atypique, exerçant au sein d’un groupe important- le groupe Yves Rocher- avec des manières de responsable de PME, au four et au moulin, attentif à chacun, parfois épuisant, comme le dit avec humour un de ses collaborateurs : (« J’appelle son intuition un « excès de vitesse de l’intelligence » qui justifierait parfois un retrait provisoire du permis de penser »)  mais la plupart lui sont d’une fidélité rare à l’ère du turn-over frénétique. 
Il « mouille sa chemise » en participant personnellement, dans des conditions parfois précaires, aux expéditions scientifiques qu’il soutient, car rien ne l’enthousiasme davantage que de « frotter des cerveaux entre eux pour qu’en jaillisse des étincelles ».
Fou d’art et lui-même sculpteur, il parsème d’œuvres d’art ses bureaux, centres de thalasso et spas : « L’art, dit-il, est ce qui nous fait humain, une activité en apparence inutile, pas rentable, et pourtant essentielle pour aiguiser la sensibilité, l’analyse et l’esprit critique. »
Enfin, bien avant que ce ne soit la mode, il s’est passionné pour l’énergie solaire et la gestion de l’eau, et a soutenu des actions humanitaires et environnementales, engagements qu’il va perpétuer et approfondir grâce à la Fondation[2] qu’il vient de créer.
« Un homme comme Daniel Jouvance, homme d’affaires mais aussi aventurier, artiste et curieux de tout, est un bon exemple de l’état d’esprit que nous devrions cultiver dans une société plus équilibrée », dit de lui le Professeur Yves le Gal sous-directeur honoraire au Collège de France et correspondant du Muséum National d’histoire naturelle, collaborateur et ami de longue date de Daniel Jouvance.

Mon cher et tendre, en voyant le livre s’est écrié : « Et en plus il est beau ! Intelligent, généreux, sportif, amoureux de sa femme et de sa famille, dynamique… un peu agaçant, non ? » Ma fille aînée ironisait : « Tu vas avoir du mal à écrire sur un type aussi gentil, ça va ressembler à « Heidi au chalet » ». Le fait est que j’ai constaté qu’il est plus difficile d’écrire sur un homme sain que sur un serial killer ! Cependant, ce travail intense m’a aussi dynamisée, redonné espoir dans l'humanité, qui si souvent m'effraie. En lui rendant le manuscrit, je lui ai dit : « Je trouve que vous gagnez à être connu et je vous dis cela sans être amoureuse de vous, ce qui de ma part est une performance J. » Ce n’est pas si souvent qu’on rencontre, comme chantait Enzo enzo : « Juste quelqu’un de bien… » qui croit à la gentillesse plus qu'à l'agressivité comme moteur de progrès.

 

 

 


[1] Professeur de botanique, fondateur de l’Institut Européen d’Ecologie

[2] Fondation Daniel Jouvance, sous l’égide de l’Institut de France.

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8 février 2008 5 08 /02 /février /2008 22:04

Une fois n’est pas coutume, voici quasi in extenso le texte d’une chronique que j’ai écrite dans le dernier numéro du Nouveau Consommateur actuellement en kiosque. Il comporte aussi des interviews de Benoîte Groult, Jeanne Cherhal, Alain Passard… et bien d’autres qui montrent que 2008 et 68 ont bien plus qu’un anniversaire en commun.    

 

En 68, j’étais lycéenne. Je garde de ce mois de mai le souvenir ébloui d’une effervescence créative et joyeuse où tout semblait possible pour inventer un monde plus juste et plus gai. Avant 68, c’était la société gaullienne : lycéennes en jupe sous le genou, interdiction du pantalon « en dehors de la période d’hiver » qui variait suivant les établissements, classes de filles et de garçons séparées. Se balader avec un garçon dans la rue, même très platoniquement, valait un passage en conseil de discipline pour « atteinte à la réputation du lycée. » Interdiction de lire des journaux, même en Terminale, toute opinion politique était bannie alors que des cours d’instruction religieuse avaient lieu dans des lycées publics laïques, interdiction du travail en groupe, et même, parfois, interdiction du stylo à bille ! La télé (ORTF) dépendait du Ministère de l’information, les chansonniers l'appelaient "la Voix de son maître".

