"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Par Françoise Simpère
Bruno Van Peteghem est un navigant aérien qui pourrait se contenter de vivre sa vie d'aventure et d'amour avec sa femme- également navigante-et leur fils. Au lieu de quoi, depuis des années, il se démène pour préserver l'environnement de la Nouvelle Calédonie où il a longtemps habité. Le problème est simple: sur cette île de 235 000 habitants se trouvent des gisements miniers énormes, dont le plus gros gisement de nickel du monde. La société Canadienne INCO vient de fusionner avec une société américaine pour réaliser une usine gigantesque: remblais, travaux, exploitations, circulation de camions, rejets toxiques dans le lagon... autant dire que l'environnement risque de ne pas s'en relever. Bruno a donc créé l'association Corail vivant (www.corailvivant.org) et travaille avec les canaques de l'association Gondwana NC. Ils ont proposé une Charte de Ethique Industrielle et Commerciale et un Bureau du même nom (BEIC) qui pourraient définir l'impact environnemental des projets industriels et étudier et critiquer les études fournies par les sociétés concernées. L'avis du BEIC serait fourni aux investisseurs publics et privés, et les conclusions des rapports mises à la dispositions des populations. Ca semble tellement évident qu'on se demande pourquoi une telle institution- qui pourrait travailler aussi sur les OGM, la téléphonie mobile, les polluants chimiques- n'est pas mise en place depuis longtemps.
Pour son action en faveur du corail néocalédonien, Bruno Van Peteghem a reçu en 2001 le prestigieux Goldman Environmental Price qui récompense des personnes particulièrement actives et compétentes dans le domaine de l'environnement. En Nouvelle Calédonie, il a été déclaré persona non grata, et sa maison a été incendiée.
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