"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Quelle est la différence entre un Homme désirable et un « Lourd » ? Aucune. Le premier nous regarde avec des yeux qui pétillent, on trouve comme par hasard ses doigts sur la salière qu’on s’apprête à saisir et la table du restaurant est si petite que ses genoux touchent les nôtres. Tout ceci fait battre le cœur et envisager comme une chose très plausible d’ouvrir le bouton de sa chemise pour vérifier la douceur de sa peau dans l’échancrure.
Le second nous regarde avec des yeux qui pétillent, on trouve comme par hasard ses doigts sur la salière qu’on s’apprête à saisir et la table du restaurant est si petite que ses genoux touchent les nôtres. Et ça énerve prodigieusement! « Putain, ce mec, qu’il est lourd, comment vais-je m’en dépêtrer à la fin du repas ? » Conclusion : il n’existe pas des êtres par essence désirables et d’autres qui ne le sont pas. Il n’y a aucune rationalité dans le désir.
Pas si facile de se dépêtrer d’un lourd pour certaines filles qui se sentent coupables de dire « non » à des hommes qui insistent, tant elles ont intégré le fait que dire « oui », c’est être gentille (« Si vous êtes gentille, mademoiselle, vous aurez vite de la promotion) et qu’un homme qui vous désire vous fait bien de l’honneur, tant elles se sentent moches, pas terribles, bref manquent de confiance en elles.… Mais quel désagrément de dire « oui » sans désir et de se demander le lendemain pourquoi on a fait ça, beurk. Voici donc quelques façons de couper court, au sens évidemment figuré :
Directe : « Merci pour le dîner, c’était délicieux, je rentre en taxi. » Simple, mais difficile hors des grandes villes, quand il passe moins d’un taxi en maraude par heure.
Si l’homme vous raccompagne et propose de monter prendre un dernier verre.
Juriste : « Il vaut mieux pas, vous avez déjà dépassé la dose légale »
Mystique: "Un café? Passé minuit, je ne bois que de la tisane d’encens du Népal »
Si, goujat, il marmonne qu’on ne se fait pas inviter à dîner si c’est pour rien et que ras-le-bol de banquer sans résultat :
Mondaine : « Un dîner ? Mais je vaux beaucoup plus cher, mon cher. A la rigueur, si vous aviez acheté le restaurant… »
Pratique, en lui jetant 20 euros sur les genoux : « Tenez, vous n’aurez pas tout perdu »
Taquine : « C’est comme au Loto, on mise mais on ne gagne pas à tous les coups. »
S’il demande: « Pourquoi tu ne veux pas? »
Sincère : « Parce que je n’ai pas envie »
Diplomate : « Mon absence de désir n’est pas un jugement de valeur : il m’est arrivé de désirer de parfaits crétins alors que je te trouve plutôt beau, intelligent et sympathique.».
S’il insiste : « essaie, au moins, avant de dire non » :
« Tu veux dire que l’appétit vient en mangeant ? Moi, plus je mange, moins j’ai d’appétit. »
S’il vous pose d'office la main sur le volume de son désir :
Naïve: "C'est quoi cette enflure, une allergie?"
Curieuse : « C’est l'originale ou tu t’es fait greffer ? »
Exclusive : « Trop envahissante, ça fait ménage à trois »
S’il gémit : « Tu ne peux pas me laisser comme ça ! »
Joueuse : « Chiche que je peux ? »
Scientifique : « Rassure-toi, on n'a jamais recensé de cas de décès par explosion de pénis ».
Poète : « Tu n’as qu’à te la rouler, tu la fumeras dans les bois en pensant à moi. »
Voilà, Christiane, de quoi répondre aux importuns. Avec une réplique de plus lorsqu’il dira « Qu’est-ce qui te fait rire, tu te fous de moi ? » « Non, je pense à une copine ». Ca lui laissera un doute affreux sur l’orthodoxie de tes mœurs, et assurera ta tranquillité... en attendant ton prochain vrai désir.