En 68, j’étais lycéenne. Je garde de ce mois de mai le souvenir ébloui d’une effervescence créative et joyeuse où tout semblait possible pour inventer un monde plus juste et plus gai. Avant 68, c’était la société gaullienne : lycéennes en jupe sous le genou, interdiction du pantalon « en dehors de la période d’hiver » qui variait suivant les établissements, classes de filles et de garçons séparées. Se balader avec un garçon dans la rue, même très platoniquement, valait un passage en conseil de discipline pour « atteinte à la réputation du lycée. » Interdiction de lire des journaux, même en Terminale, toute opinion politique était bannie alors que des cours d’instruction religieuse avaient lieu dans des lycées publics laïques, interdiction du travail en groupe, et même, parfois, interdiction du stylo à bille ! La télé (ORTF) dépendait du Ministère de l’information, les chansonniers l'appelaient "la Voix de son maître".

 

Mai 68 a débridé ce carcan. « Du bonheur à l’état pur, de la joie à revendre, une fête de l’intelligence et de l’émotion, un régal permanent, une euphorie et une volupté inconnues jusque là, écrivait le dessinateur Siné en 1998 (pour les 30 ans !).» La légende veut que la fête se soit arrêtée le 30 juin, après le discours de reprise en mains du général de Gaulle, la manif’ UDR aux Champs Elysées et surtout la réouverture des pompes à essence : le pétrole est décidément réactionnaire. En réalité, mai 68 a duré bien plus longtemps : « Quelque chose a bougé dans les têtes, une sorte de déclic. Nous avons compris confusément que notre bonheur dépendait plus de notre sagesse que de celle des dirigeants et qu’il ne fallait pas avoir peur d’être lucide. » (Wolinski). Ce déclic a profondément modifié les relations hommes /femmes, les rapports hiérarchiques au travail, la façon de s’habiller, la création artistique avec le statut des intermittents du spectacle voté en 68, la démocratie (l’autogestion que prônait le PSU allait bien au-delà de la démocratie participative) et l’ouverture au monde : le fondateur de Nouvelles frontières, Jacques Maillot, était un fieffé soixante-huitard, tout comme Philippe Gloagen, inventeur des guides  du routard. Sans oublier les accords de Grenelle qui ont accordé entre autres le SMIC à 1000 francs et la 4è semaine de congés payés. 

Le mouvement écologiste est aussi né de mai 68 : La Gueule Ouverte et le Sauvage, journaux écolos sont nés au début des années 70 : on y parlait de pollution, de préservation des ressources naturelles, panneaux solaires, énergies nouvelles, sobriété heureuse, solidarité Nord/Sud … Puis est venu le choc pétrolier de 1973 (le pétrole est décidément réactionnaire !) et le revirement de certains. « Nous avons fait mai 68 pour ne surtout pas devenir ce que nous sommes devenus . » a dit Wolinski. Un dessin de Reiser de 1973 montre un type bedonnant, costume cravate, tenant par la main un gamin rigolard : « Il y a cinq ans, papa occupait la Sorbonne ». « Petit con » soupire le père.  Le petit garçon du dessin a 40 ans aujourd’hui, il s’est pris de plein fouet la mondialisation, le chômage et le SIDA des années 80. Aujourd’hui il rêve de 4x4 et de stock-options. Alors, fini le rêve, écrabouillé par le rouleau  compresseur de l’argent roi ?

NON. Car sur le Net[1], dans des colloques et des journaux comme celui-ci et quelques autres[2] se fait jour une aspiration à un autre idéal. Quand les gens veulent «  changer de vie » aucun ne rêve de quitter son métier de prof, comédien ou ostréiculteur pour devenir analyste financier, mais beaucoup rêvent d’abandonner l’analyse financière pour un métier souvent moins lucratif, mais qui donne sens à leur vie.  Des jeunes veulent un monde  où on ne gaspillera plus, où on réduira les inégalités, où on inventera une vie en société plus respectueuse des autres. L’ère industrielle ? Ringarde. En juillet 2007, le monde a atteint le point où la consommation de pétrole dépasse les possibilités d’extraction. La planète vit à crédit… Lu sur un tract: « Trop tard, Sarko, ton monde est « has been », la modernité industrielle est un rêve dépassé. »  

Revenir à l’âge de la bougie ? Pourquoi pas si c’est pour souffler les 40 bougies d’un rêve qui, loin de devoir être liquidé, apparaît d’une étonnante modernité. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[2] la Décroissance, Changer tout, et bien d’autres.

