"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Gros chantier sur le périph: un truc énorme, techniquement et physiquement difficile. Bizarre que ceux qui en sont chargés soient si mal payés : maçon, compagnon routier, c’est du 1000/1500 € par mois. Pourtant, être capable de construire le viaduc de Millau ou l’Arche de la Défense, c'est pas rien. On me dira que c’est l’ingénieur qui, l’architecte qui… Yes, sir, mais celui qui fabrique, c’est bien l’empileur de parpaings et s’il se goure dans le mélange de la bétonnière, ça ne tient pas. Et un pont ou un immeuble qui ne tiennent pas peuvent causer des dizaines de morts. Ces ouvriers devraient donc être hyper importants et ils ne le sont pas.
A l’inverse, une fille- que par ailleurs je trouve superbe, sympa, méritante et tout- comme Laure Manaudou se voit proposer des millions d’euros parce qu’elle nage vite. Or, qu’est-ce que ça change à la face du monde qu’une fille soit capable de gagner 3/100è de seconde sur 400m nage libre ? De façon plus générale, qu’est-ce qu’un record sportif change dans la vie des gens ? Rien. Ca n’a aucune importance de mettre un ballon dans un but, ça ne fait progresser ni la santé ni la science, ni la philosophie, ni les rapports humains (et même le contraire, quand on voit le niveau relationnel entre certains hooligans).
Qu’est-ce qui motive quelqu’un à vouloir être le nageur le plus rapide du monde, le chanteur tout en haut de l’affiche, un PDG plus payé que les autres quand par ailleurs tous ces gens ne savent plus comment dépenser leurs sous ? Qu’est-ce qui pousse à se faire applaudir par des groupies en folie ou des militants exaltés ? La gloire serait-elle le bonheur ou n’est-elle que le deuil éclatant du bonheur, un dérivatif destiné à faire oublier qu’au bout du bout, il y a la mort ? Je me le demandais en regardant il y a quelques jours Bernard Giraudeau à la télévision. J’adore cet homme, je lui trouve un charme fou, charnel et cérébral à la fois, et une sensualité androgyne. Je suis sûre qu’il a apprivoisé en lui l’homme et la femme.

J’ai lu
Très souvent des gens saisis par la maladie ou un malheur découvrent que la vraie vie, le vrai bonheur, ne sont ni dans l’argent, ni dans la gloire.
Pourquoi faut-il un tel coup sur la tête pour découvrir ce qui donne un sens à l’existence ? Une amie, avec qui je pars souvent en vacances, a l’habitude de dire « le bonheur est fait de choses simples ». Ca lui arrive généralement quand nous regardons la mer en léchant un cornet de glace qui dégouline au soleil, ou quand nous observons des écureuils jouant dans un arbre. Des choses simples, mais rares, car on prend peu le temps de les vivre.
Un jour, je me suis dit que je ne voulais pas mourir avant d’avoir publié un roman. Depuis que c’est fait, je goûte chaque instant de la vie comme un supplément à ce dont j’avais besoin. Avec l’envie que les suppléments soient aussi nombreux que possible. Ceux qui marquent sont souvent des sensations fugaces : un désir surgi comme une






