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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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LAISSER DU TEMPS AU TEMPS

J’avais lu le livre,  pas un chef d’œuvre  littéraire mais une écriture nerveuse et efficace de pubeux, je suis allée voir le film.  99 francs.  Nerveux et efficace aussi, Yan Kounen le réalisateur s’est éclaté en effets spéciaux.  Jean Dujardin tente d’être aussi laid et odieux que Octave/ Beigbeder, son personnage. Il réussit  pour le côté odieux,  moins pour le côté laid en raison d’un terrible handicap : dès qu’il sourit, on reconnaît le sourire Dujardin,  celui de Brice de Nice, d’OSS et même de Chouchou. Un sourire craquant, c’est sans doute un gros avantage dans la vie, mais pour faire l’acteur, quelle plaie !   

Sur le fond, une phrase résume à merveille le cynisme de la pub : « Vous économiserez des années pour vous offrir la voiture dont je vous aurais donné l’envie, et quand vous pourrez la payer, je l’aurai déjà démodée. »  

Certains trouveront le film caricatural : il l’est dans la mise en scène déjantée, mais le mépris pour les « vrais gens », l’enculage de mouches pour choisir le fond où sera filmé le pot de yaourt, la misogynie, la fausse désinvolture qu’on appelait « dérision » dans les années 80/90, si follement tendance, tout est vrai. Et follement triste. Dujardin/Octave n’en finit pas de saigner du nez et de vomir en sniffant sa  poudre, fébrile et hyperactif comme il sied de l’être pour avoir l’air vivant dans certaines entreprises… ou sphères politiques.  Ce n‘est franchement pas gai, même si je continue à penser que Beigbeder a fait un fonds de commerce bien lucratif de ses états d’âme de pubeux qui voudrait qu’on l’aime et le trouve intelligent… N’a qu’à le faire,  au lieu de se plaindre et d’en toucher des royalties qui financent ses doses.  

Ne plus râler, agir.  Au lieu de gémir contre le manque de temps,  l’utiliser mieux.  Exemple : le blogueur débordé culpabilise parfois : « Trois jours que je n’ai pas mis de posts ? Je vais décevoir mon fidèle lectorat ! »  En réalité, le fidèle lectorat est lui aussi débordé, ne serait-ce que par l’abondance de blogs qu’il n’a pas le temps de lire, sinon il y passerait sa vie (certains y passent leur vie…)  Donc,  laisser  respirer le lecteur en ne lui fournissant qu'un ou deux posts par semaine, pour lui laisser le loisir de picorer à son rythme sans avoir l’impression de manquer quelque chose. Je l’ai compris quand une amie de retour de vacances s’est exclamé : « J’ai pris un de ces retards de lecture  sur ton blog ! » Elle l’a récupéré durant ces dix jours de vacances où je n’ai rien écrit. Pas la seule d’ailleurs. Ce qui me conforte dans l’idée qu’on se contraint parfois à des choses qui nuisent aux deux parties.  Un jour, j’avais dit à ma mère que les réveillons familiaux de Noël n’ennuyaient ; « Toi aussi ? a-t-elle répondu. De ce jour, fini la corvée, nous avions choisi de nous voir quand nous en avions envie et pas forcément aux fêtes carillonnées.  

 

Gagner du temps…Parce que je tiens à entretenir les amitiés, j’appelle régulièrement des amis qui s’exclament : « J’allais juste t’appeler ! » J’ai décidé de les prendre au mot, de les laisser m’appeler.   Selon l’expression d’un copain « de  leur laisser de l’espace pour qu’ils aient envie de le combler » Ou plus poétiquement comme m’a dit un jour Gébé à qui je me plaignais du manque d'attentions des gens en général et des hommes en particulier : « Ils ne pensent pas à t’en donner, parce que tu en débordes. Donne t-on à boire à une source ? » 

Avec tout ce temps gagné, je vais écrire un livre J

 

 

 

 

 

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G
Ce qui est délirant avec ces histoires de blog, c\\\'est la rapidité avec laquelle on incorpore cette espèce de culpabilité (imaginaire) de l\\\'auteur, dont les lecteurs attendraient avec impatience la becquée (alors qu\\\'ils ont de quoi bouffer ailleurs, largement!). Je suis en train de me guérir de cette pathologie, en n\\\'écrivant que des choses que je juge nécessaires, impératives, ou résultant d\\\'un désir vrai, irrépressible.
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F
je crois que pour ceux qui commentent les articles, c'est un peu le même "problème"...l'envie est parfois très présente de réagir à chaud...à d'autre moment... on se laisse le temps de laisser murir la chose<br /> et parfois une succession trop rapide d'articles laisse s'éfilocher la réflexion... tout est question d'équilibre ;-)<br /> "laisser de l'espace" pour que les amis aient envie de le combler... effectivement...mais bon... parfois il est cruel de voir là aussi s'effilocher des relations auxquelles on tientet se rendre compte que cette relation ne "tenait" vraiment que par l'énergie que l'on y met soi!<br /> quand on est source ... on a parfois aussi envie de montrer qu'on peu donner à boire et voir le débit continu partir directement à l'égout... n'est pas nécessairement réjouissant.<br /> Belle journée à Vous!
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V
Aie ! Ouille ! Autre question ?
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C
Vous avez raison tous les deux.  Et pour une nouvelle dans l'univers du blog, qui découvre ce monde fascinant, il y a un réel danger de devenir accroc.  Surtout lorsqu'on travaille avec son pc. Et cette tendance  à tout vouloir rapporter à moi, à trouver des réponses à mes questionnements...  Puis la journée passe et je me rends compte que je n'ai rien  fait de la tonne de travail qui m'attendait.  Moi, ce n'est pas un roman, c'est une thèse.  Si vous trouvez que j'écris trop, je vous en supplie de me rappeler à l'ordre!
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F
Tout à fait d'accord, Vagant, et c'est pourquoi je préfère désormais rencontrer les gens- y compris certains bloggers- en vrai, pour un véritable échange, et écrire des posts uniquement lorsque j'ai une info, un coup de coeur ou une humeur à trasmettre et non pas pour faire mon devoir d'écriture et compter ensuite le nombre de visiteurs. Le temps d'écriture sur blog en fait perdre pour d'autres écritures. Où en est votre projet de roman, à propos?
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