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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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LA LIBERTE DE LA PRESSE NE S'USE QUE SI ON NE S'EN SERT PAS

LCI, TV ô combien révérencieuse deviendrait-elle impertinente ? Vu ce matin un commentateur hilare raconter l’incroyable vente de l’Imprimerie Nationale. En résumé : en 2003- sous le gouvernement Raffarin- l’Etat décide de vendre les immeubles de l’Imprimerie Nationale pour 85 millions HT à Carlyle, fonds d’investissement américain. La promesse de vente ne donne lieu à aucun versement d’acompte par Carlyle alors que tout quidam qui achète un immeuble verse normalement 10% de sa valeur pour bloquer la vente. Carlyle ne signe la vente définitive que début 2006, sans avoir déboursé un centime d’euros d’intérêt ou de pénalité de retard, là encore à l’encontre de ce qui se passe normalement, tandis que dans le même temps, la malheureuse imprimerie Nationale est obligée de prendre un prêt-relais pour assumer ses dépenses, prêt qui lui (qui nous) coûte au final 5,3 millions d’euros. 

Bouquet final : en mai 2007, Carlyle revend les immeubles acquis pour 325 millions d’euros HT (certains articles de presse parlent même de 376,5 millions)… à l’Etat, qui va y installer les nouveaux locaux du Ministère des Affaires Etrangères. Ce qui, même si Carlyle effectue d’importants travaux de rénovation sur les bâtiments, constitue une plus-value d’au moins 200 millions d’euros en 4 ans ! L’Etat a été conseillé par le groupe Auguste Thouard (filiale de BNP- Paribas, ndlr) conseil en immobilier d’entreprise. 

L’affaire a été révélée par un article du Figaro faisant suite à la publication du rapport confidentiel de l’Inspection générale des Finances. En effet, l’Etat s’apprêtant à vendre pour environ 600 millions de biens immobiliers histoire de renflouer ses caisses, certains se sont émus des conditions de ces cessions…  

 

Outre la stupeur qui nous saisit devant ce genre de bévue- s’ils sont incompétents, c’est grave, s’ils sont malhonnêtes ça l’est encore plus- l’article du Figaro- pourtant peu suspect d’être révolutionnaire- et le commentaire ironique de LCI (idem) montrent que la « liberté de la presse » n’est menacée en France que parce que nombre de journalistes s’autocensurent. Nous vivons dans un pays, Dieu merci , où on peut recevoir un avertissement, voire être licencié lorsqu’on n’écrit pas « dans la bonne ligne » (je l’ai vécu plusieurs fois) mais rien de plus, contrairement à des pays où dire la vérité expo se à perdre la liberté ou la vie. Donc la première manifestation pour la liberté de la presse, ce devrait être la décision par chaque journaliste de refuser toute « reprise en mains,  et de faire du journalisme. Pas de la com’, pas de l’émotionnel systématique, pas de la collusion politicofinanciaro médiatique, pas du renvoi d’ascenseur : juste du journalisme.

 

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F
Si Sam, il y a des syndicats de journalistes mais ils défendent surtout les intérêts matériels de leurs adhérents: salaires, stabilité de l'emploi, carte de presse... Et quand ils parlent de liberté de la presse, ils s'intéressent uniquement à des vrais cas de censure, qui restent heureusement rares en France. Par contre, les syndicats parlent peu de cette autocensure des journalistes qui n'osent pas dire de peur de se faire licencier (alors que le risque est limité) et aussi parce qu'ils aiment bien être dans le consensuel "qui fait vendre". Sans oublier les journalistes heureux de faire du people et de cotoyer les grands de ce monde parce qu'une part de leur gloire pourrait rejaillir sur eux: les courtisans, plus présent à la TV que dans la presse papier...<br /> Sur la vie privée de nos dirigeants: tant qu'ils ne s'en servent pas pour se faire élire, qu'ils fassent comme ils veulent, c'est la médiatisation de leur couple ( souvent hypocrite, que ce soit Ségo ou Sarko) qui est critiquable, on leur demande de faire de la politique, pas du people. A priori. Sauf que les journaux people sont très lus. Il y a aussi une responsabilité des lecteurs...
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S
A propos de liberté de la presse, vous qui défendez un autre point de vue sur la conjugalité, les relations homme-femme ou plus généralement sur l'érotisme que le point de vue communément admis, que pensez vous du traitement de la question de la vie privée des deux candidats du second tour.Ségolène étrillée, Nicolas, épargné... et "si c'était sexuel". La nouvelle de la rupture de ce dernier devrait tomber bientôt. L'intéressée aurait dit qu'elle resterait toujours une femme libre. Le fait est que si tel était le cas, ce serait une première rompant avec la tradition des premières dames maintenant l'assise d'une tradition où une femme épouse son mari en même temps que ses choix.En tous cas, à vous en croire le divorce est loin d'être l'affirmation de la liberté, mais plutôt son impossibilité à l'intérieur du couple, ce qui n'en marque pas moins la fin de l'asservissement de la femme à son statut matrimonial. 1) La première question que je pose est donc la suivante, pourquoi les médias sont ils le plus souvent incapables d'outre-passer la mentalité assise, vache à lait de la presse à sensation ?!? Vous devez en avoir une certaine expérience ?2) La seconde est effectivement, oui, la presse occidentale risque beaucoup moins sa vie qu'ailleurs dans le monde et se trouve donc beaucoup plus libre, mais s'est-elle jamais donné les moyens de se défendre davantage en s'unissant sous forme de syndicat ?!? Visiblement d'un point de vue intellectuel, c'est la question de la rémunération de la propriété intellectuelle qui prévaut encore sur la question de l'expression d'une pensée propre ! Je me suis fait la réflexion lorsque j'ai voulu m'inscrire à un syndicat : rien, néant sur la question - les risques des métiers intellectuels semblent inexistant.
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A
Dégoûtée !
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