"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Hier, vu « Shortbus » avec un ami. Plus profond que la « comédie de sexe libérée et légère » décrites par certains critiques.
Oui, le sexe y est libre, en ce sens qu’il est montré tel qu’il est,
En sortant, mon pote, toujours assez compassionnel me dit : « Il y a quand même de la souffrance dans ce film. - Non, pas de la souffrance, des interrogations. – Ben justement, ils ne sont pas heureux. – Pas totalement, et c’est là l’intérêt du film : montrer que le sexe, si libre soit-il, et l’amour (car certains des personnages s’aiment très fort) ne suffit pas au bonheur, ne supprime pas les interrogations. Le bonheur, peut-être, c’est en soi qu’il faut le trouver. – Et alors, me dit-il, qu’est-ce qui te rend heureuse ? – Moi? Ma curiosité, qui me fait me réveiller chaque matin avec un pétillement au coeur, parce que même dans des journées apparemment ordinaires, il y a toujours quelque chose à apprendre »
"Shortbus » m’a aussi confirmé ce que je savais : voir des
Autre scène forte : le baiser échangé entre le jeune homo et le vieux maire de New York après une longue conversation où tous deux ont les larmes aux yeux. Un baiser entre un jeune et un vieux, a fortiori du même sexe, c’est
Dans la collection que je dirige ( coll. SENSO, éditions BLANCHE) un seul titre « Avoir du plaisir à tout âge » a du mal à décoller. Parce qu’il parle de sexe et de plaisir chez les personnes âgées. C’est un bon livre, Jacques Labescat, l’auteur, en parle très bien, tous les directeurs de maisons de retraite savent que les vieux et les vieilles ont des désirs qu’ils ne subliment ni dans le tricot ni dans la lecture, mais c’est ainsi : c’est le dernier tabou.
