"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Ca me gonfle quand j’entends « Il faut remettre la France au travail » (côté Sarkozy), ou « Ségolène a gagné parce qu’elle a osé parler de la valeur travail pas souvent défendue par la gauche » (sur LCP), ou « Ils travaillent jour et nuit ces chinois… Il faut arrêter cette décadence du travail chez nous. » (Bernadette Chirac.) En gros, ces gens accréditent l’idée que les français sont des flemmards. Les chômeurs qui cherchent du travail apprécieront...
Par ailleurs, soyons clairs : le travail est une valeur lorsqu’il épanouit l’individu:
Soit parce qu’il est correctement payé.
Soit parce qu’il le valorise (notoriété, célébrité, autorité…)
Soit parce qu’il est passionnant.
Soit plusieurs de ces facteurs.
Par contre, un travail mal payé, peu valorisant et/ou inintéressant n’a rien d’épanouissant.
Or c’est tout de même ce qu’on propose à de plus en plus de gens, du « zy-va »
Qui donc ne reconnaît plus la valeur travail, qui contredit l’adage « toute peine mérite salaire » ? Les employeurs qui considèrent les salaires et les cotisations y afférentes comme des « charges » (alors qu’il s’agit d’un simple échange: tu travailles et je te paie) et les décideurs politiques qui veulent encore « baisser le coût du travail. »
Comme disait Jean-Pierre Mocky à propos de son prochain film sur ce sujet: « D’un côté 3 millions de chômeurs, de l’autre 12 millions de bénévoles qui travaillent gratuitement, cherchez l’erreur. »
Ce n’est pas le travail, ni l’envie de travailler qui ont disparu, c’est l’envie de payer le travail qui a disparu.
La preuve : les délocalisations vers les pays où les salaires sont les plus bas. S’extasier devant la croissance économique de la Chine qui se fait au prix de misères,
