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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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2007, ECOLOGIQUE ET SENSUELLE?

« Pour une société écologique et sensuelle » (en opposition à la société « guerrière et puritaine » induite par le néolibéralisme) c’était le titre d’une interview que m’avait donné Patrick Viveret [1] dans le Nouveau consommateur. Cette formule m’amusait d’autant plus que j’ai lancé le concept de « biodiversité amoureuse » pour couper court au sempiternel débat « Fidèle/ Infidèle » qui se cristallise autour de l’exclusivité sexuelle sans s’interroger sur sa signification.  Je m’explique : 

 

On sait qu’il est urgent, pour sauver l’ humanité, de diversifier les énergies, préserver la variété des plantes et des espèces, s’enrichir de toutes les cultures et se garder de la pensée unique : tout nucléaire, tout génétique, tout économique. Pourquoi veut-on imposer à tous la monogamie, sorte de monoculture amoureuse, alors qu’on sait que la monoculture appauvrit et dessèche  le milieu où elle sévit? 

L’idée que la biodiversité amoureuse est écologique m’a été confirmée par nombre de correspondant(e)s séduit(e)s par mon livre « Aimer plusieurs hommes  »: « Aimer au pluriel, m’a écrit l’un d’eux, remet en cause l’appropriation du vivant par un individu : de l’épouse par l’époux et de l’époux par l’épouse. Comme on s’élève contre l’appropriation du vivant lorsqu’une firme veut breveter le génome d’une plante ou un gène humain. »  

 

Au-delà de la sphère privée, choisir d’aimer au pluriel aurait donc un effet plus global ? Sans doute, car l’organisation sociale n’est que le reflet d’une somme de comportements individuels qui, ensemble, fondent une conscience collective. Remplacer le goût de la possession par celui du partage, s’intéresser à l’Autre pour ce qu’il ou elle EST et non pour l’AVOIR, cultiver des relations affectives et sensuelles durables, c’est sortir de la société qui s’approprie et qui jette. 

Il ne s’agit pas d’être dogmatique mais d’expérimenter sur le terrain, de progresser pas à pas et de sortir des « petites cases » mentales qui nous conditionnent depuis des décennies. Mais bien sûr, quand on voit comme certains ont du mal à prendre le train plutôt que la voiture et à éteindre leurs appareils en veille (30% d’économie d’électricité quand même !), on conçoit qu’il faut du temps pour modifier ses comportements amoureux.  

 

Bonne année 2007, joyeuse, écologique et sensuelle !

 

 

 

 

 



[1] Auteur de « Pourquoi ça ne va pas plus mal ? » chez Fayard

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