"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Ce mouton me faisait penser à quelqu’un. Bon sang mais c’est bien sûr, c'est le portrait craché d’un mouton du Génie des Alpages, bande dessinée de F’Murr qui fit nos délices des années de fac, ainsi qu’une pile de San Antonio découverte sous l’escalier de la mansarde que j’habitais à Clermont Ferrand. C’est un miracle avec de telles tentations à laquelle j’ai évidemment succombé d’avoir réussi les exams de fin d’année.
Pour m’en assurer, j’ai cherché un dessin de la BD sur Internet et suis tombée sur un blog entièrement consacré au Génie des Alpages depuis 2004. http://bdm.typepad.com/legeniedesalpages
Depuis cinq ans, donc, un fan collecte tout ce qui existe sur F’Murr et le Génie des Alpages et prend un temps infini pour rédiger et publier des textes dans lesquels, si on n‘y prend garde, on plonge avec davantage de délices que dans une thèse intitulée « Les six opérations de Grothendieck et le formalisme des cycles évanescents dans le monde motivique ». Si, si, ça existe, j’en ai parlé dans une nouvelle intitulée « Solitude de la thésarde » que tout étudiant(e) s’apprêtant à faire de longues études devrait lire pour savoir dans quel sacerdoce onaniste il s’engage. :)
Quoique à y réfléchir lorsqu’on visite le Net- passe temps extrêmement chronophage à éviter le jour où l’on a décidé d’aller faire du vélo, voir des amis, aller au marché et se faire « des trucs de filles » (masque, épilation, etc), la somme de temps que représente la rédaction des billets des milliers de blogs est sans doute plus importante que le nombre de jours passés à l’écriture d’une centaine de thèses. On comprend pourquoi tant de gens se plaignent de manquer de temps…
En fait, c’est aux vieillards invalides qu’on devrait offrir un ordinateur et une connexion Web. Cela leur permettrait de ne plus trouver les journées longues, de s’ouvrir au monde extérieur que leur mobilité ne leur permet plus de parcourir, et de découvrir la somme des choses qu’ils ont omis d’explorer dans leur existence : collectionner les taille crayons, par exemple, passion qui, avec 2900 taille-crayons au compteur et un nombre respectable de billets ne doit pas laisser beaucoup d’autres loisirs à l’ardent collectionneur.
Ou sculpter des bouses de vache, occupation apparemment partagée par plusieurs internautes, dont certains exposent leurs œuvres. http://www.carolosculpture.fr/presentation.html
Ou rédiger des billets extrêmement bien documentés sur des sujets aussi enivrants qu’inutiles pour la majorité des citoyens, c’est la définition même de la poésie, et un vigoureux pied de nez à la civilisation de l’immédiatement rentable et pragmatique. http://www.procrastin.fr/blog/

C’est du reste sur ces deux critères- et aucunement sur des considérations morales ou médicales - que je déconseillerai à nos centenaires d’aller sur des sites de sexe. L'activité la plus répandue et la plus mystérieuse du monde s'y trouve réduite à la description de pratiques des plus courantes aux plus marginales sans hiérarchisation entre elles, faisant croire qu’il est aussi anodin d’embrasser amoureusement une fille que de lui faire pipi dessus. De plus, la majorité de ces sites visent la rentabilité immédiate : payer pour voir et jouir vite. Pragmatisme porté davantage sur la technique que sur le rêve.
Or, si à 100 ans on ne rêve plus de la douceur d’une peau, si à 100 ans on ne garde pas en mémoire l’odeur sucrée des champs de blé dans lesquels, adolescents, on allait se cacher pour s’embrasser, si à 100 ans on a oublié l’émotion d’un regard, d’un simple regard traversant la foule et vous embrasant le cœur, il y a de quoi trouver la fin du monde bien triste.

MERCI AUX PIQUE-NIQUEURS DU 7 AOUT, CE FUT UNE BELLE SOIREE.
