"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Plongée dans des archives familiales, j’ai retrouvé des coupures de presse datant de 1964- il y a 43 ans !- où des députés s’interrogent sur l’utilité de l’aide au Tiers-monde tandis que d’autres estiment que cette aide est indispensable pour empêcher le déferlement dans les pays nantis de deux milliards d’affamés.
D’autres penseurs s’interrogent sur le choc des cultures et l’opportunité d’imposer à tous le modèle occidental de développement.
Les mêmes questions, toujours
Autre archive: 1969, il y a 38 ans, autre écho familier : l’eau est un bien à préserver, les ressources forestières s’épuisent, cette gestion désordonnée nous mènera au désastre. Les mêmes questions, et toujours aucune action vraiment résolue pour limiter ces risques écologiques.
« L’homme n’est pas un animal monogame. Si choquant que cela puisse paraître, je dirai qu’on peut aimer à la fois plusieurs personnes avec une tendresse à peu près égale… la fidélité absolue n’est pas dans la nature humaine. » Georges-Anquetil, 1922, il y a 85 ans, dans un livre intitulé « Essai sur le mariage polygamique de demain, qui a connu 573 éditions !
Les mêmes questions agitent aujourd’hui de multiples sites libertins sur le Net. (avec une nuance essentielle pour les femmes: l’homme a été remplacé par « l’être humain » dans sa revendication d’amours plurielles)
Sommes-nous donc très doués pour poser les bonnes questions mais trop conservateurs pour y apporter des réponses qui risqueraient de modifier le statu quo ? Comme on dit à la
Ou alors pense t-on que la meilleure façon de supprimer un problème est de n’y apporter aucune réponse, ce qui a assez bien réussi jusqu’ici. ?
Mais dans ce cas, jusqu’où ira-t-on ? Quand se passera le Big bang qui imprimera dans le cerveau humain une programmation différente de celle qu’il utilise depuis vingt siècles pour répéter les mêmes erreurs ?
La crise du pétrole n’y suffira pas. L’homme peut se passer de pétrole, il l’a fait pendant 19 siècles. La prochaine crise, celle de l’eau, sera plus cruciale :
Mais peut-on y croire encore alors que tout se passe comme si tout le monde savait que le désastre est inévitable et que personne n’y croyait vraiment?

