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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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AMOURS SUR SABLE OU BITCH VOLLEY?

Sur la plage ensoleillée, partie de volley par-dessus un filet de fortune : deux piquets et une ficelle, deux équipes pas forcément égales en nombre, l’essentiel est de rigoler.
Mais se touchant le crâne, en criant " J'ai trouvé "
La bande au professeur Nimbus est arrivée
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement,
Chasser les Dieux du Firmament.[1]

En l’occurrence, les Nimbusmen  décrètent le beach volley discipline olympique. Avec règles strictes, dimensions officielles et obligatoires du terrain et combat de chefs entre linguistes pour savoir comment appeler le nouveau sport. « Beach Volley » soutiennent les anglophones, « Volley sur sable » recommande la Commission générale de terminologie et de néologie dans le Journal Officiel du 28 mars 2008. Exit le jeu, place à la compétition avec enjeux de médailles et sanglots des perdants.

Le monde libertaire n° 35[2] fait une analyse réjouissante de cet événement, dont voici un extrait : « Dans l’exemple des jeux de plage, on note tout d’abord qu’en supprimant l’enjeu (vaincre, éliminer, hiérarchiser), on revient à l’organisation d’une activité collective qui n’a d’autre objet que le plaisir du faire ensemble. L’absence d’enjeu est la garantie du jeu. Dès lors que le but est le « faire ensemble » et que les règles choisies en sont le cadre, il n’est plus besoin d’arbitre extérieur qui sanctionnera des « fautes ». Les joueurs eux-mêmes s’auto arbitrent naturellement. On peut même imaginer que face à une situation de jeu inattendue, la règle leur apparaisse frustrante, et qu’elle soit modifiée d’un commun accord en cours de jeu pour garantir encore plus de plaisir. Il y a dans cette construction de la règle pour les besoins du moment et pour soi-même et dans cette autogestion naturelle de la règle, un apprentissage essentiel contre le Tyran… » Et l’article conclut : « Be a son ....          of a beach » J
Remplaçons jeu de plage par amour :
« Dans l’exemple de l’amour, on note tout d’abord qu’en supprimant l’enjeu (vaincre, éliminer le rival), on revient à l’organisation d’une activité qui n’a d’autre objet que le plaisir du faire ensemble. L’absence d’enjeu est la garantie du jeu[3][4]. Dès lors que le but est le « faire ensemble » et que les règles choisies en sont le cadre, il n’est plus besoin de juge ou de religion qui sanctionnera des « fautes ». Les amoureux eux-mêmes s’auto arbitrent naturellement. On peut même imaginer que face à une situation inattendue, la règle leur apparaisse frustrante, et qu’elle soit modifiée d’un commun accord en cours de vie pour garantir encore plus de plaisir. Il y a dans cette construction de la règle pour les besoins du moment et pour soi-même et dans cette autogestion naturelle de la vie amoureuse, un apprentissage essentiel contre le Tyran… »

Et face au monde normé supposé « normal », à ses absurdités cruelles génératrices de fureur, de haine et de guerre, lutins et lutines fredonneront la fin de la chanson :

Un beau jour on va voir le Christ
Descendre du calvaire en disant dans sa lippe
" Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types.
J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste. "


Of a bitch?

               Of a biche?



[1] Le grand Pan, Georges Brassens

[2] hebdomadaire de la Fédération anarchiste

[3]  « Débarrassé de ses enjeux, le plaisir devient ce qu’il ne devrait jamais cesser d’être, un pur diamant que chacun porte en soi, source de liberté, de confiance et d’amour (« Ce qui trouble Lola »)

[4] Ce n’est pas pour rien que ce blog s’appelle « Jouer au monde »…

 

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S
Je ne pensais pas aux règles, mais aux préjugés et aux stéréotypes dont nous sommes bien souvent les jouets :) De ce point de vue, la règle peut aussi être déjouée puisque toute interprétation repose sur des présupposés, dont des préjugés et des stéréotypes. "Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain."Si a la fin de l'histoire le prochain ne perd pas sa femme où est l'adultère ?!? C'est comme lorsque vous faites remarquer que la fidélité ne se situe pas en dessous de la ceinture, mais dans le fait de garder foi en l'autre même et surtout dans les moments difficiles !
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F
à longues jambes: respecter sa vraie nature, c'est essentiel, mais peu de gens le font... peut-être parce qu'ils ne la connaissent pas, il faut du temps pour la découvrir. Or le temps ne s'achète pas, il se prend :)à andiamo: and the beat goes on...à Camille: on se rejoint avec Longues jambes: comprendre qui on est.à TB: je suis sûre que certaines personnes cherchent déjà la performance en amour! Arghhhà Sam: effectivement, le plaisir de déjouer la règle est même de tricher fait partie du jeu d'enfant, dans les jeux d'amour, ça fiche parfois une sacrée pagaille!!! A moins d'être un lutin.
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S
L'absence d'enjeu ?!? L'enjeu du jeu réside surtout dans le plaisir du jeu, non ? Sinon, ce n'est plus un jeu...Je me rappelle avoir été frappé par l'analyse du jeu d'un psychologue de l'enfance, Winnicott, tout en déplorant qu'elle se limite au jeu individuel de l'enfant. Mais dans cette analyse, l'enfant retraduisait son histoire où les préoccupations de son histoire. Pour me souvenir de quelques histoires que je me racontais enfant, je ne peux que confirmer. Quant aux jeux à plusieurs, pour les petits garçons, c'est très difficle d'éviter de jouer à la guerre, mais avec les meilleurs amis d'enfance que j'ai eu, cela tournait vite à la parodie et aux exploits burlesques de véritables zéros. Ainsi, même lorsque nous choisissions de ne pas faire équipe communes, nos scénarios consistait à déjouer le jeu de quelques semeurs de brouilles qui finissaient derrière les barreaux pendant que nos deux équipes "adverses" festoyaient leur entente retrouvée. Je pense que nous avons déjoués dans ces jeux nombres de risques de rivalités et surtout mieux appris à nous connaître tout comme nous nous sommes appris pas mal de choses durant ces jeux dès lors que chacun les agrémentait de son petit savoir. D'autre part, je me rappelle de jeu mixtes partagé avec mes soeurs ou d'autres familles nombreuses assez comiques, mais pas aussi désopilant que ces parodies de rivalités où chacun s'échinait à être le plus gros zéros des deux.Bon, ce ne sont que des jeux d'enfants, mais jusqu'à présent les jeux de l'amour ne m'ont jamais apporté l'engouement du dégré d'humour et de délire désopilant de mes jeux d'enfants. Les jeux amoureux sont souvent plus sérieux et beaucoup plus susceptibles : pas question de passer pour un zéro. Bien que, parfois, ...
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T
Excellent billet ! :~)...et c;oisons les doigts pour que l'amour ne devienne jamais sport olympique !
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C
merci pour ce clin d'oeil françoise!et comme le dit longuesjambes (ainsi que tu l'as si souvent mentionné): "Donc, pas de règle, sauf : respecte ta Vraie et Profonde Nature et n'ennuit pas les autres à vouloir la leur imposer.  Partageons nos Natures, nos goûts, nos façons de voir, mais n'imposons pas."*l'essence-ciel* est de comprendre 'qui on est' et non pas de mettre ses pas ds ceux qui nous ont précédés....à chacun d'inventer sa vie et de la *proposer* à l'Autre(s) ;-)....il y goûte ou pas!(ou y goûtera plus tard!)bisous.....au pluriel! à toi, à tous!
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