"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Coucou me revoilou… sur l’angoissante question : comment financer le budget social de l’Etat, jusqu’ici assis sur les revenus du travail ? Suggestion : l’économie étant de moins en moins basée sur la production et de plus en plus sur la finance, pourquoi ne pas chercher l’argent là où il se trouve en taxant les revenus du capital ?
J’entends déjà hurler à la mort : taxer les profits, les revenus boursiers ? Les entreprises vont délocaliser ! Les capitaux vont fuir à l’étranger !
Ce sera vrai pour quelques unes, mais pas général, car certaines entreprises restent forcément sur le sol national : la grande distribution, dont les super, hypermarchés et grandes enseignes (Darty, FNAC, Printemps…) doivent rester proches du client. L’hôtellerie/restauration, fréquentée à la fois par les habitants et par les touristes qui viennent dans notre beau pays : la France, 1ère destination touristique du monde. Les medias : journaux, TV, audiovisuel qui, même si une part de leur activité peut se faire hors de France, ne peuvent pas tout délocaliser.
Par ailleurs, c’est faire bien peu de cas du civisme d’une entreprise que d’imaginer qu’une taxe, disons de 3%, sur les revenus boursiers la ferait fuir. Quant à la fuite des capitaux, elle existe déjà :
Comme dirait Nicolas Sarkozy à propos de la TVA sociale : « C’est peut-être pas une bonne idée, mais il faut l’expérimenter pour en voir les résultats. » Je lui demanderais volontiers d’appliquer le même souci de l’expérimentation à une taxe sur les revenus financiers, dont l’étude a déjà été largement faite par moult économistes (la fameuse taxe Tobin)
Autre idée : vous avez remarqué le nombre de spots TV en ce moment qui promeuvent la voiture et notamment les 4x4, alors qu’on nous enjoint de réduire la pollution automobile et la consommation de carburant ? Les spots qui vont à l’encontre de la noble réhabilitation du travail comme celui de Canal + le bouquet, avec pour slogan « Tout, tout de suite,
Enfin, je trouve très intéressant que soit qualifiée « d’avancée » la négociation entre les étudiants, les universitaires et les gouvernants, qui a incité ces derniers à revoir leur copie sur la réforme des universités. Intéressant parce qu’on ne parle plus en termes de combat, genre « reculade » ou « victoire », on s’aperçoit tout simplement que faire discuter ensemble des gens pas du même avis peut être fructueux (ce qui, par parenthèse, était le leitmotiv de François Bayrou pendant sa
