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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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TF1, C'EST DE LA BOMBE!

Pourquoi cette annonce rapide de la suppression de la pub sur les chaîne s publiques ?  En rapprochant des infos de 2005, 2006 et 2007, plus des sources convergentes que je ne citerai pas ici, un scénario qui n’a rien de culturel apparaît en filigrane.

Depuis 2005, Bouygues, propriétaire de TF1, souhaite revenir à du « lourd » dans l’industrie. Notamment jouer un rôle dans le nucléaire, secteur à la fois lucratif et stratégique, et pas seulement en assurant la partie béton des centrales. Bouygues a donc pris une participation de 32% dans Alstom entreprise du nucléaire en France avec Areva et EDF, Areva restant pour l’instant sous entier contrôle public. Anne Lauvergeon, à la tête d’Areva,  a cependant affirmé qu’elle n’était pas hostile à un rapprochement avec Bouygues. En 2006, Dominique de Villepin s’était opposé à ce que l’Etat cède au privé des parts d’Areva, estimant que le nucléaire, secteur stratégique nécessitait d’être très « balisé » au niveau de la sécurité et des choix (on vend t-y une centrale à l’Iran ? à L’Irak ? à l’Arabie Saoudite, à la Corée du Nord ? etc…) et devait rester sous contrôle de l’Etat.

Par contre Nicolas Sarkozy est un partisan résolu des privatisations et Martin Bouygues, parrain de son fils, est un de ses amis intimes. Par ailleurs, NS a besoin d’argent pour renflouer les caisses de l’Etat.  Ouvrir le capital d’Areva au privé rapporterait gros, sauf que l’acquéreur éventuel devra y mettre le prix. Martin Bouygues, selon les journaux économiques viserait 30% du capital d’Areva. Pour les financer, il avait songé à se défaire de ses activités de téléphonie.

Ou alors de TF1. Sous réserves de vendre cher cette chaîne , convoitée notamment par Vincent Bolloré (autre grand ami de NS) qui possède déjà Direct 8. Mais  l’action de TF1 avait chuté d’environ 30% jusqu’à récemment. Jusqu’à ce que l’annonce par NS de la suppression de la pub sur les chaîne s publiques fasse remonter TF1. Qui grimpera encore quand arrivera la manne financière des annonceurs. Il sera alors temps de vendre TF1 à Bolloré et d’acheter du Areva. Il suffira pour cela que l’Etat (et l’Etat, c’est qui ?) décide d’en ouvrir le capital.

Voilà le scénario qui court dans les milieux bien informés, comme on dit.

 S’il est exact, les antinucléaires et ceux- dont je suis-  qui craignent qu’un industriel privé soit moins rigoureux sur la sécurité et la maintenance des centrales nucléaires, moins regardant aussi sur les richissimes clients qui voudraient lui en acheter, tous ceux là ont intérêt à ne plus regarder TF1, de façon à faire chuter l’action. D’autant plus que le nucléaire financé par nos impôts, comme les autoroutes bradées au privé il y a peu, nous appartient.

