"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
« Ils ne font guère mieux, ( les dirigeants) d’aujourd’hui qui avant de commettre leurs crimes les plus graves les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et les soulagement des malheureux ».
Ce n’est pas de moi, ça a été écrit par La Boétie en 1576 : « Discours de la servitude volontaire », un texte que tout le monde devrait lire tant il reste, hélas, actuel.
Pas de moi non plus cette illustration qu’en donne Anne-Sophie Simpère :
« Alors que le réchauffement de la planète est principalement du à la combustion de sources d’énergies fossiles, la Banque mondiale a doublé ses financements aux fossiles en 2008, et a augmenté son soutien au seul charbon de 256% entre 2007 et 2008, tandis que les énergies renouvelables ne représentaient que 16% de ses investissements énergétiques. Même tendance pour la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque de l’Union européenne, qui, ces cinq dernières années, a investi quatre fois plus d’argent dans les énergies fossiles que dans le solaire, l’éolien et le bois-biomasse réunis, et accordé des millions d’euros de prêts à l’aviation et au transport routier.
Pour Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Finance publique aux Amis de la Terre : « Les politiques d’investissement de la Banque mondiale et la BEI sont décidées par les mêmes Etats dont les dirigeants enchaînent les déclarations pour la lutte contre les changements climatiques. Comment peuvent-ils prétendre enrayer la crise climatique en soutenant des investissements massifs dans les énergies fossiles, la route ou l’aviation ? Ce double discours est inacceptable : les promesses de réduction d’émissions de CO2 ne seront jamais tenues en continuant à extraire et brûler les sources d’énergie fossiles pour alimenter notre surconsommation. »
http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-des-Amis-de-la,4428.html?var_mode=calcul
http://www.justice-climatique.org/2009/09/banque-europeenne-dinvestissement.html
Comme vous l’aurez peut-être deviné, je suis en vacances, d’où cet accueil de contributeurs dont je partage évidemment les idées, avec affection. Et à présent, quelques jours de silence.