"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Ces jours ci j’avais le blues, alors que ma vie va plutôt bien. C’est alors qu’une copine m’a fait remarquer : « Le pire avec Sarkozy, c’est qu’il s’est tellement « pipolisé » qu’il ne se passe pas un dîner sans qu’on parle de lui. On n’a jamais fait cela avec Chirac ou Mitterrand… » Il était là, mon blues, dans cette colonisation de mon esprit par un système que je n’aime pas, dont NS est le serviteur. Chaque jour je reçois par mail des vidéos ou des articles critiques, parfois très rigolos sur lui, la TV dispense la Voix de son maître à toute heure, on nous fait bouffer de la crise économique et de l’angoisse à chaque flash info, mais personne ou presque pour dire que la crise est d’abord financière et tant que banques et bourse continuent à jouer aux cons malhonnêtes, on n’en sortira pas. Or, que proposent les entreprises : licencier, alors que les salaires et les charges représentent à présent peanuts dans le bilan global d’une multinationale. Par parenthèse, les chômeurs ainsi créés seront indemnisés par l’Etat… sous réserves qu’il y ait des charges sociales versées pour alimenter les caisses d’assurance chômage. Mais à force de licencier et/ou d’être exonérées de charges, le trou de trésorerie va être un gouffre… et on reprochera à l’Etat ses dépenses alors qu’en l’occurrence il se substitue au devoir social des entreprises qui ont oublié qu’elles n’existent que par le travail de leurs salariés.
Voyez, il suffit que je pense à ce genre de choses pour m’énerver ou me déprimer. Pourtant, dans la rue, les gens continuent à marcher, ma boulangère fait du pain, les profs enseignent, les médecins soignent, les boutiques proposent des tonnes de marchandises (trop), le SDF de mon quartier a lié connaissance avec des employés d’une grande surface qui lui permettent de rester au chaud dans le magasin, les brasseries débitent leur choucroute et plat du jour, les mamans accouchent, les retraités font du bénévolat, les postiers apportent le courrier, les péniches sur la Seine me font rêver d’évasion, la place Vendôme reste d’un luxe inouï, il fait assez froid mais sec… Bref, la vie continue pour les vrais gens comme disent les faux, les journaleux payés pour faire monter la pression, l’angoisse et la résignation.
Alors je me suis dit que pour éviter le blues, il fallait me concentrer sur la vraie vie : reprendre un roman- j’ai commencé- voir mes amis, parler de tout sauf de ce qu’on entend dans les medias qui est de toute façon démoralisant et/ou manipulateur, et surtout ignorer superbement le président qui aime tant qu’on parle de lui. Comme disent les spécialistes du marketing : « En bien ou en mal, peu importe, mieux vaut qu’on parle d’un produit plutôt qu’on le passe sous silence. » Ne lui donnons pas ce plaisir, même en le critiquant. Ignorons le. Eteignons la TV lors de chacune de ses apparitions télévisées et n’achetons aucun magazine qui parle de lui ou de Carla (ça va être difficile à trouver, mais justement c’est le jeu). Jouons de la musique, chantons, faisons l’amour : tout ceci est gratuit et fait du bien à l’âme. Echangeons des livres entre amis, des dîners à la maison bons et pas chers. Aidons les gens en difficulté, la solidarité fait du bien qu’on donne ou qu’on reçoive. Découvrons qu’on n’a pas besoin de lui ni de ses amis.

| Comme disait un accusé soupçonné d’avoir prémédité un braquage parce qu’il avait une arme sur lui : « Monsieur le président, j’ai en ce moment sur moi tout ce qu’il faut pour commettre un attentat à la pudeur et je vous jure que l’idée ne m’en vient pas à l’esprit. » Lui n’avait pas même une arme sur lui. Pourtant AUJOURD’HUI 4 FEVRIER, JULIEN COUPAT EN EST A SON 81è JOUR DE DETENTION SANS PREUVE. Rappelez inlassablement sur vos blogs, on l’a bien fait pour d’autres otages…
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Photo AFP, Légende du Figaro : Si la surveillance policière mise en place dès mars 2008 autour du groupe de Tarnac atteste de son inspiration contestataire voire violente, les indices matériels réunis contre les neuf mis en examen paraissent, à ce stade, peu nombreux.
Etonnant, n’est-ce pas ? Si vous avez pleins de flics en cagoule autour de votre maison, ce n’est pas l’Etat qui devient violent, c’est l’occupant de la maison !