Ce mouton me faisait penser à quelqu’un. Bon sang mais c’est bien sûr, il était le portrait craché d’un mouton du Génie des Alpages, bande dessinée de F’Murr qui fit nos délices des années de fac, ainsi qu’une pile de San Antonio découverte sous l’escalier de la mansarde que j’habitais à Clermont Ferrand. C’est un miracle avec de telles tentations à laquelle j’ai évidemment succombé d’avoir réussi les exams de fin d’année.
Pour m’en assurer, j’ai cherché un dessin de la BD sur Internet et suis tombée sur un blog entièrement consacré au Génie des Alpages depuis 2004. http://bdm.typepad.com/legeniedesalpages
Depuis cinq ans, donc, un fan collecte tout ce qui existe sur F’Murr et le Génie des Alpages et prend un temps infini pour rédiger et publier des textes dans lesquels, si on n‘y prend garde, on plonge avec davantage de délices que dans une thèse intitulée « Les six opérations de Grothendieck et le formalisme des cycles évanescents dans le monde motivique ». Si, si, ça existe, j’en ai parlé dans une nouvelle intitulée « Solitude de la thésarde » que tout étudiant(e) s’apprêtant à faire de longues études devrait lire pour savoir dans quel sacerdoce il s’engage. Quoique à y réfléchir lorsqu’on visite le Net- passe temps extrêmement chronophage à éviter le jour où l’on a décidé d’aller faire du vélo, voir des amis, aller au marché et se faire « des trucs de filles » (masque, épilation, etc), la somme de temps que représente la rédaction de billets des milliers de blogs est sans doute plus importante que le nombre de jours passés à l’écriture d’une centaine de thèses. On comprend pourquoi tant de gens se plaignent de manquer de temps…
En fait, c’est aux vieillards invalides qu’on devrait offrir un ordinateur et une connexion Web. Cela leur permettrait de ne plus trouver les journées longues, de s’ouvrir au monde extérieur que leur mobilité ne leur permet plus de parcourir, et de découvrir la somme des choses qu’ils ont omis d’explorer dans leur existence : comme collectionner les taille crayons, par exemple, occupation qui, avec 2900 taille-crayons au compteur et un nombre respectable de billets ne doit pas laisser beaucoup d’autres loisirs à l’ardent collectionneur. http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A03uv8ZLhH5KRVoAtndjAQx.;_ylu=X3oDMTByNGxmazk4BHNlYwNzcgRwb3MDMQRjb2xvA2lyZAR2dGlkAw--/SIG=11f5e52sh/EXP=1249891787/**http%3a//www.lolomolubdo.com/
Ou sculpter des bouses de vache, occupation apparemment partagée par plusieurs internautes, dont certains exposent leurs œuvres. http://www.carolosculpture.fr/presentation.html
Ou rédiger des billets extrêmement bien documentés sur des sujets aussi enivrants qu’inutiles pour la majorité des citoyens, c’est la définition même de la poésie, et un vigoureux pied de nez à la civilisation de l’immédiatement rentable et pragmatique. http://www.procrastin.fr/blog/
C’est du reste sur ces deux critères- et aucunement sur des considérations morales ou médicales - que je déconseillerai à nos centenaires d’aller sur des sites de sexe, où l’activité la plus répandue et la plus mystérieuse du monde se trouve réduite à la description de pratiques des plus courantes aux plus marginales sans hiérarchisation entre elles, faisant croire qu’il est aussi anodin d’embrasser amoureusement une fille ou de lui faire pipi dessus, et parce que la majorité de ces sites visent la rentabilité immédiate : payer pour voir et jouir vite, et un pragmatisme plus porté sur la technique sexuelle que sur le rêve. Or, si à 100 ans on ne rêve pas de la douceur d’une peau, si à 100 ans on ne garde pas en mémoire l’odeur sucrée des champs de blé dans lesquels, adolescents, on allait se cacher pour s’embrasser, si à 100 ans on a oublié l’émotion d’un regard, d’un simple regard traversant la foule et vous embrasant le cœur, il y a de quoi trouver la fin du monde bien triste.
MERCI AUX PIQUE-NIQUEURS DU 7 AOUT, CE FUT UNE BELLE SOIREE.