"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
« Les intempéries mondiales ont diminué les récoltes de céréales, d’où un renchérissement de celles-ci, qui entraîne une augmentation du prix des pâtes ainsi que de la viande et des produits laitiers, car 70% des céréales cultivées servent à l’alimentation du bétail, lequel revient donc plus cher, le marché étant par ailleurs très tendu du fait de la demande des marchés chinois et indien. En Allemagne, le prix du beurre a déjà augmenté de… 50% »
« Chérie, crie le clampin planté devant la TV, fais des provisions de beurre, on les congèlera et tant que tu y es, achète un stock de steaks.». Belle allitération… L’hebdomadaire « Marianne » dont la fibre écolo tient certes plus du fil synthétique que du chanvre bio, propose même, pour contrer la crise céréalière, de revenir aux farines animales « injustement décriées ». Sans aucunement prouver cette allégation entre guillemets et d’ailleurs peu importe : le problème des farines animales, en dehors de la « maladie de la vache folle » est de doper les vaches laitières pour leur faire produire 60l de lait par jour quand la normale physiologique tourne autour de 35/40l, et de déséquilibrer le métabolisme d’animaux faits pour digérer de l’herbage. Même les céréales, elles supportent mal : le méthane (pets des vaches) responsable d’environ 4% des gaz à effet de serre est produit à 80% par les vaches laitières, celles-là même qu’on gave de céréales et autres aliments indigestes pour elles, alors que les vaches à viande élevées en pâturage en produisent infiniment moins.
Plus vicieux : l’analyse benoîtement répercutée par les medias s’inscrit dans une logique purement économique, voire spéculative,
Santé d’abord, : 50 grammes de viande par jour, soit trois steaks moyens par semaine, couvrent nos besoins en protéines et graisses animales. Pour les anémiés et les femmes porteuses de stérilet, ajoutons une part de boudin par semaine, qui restaurera leur réserve de fer héminique. Au-delà, la viande est un superflu, agréable dans un premier temps, puis, pour ceux qui en mangent tous les jours, source d’obésité, de maladies cardiovasculaires, et
OUPS ! direz-vous, et vous aurez raison. En mangeant de la viande trois fois par semaine, avec pour compléter l’apport protéinique des œufs, du poisson, des lentilles et autres légumineuses, on réduit considérablement son risque de cancer et d’infarctus.
On réduit aussi son « empreinte écologique ». 50% de l’eau consommée en France irrigue les champs de maïs à bétail. Produire 1 kilo de viande de bœuf consomme 1000 litres d’eau ! Pollution : les céréales sont massivement traitées avec des pesticides toxiques cancérigènes pour certains : des études du Circ (Centre d’

Reste le dernier argument de nos vertueux économistes : la Chine et l’Inde sont fortement demandeuses de viande, vous n’allez pas leur demander de s’en priver après vous en être gavés. Elles aussi ont droit au développement ! Certes, mais quel développement ? La cause essentielle de l’impuissance écologique ne serait-elle pas idéologique plutôt qu’une question de moyens ? : tant qu’on continuera à appeler développement et progrès un mode de vie qui saccage la planète et une alimentation à l’origine de tant de maladies « de civilisation » tous les discours sur « les petits gestes pour sauver la planète » ne seront que pipi de chat.
La demande en viande n’aurait