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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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IL EST BLANC OU NOIR, TON COPAIN? J'SAIS PAS, J'AI PAS REGARDE


Bien sûr, je ne bouderai pas mon  plaisir. Il y avait un côté Coupe du Monde de foot dans l’euphorie qui a suivi l’élection de Barak Obama. La joie des Antillais, Haïtiens, Kenyans… qui se sentent enfin reconnus m’a rappelé l’éphémère illusion des « Black, Blancs Beurs » tous unis et joyeux en 1998.

J’étais surtout heureuse que l’ère cata Bushiste s’achève enfin. Face à lui, soyons honnêtes, tout candidat ne pouvait qu’être meilleur ! Or, il se trouve que Barak Obama est un homme intelligent, cultivé, fin stratège, jeune, dynamique,  charismatique… donc plus qu’adéquat pour remplir la fonction.

Alors, franchement… faut-il qu’elle soit profondément ancrée dans l’inconscient collectif occidental, la certitude de la supériorité de l’homme blanc, pour qu’au XXIème siècle, il apparaisse miraculeux, qu’un homme de cette qualité soit élu, miraculeux parce qu’il est noir. Pas noir, d’ailleurs : métis. Comme disait Françoise Giroud à propos du sexisme : « le sexisme sera réellement vaincu lorsqu’à des postes importants on nommera des femmes aussi stupides que les hommes qui occupent parfois ces postes. » 
             très bon livre, très fort...

Le racisme sera vaincu lorsque les religieux du monde entier pourront envisager que, peut-être, Dieu est une femme noire.
L’intolérance sera vaincue lorsque le sexe, la couleur de peau et les préférences sexuelles ne joueront plus aucun rôle dans l’obtention d’un emploi ou d’un logement.

Du coup, je rends grâce a posteriori à notre merveilleux grand-père maternel, pur Bourbonnais du centre de la France, blanc de chez blanc donc, qui a accueilli chez lui un métèque mi-indien, mi-viet dont la solitude l’avait ému, puis a accepté que cet homme courtise sa fille de 16 ans et demi, et l’emmène à 19 ans en Afrique pour quinze ans de vie d’aventures, loin de ses parents… Avec un tel grand-père, plus mon quart de sang viet, quart indien, moitié européen, une naissance au Gabon et une enfance dans divers pays africains, j’avoue que je suis sidérée que l’élection de Barak Obama, comme la nomination en France de Harry Rozelmack comme présentateur noir sur TF1 apparaisse comme des événements majeurs. Faut-il que l’homme blanc soit infatué de lui-même ! Et pourtant, il n’a pas tellement de quoi…
A présent, Barak, montre nous ce que tu vas faire pour la morale économique, contre la misère et pour l’environnement, les trois sujets étant d’ailleurs intimement liés. Good luck and enjoy our lives !

 

 

 

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S
<br /> Je crois hélas, que le racisme finira quand on sera tous mélangés<br />
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S
Tout à fait, étant donné la situation catastrophique et les espoirs qu'il génère, il y a un grand risque d'attentes démesurées qui cèdent à la démesure de l'impatience. Enfin, il a d'emblée dit qu'un mandat ne serait probablement pas suffisant et qu'il s'attendait à décevoir des personnes, à devoir faire face à des désaccords avec d'autres personnes, mais que le dialogue était là ce genre de situation. Visiblement, faire l'autruche ou se mettre des oeillères ne semble pas être sa politique puisqu'il semble d'emblée conscient des difficultés et paré à ce qu'elles se présentent.Le plus difficile risque de faire admettre qu'un homme, un seul homme même politique n'est pas un sésame qui ouvre toutes les portes. Et là, dans l'opinion citoyenne une bonne part de la critique du monde politique repose implicitement sur l'espoir démesuré d'un tel sésame.Espoir louable, mais s'il cède à ce rôle de sésame ou que pour ne pas céder à ce rôle, il adopte l'attitude exactement opposée, d'un côté il tombera de haut et de l'autre, il ne risque jamais de tomber de haut, mais de tomber bien bas. Puis au final, ce n'est pas tant l'homme qui a été choisi que ceux, beaucoup plus nombreux qui l'ont choisi et la volonté de changement que traduit ce choix.
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F
à Sam: effectivement, Condolezza Rice est peut-être l'exception qui confirme la règle... Quat à Obama, wait and see, laissons lui le temps, qu'il a d'ailleurs décidé de prendre semble-t-il, pour ne pas faire de choix hâtifs.
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S
Heu, concernant la citation de Françoise Giroud, le haut poste acquis par Gondoleeza Rice n'est-il finalement pas une bonne nouvelle ?!? Mis à part être handicapée, elle a tous les "défauts" !FemmeNoireHomosexuelleEt au final, aussi c... que le président de l'administration dont elle fait partie, bien que sa nomination dans cette administration m'avait laissé espérer ce qu'Obama laisse espérer aujourd'hui. Sinon, la principale qualité d'Obama me semble être de reconnaître d'emblée qu'il y aura des imprévus, qu'il ne saura satisfaire tout le monde ainsi que toutes ses promesses et que, finalement, ce n'est pas un homme seul qui va faire toute la différence. Cela lui donne un petit côté Brian, Brian de "The life of Brian" qui me plaît, mais il s'agit peut-être déjà d'excuses toutes faites avant même de faire face aux défis qui l'attendent ou la conscience de ces défis ?!? Je pencherais pour la conscience étant donné que face à l'impatience qui semble caractériser l'enthousiasme qui l'entoure, il invite à la patience !Sinon, pour ce qui est d'une part - une part seulement - de l'enthousiasme qui l'entoure, pour paraphraser Tant-Bourrin, j'ai plus l'impression que cela tend vers la fin d'une mauvaise blague faites de mauvaises surprises. Le genre de mauvaise blagues qui confine à l'horreur, un peu comme des blagues racistes qui derrière l'apparence du second degré - "Je dis le contraire de ce que je pense !" - sont en fait au premier/troisième degré "Je dis ce que je pense comme si je ne le pensait pas !"
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F
à SF: on peut rêver, d'ailleurs rien ne se fait si on ne rêve pas:)à Caroline: bonne remarque. Le pouvoir corrompt, pourvu qu'Obama soit imputrescible... Le livre, c'est la férocité blanche, écrit par une avocate mi-indienne (d'amérique) mi africaine.à Andiamo: effectivement, l'amour du pays compte davantage chez les américains que chez nous. Cependant, en Australie, les américains que nous avons rencontrés , lorsque je leur demandais "Are you australian" répondaient "No, american. Sorry". Ils s'excusaient tous, coscients que les USA, à cause de Bush, suscitaient beaucoup de rejet. Ils en ont peut-être eu marre de se sentir mal aimés du monde. Et doivent être heureux de l'enthousiasme suscité par Obama.à TB: comme tu dis...à la Poule: je l'ai prise dans un village du Bénin il y a deux ans.à Vallisneria: mon GP était étonnant, je lui dois beaucoup, notamment le gène de la joie de vivre.à Lung Ta: et que la sagesse soit avec lui. Il semble ni belliqueux, ni hyperactif surescité, ça va nous changer. Et il parait que NS a dit de lui "il a un corps de rêve" :)
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