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L
Démonstration claire et inquiétante. Pour faire baisser leur audience, y a déjà longtemps que j'ai commencé la lutte :))
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P
Pour en revenir enfin à la notion de service public en tant que tel, force est de constater qu'il n'existe pas de services publics stricto sensu en France. Un service public, c'est un service sur lequel on peut indéfectiblement compter 365 jours par an (366 les années bissextiles). Si l'on n'est absolument pas sûr à l'avance que le TGV 8543 circulera le 18 mars, parce que l'on a impérativement besoin de le prendre ce jour là, ou que le courrier important que l'on attend sera distribué le 23 avril ou que tel document administratif essentiel sera bien établi le 28 octobre, parce que l'on n'en aura impérativement besoin ce jour-là, tout cela parce que l'on est toujours à la merci d'une "catégorie de travailleurs" qui aura décidé d'une grève ce jour-là, il ne peut pas être question de service public, mais de caricature de service public. Le service public est totalement incompatible avec l'exercice d'un quelconque droit de grêve. Un service public, cela doit fonctionner impeccablement à tout moment et à toute heure, quels que soient les états d'âme de ceux qui l'assurent. Sinon, les "agents" du service public qui n'ont pas compris cela feraient mieux d'aller vendre des cravates et céder leur place à d'autres plus conscients de leurs responsabilités. Mais c'est un des nombreux sujets toujours tabous en France.
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P
Ce que l'on oublie de dire lorsque l'on évoque l'électricité californienne et les chemins de fer britanniques pour en faire le "mauvais exemple de la privatisation" abandamment monté en épingle en France, c'est que les investisseurs privés qui ont pris ces deux réseaux en charge on en fait "hérité" de deux affaires pourries dans lesquelles rien de sérieux n'avait été fait en matière d'entretien et d'investissement depuis plus de 30 ans (!). Je ne connais pas bien la situation des électriciens californiens, mais en grand ami des chemins de fer, je puis affirmer que les réseaux britanniques étaient déjà laissé à l'abandon depuis longtemps et végétaient dans un état épouvantable, bien avant la décision de Madame Thatcher de les privatiser. Son tort a été de penser que le capital privé pouvait compenser rapidement plusieurs décennies de carences des pouvoirs publics. Présenter les choses comme on le fait habituellement en France, c'est être de la mauvaise foi la plus totale. Pensez-vous que le réseau de la SNCF, pardon de RFF, soit en meilleur état, bien que du domaine public. Procurez vous l'intégralité (non expurgée des passages qui dérangent) de l'audit réalisé l'an dernier à la demande de la SNCF par l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Vous serez édifiée sur la capacité de l'État à entretenir un réseau de transport majeur dans notre beau pays.
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F
Je ne sais pas si les autres pays ont eu ou non des difficultés avec leurs centrales, car en la matière l'information n'est pas la règle: la majorité des incidents qui ont lieu dans les centrales françaises ne sont pas portés à la connaissance du public (je le sais, j'ai bossé pour le service d'info de EDF pendant des années). Ma crainte vis à vis du privé vient de ce qui s'est passé avec la privatisation de l'électricité en Californie ou des chemins de fer en Grande Bretagne: immédiatement, faute de maintenance (et c'est logique: quand vous devez payer des dividendes aux actionnaires, c'est autant de crédits en moins pour la maintenance) il y a eu un tas d'incidents/accidents qui ne se produisaient pas du temps où c'était service public. Et là, on enr revient à cette fameuse notion de service public dont j'ai déjà parlé ici. Autant je vous rejoins pour dire que l'Etat est un mauvais patron (qui ne paye pas ses cotisations sociales entre autres et fait du harcèlement plus que dans le privé) autant je suis convaincue que la& majorté des gens qui travaillent dans le public ont le sens du service qui explique qu'ils continuent à travailler du mieux qu'ils peuvent malgré le manque de considération et les salaires insuffisants. Je l'ai constaté dans mon ancien métier (la perception) dans l'enseignement, dans les hôpitaux et même à la poste, c'est vous dire! Donc, globalement, je fais confiance à des gens qui croient qu'ils sont là pour faire bien un travail parce que ce travail sert la collectivité, pas pour gagner plus, vu que, hélas, les taritements de la fonction publique ne sont pas au mérite, ce que je déplore d'ailleurs.
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P
Bonjour,En quoi la sécurité nucléaire serait-elle moins bien assurée chez les privés ? Les exploitants privés de centrales nucléaires sont la règle partout ailleurs en Europe (Suisse, Allemagne, Belgique, Suède) depuis les origines, sans que cela ait été la source de difficultés.Il n'y a que les Français pour s'imaginer que si l'Etat s'en occupe, c'est mieux. Or l'Etat est un mauvais gestionnaire, un mauvais patron, un mauvais investisseur; etc. Si l'Etat faisait les choses bien, cela se saurait... et nous n'aurions pas entre autre ce colossal déficit public.
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