"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Plusieurs billets sans que je parle d’amours plurielles ou de sexualité, j’en connais qui languissaient. Navrée, ce n’est pas que je pratique frénétiquement, c’est que j’écris six heures par jour sur ces sujets, et en fin de journée je sature un peu…
Mais voici que je découvre sur le Net un article expliquant que les courtiers en bourse (s) calment leur stress en baisant beaucoup. Selon le psychothérapeute Jonathan Adler « Les banquiers ont un penchant pour les méthodes malsaines pour oublier leur pression, et parmi ces méthodes, les drogues et le sexe."
Sursaut ! Quoi ? Un psy-cho-thé-ra-peute considère le sexe comme une méthode malsaine, au même titre qu’une drogue ? Pas étonnant que tant de gens souffrent de misère sexuelle si des professionnels censés les aider diffusent ce genre d’idées culpabilisantes. 
J’en entends déjà bougonner qu’avec la crise, le pouvoir d’achat, le chômage… le sexe va passer au second, voire au dernier plan. Ce qui serait une erreur. Qu’arrive-t-il en effet quand l’activité économique baisse, avec deux s ? On a du temps, chômage technique ou total oblige- et moins d’argent. Or le sexe, ou plutôt les relations amoureuses (incluant rencontre, sourires, jeux, caresses, sexe et tendresse) demandent du temps mais pas ou peu d’argent. C’est donc le moment d’en profiter, sans stress, sans planning surchargé, d’autant plus que les relations amoureuses stimulent les endorphines, hormones du bien-être, boostent le système immunitaire (important à l’entrée de l’hiver) et ne font de mal à personne, je dirais même qu’elles font plutôt du bien.
Rien à redire à cela, et pourtant qui le fera ? Pas grand monde, ou plutôt toujours les mêmes. Crise ou pas crise, on remarquera que les directeurs de FMI et de banque Mondiale, maîtres du monde sur occupés, trouvent toujours une minute ou deux pour jouir, et c’est peut-être justement cela le problème : le plaisir sans entraves- comme le remarquait récemment un commentaire de Lung Ta- reste un privilège de nantis. La vie amoureuse pléthorique des hommes politiques, décideurs et autres « people » ne choque personne, au contraire : elle fait rêver. La vie amoureuse pléthorique de madame Michu ou monsieur Dubois leur vaut des noms d’oiseaux que je ne transcrirai pas ici. Pourtant Madame Michu et monsieur Dubois ont autant besoin de bonheur que les puissants suscités. Davantage même, car tous deux n’ont pas les compensations masturbatoires que sont le pouvoir, la célébrité et l’argent.

Prolétaires de tous les pays, caressez-vous, ça ne consomme pas d’énergie non renouvelable, c’est donc écologique en plus d’économique. Et ça insupportera les nantis de voir que vous faites la nique à la crise.
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