 

 

 

 

 

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21 novembre 2007 3 21 /11 /novembre /2007 12:47

Le numéro novembre/décembre du Nouveau Consommateur est paru. Avec toujours une foule d’infos sur comment acheter mieux, moins et meilleur. (ouaip, je viens de trouver ce slogan, je vais le vendre à mon vénéré rédac chef !) et comme c'estun numéro pré-Noël, on y parle même de chocolat super bon. Plus des interviews sympas de gens chaleureux. Plus des articles pour comprendre comment on en est arrivé à cette société à la fois si riche de biens et si pauvre en bien-être, pour ne pas dire bonheur. Quelques extraits : 

Page 20 : « Le mal-être au travail comme les catastrophes climatiques relèvent de la même logique : on sait que ce mode de vie est destructeur et pourtant on le poursuit. Car changer suppose de s’affranchir du conditionnement idéologique, psychologique et social. La seule question valable : « Dans quelle société avons-nous envie de vivre ? »  

Page 31 : IS GREEN SO BEAUTIFUL ? (est-ce que l’écologie est si belle ?) 

Green is beautiful… c’est le slogan qui déchire aux Etats-Unis, dans la Silicon Valley où de nombreuses sociétés bossent à présent sur le « développement durable ». L’écologie prend la délicieuse couleur du dollar…

On roulera vert, on se chauffera vert, on mangera vert, on s’habillera vert, mais toujours autant. Green ne sera réellement beautiful que si que l’écologie instaure plus d’équilibre et d’harmonie. Pas une mode ou une nouvelle addiction, un autre mode de vie. Je laisserai le mot de la fin à un vieil oncle, découvrant Internet : « C’est extraordinaire tout ce qu’on y trouve ! Mais tant d’infos qu’on n’aura pas le temps de lire… tu ne crois pas que c’est trop, est-ce qu’on a besoin de tout ça ? » 

ET POUR FINIR SUR DU GROS : 

Page 10 : COMMENT LA BANQUE DE L’UNION EUROPEENNE FINANCE LE PILLAGE DE L’AFRIQUE 

La BEI est l’institution financière de l’Union Européenne. … En Afrique la BEI est censée intervenir en faveur du développement mais semble l’oublier : ces six dernières années elle a accordé plus de 600 millions d’euros à de grands projets miniers en Afrique, et pas un centime pour l’éducation ou la santé. 

Son unique critère : la rentabilité, sans prise en compte des impacts sociaux ou environnementaux du projet. L’économie africaine ne profite pas du développement de ce secteur, tandis que les populations en subissent les conséquences très lourdes.   

Ce dernier papier est signé Anne-Sophie Simpère. L'aînée des deux filles.

J’aurais bien mis sa photo pour vous donner encore plus de raisons de l a lire , mais je pense qu’elle n’aimerait pas J Son papier vaut la peine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 11:29

Coucou, me revoilou! Vu la montagne de courrier et le boulot qui m'attendent, j'écrirai ici plus tard, mais voici cependant quelques infos reçues d'honorables correspondants qui valent le détour.

LE TROU DE LA SECU, QUEL TROU?

- Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 7,8 milliards
- Une partie des taxes sur l’alcool, destinée à la Sécurité Sociale,
n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 3,5 milliards
- La partie des primes d’assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 1,6 milliards
- La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la
Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 1,2 milliards
- La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n’est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu : 2 milliards
- Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés : 2,1 milliards
 Retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards
En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d’Euro.
Donc, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains
hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout
honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd’hui 9 milliards d’excédent.
Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu pour 2003. Il y a fort à parier qu’ils sont à peu près similaires pour les années qui suivent, puisque le précédent quinquennat, c’était 2002/2007, avec les mêmes politiciens et administrateurs qu’aujourd’hui.

A rajouter au texte reçu : chaque fois que l’Etat exonère de charges sociales les entreprises dans l’espoir de les inciter à embaucher ( J ), il est censé verser l’équivalent desdites charges à la Sécurité sociale. Mais, vu la dette publique, il ne le fait pas : et encore quelques milliards soustraits au budget de la malheureuse Assurance maladie.  

 

 

 

 

 

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  • : "Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
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AUTRES MONDES

Depuis le 31/12/2013, le site Autres Mondes n'est plus actif, mais vous pouvez toujours aller y voir   la superbe vidéo d'Himlico

et la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes",  toutes deux réalisées par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr) 

Pour être informé de la disponibilité de "Aimer plusieurs hommes"et de "Himlico et autres contes", contacter: simpere.autresmondes@gmail.com 

  "Autres désirs, autres hommes" étant épuisé en version papier, il a été réédité en ebooks regroupant les nouvelles par thèmes: Que vous aimiez le sexe entre amis (sex-potes), les aventures insolites (Belles rencontres) la transgression (Jeux et fantasmes) vous y trouverez votre compte.  En vente chez IS éditions   et sur la plupart des plate-formes de livres numériques, plus FNAC, Amazon, etc. Sexe-potes.jpg

 
 

 

 


 

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Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture