"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Deux kilos de trop, et zut ! C’est pas que je mange
Samedi, je commence en allant Porte de Versailles à vélo, en plus je me garerais facilement. Au Salon de la plongée, je retrouve plein de potes, des sympas, des moelleux, des jolis, des fêtards, des tout ça à la fois, et je fais la connaissance d’une plongeuse qui lit mes livres et habite Montréal : on se donne RV pour la projection du film de Martine. Revu d’ailleurs le cadreur avec qui nous avions fait les images sous-marines par vent fort et houle gerbante !
La plongée est chère à mon cœur d’ancienne aquaphobe. Quand pendant 32 ans vous n’avez pas pu aller dans plus de 50cm d’eau, c’est une jubilation absolue que de plonger à quarante mètres de fond
La plongée est un des rares sports (avec l’alpinisme) où il n’y a pas de compétition, pas de classement, où c’est le plus faible qui prévaut : celui qui n’a plus d’air, qui a froid, qui a un malaise, commande la remontée solidaire de toute la palanquée. Ca demande un état d’esprit pas fréquent dans notre société axée sur la compétition où on serait plutôt du genre : « Tu te noies ? Je récupère ton matériel et je me tire » (j’devrais pas écrire ça, je vais donner des idées tordues à des plongeurs psychopathes. ( J)
C’est aussi une discipline qui en demande- de la discipline- sous peine de mourir. Il y faut de la rigueur, du calme et en même temps de la poésie, de la fantaisie, un sens esthétique pour apprécier pleinement la beauté des fonds, sous peine de clamer, comme je l’ai entendu un jour : « Des mérous, des mérous, y en a marre de voir des poissons ! » ou de ne s’intéresser qu’à sa consommation d’air et à la meilleure technique de gonflage du gilet… (Ouh la ! J’avais fait une faute de frappe sur consommation, et voilà que le correcteur d’orthographe me propose « consommaticien ». Quézaco ? Après la bravitude, le consommaticien, la langue évolue à une vitesse, je n’arrive plus à suivre !)
C’est aussi pour le mélange de rigueur et de fantaisie que j’aime les musiciens, les peintres, les écrivains, bref les artistes. Sans grain de fantaisie, voire de folie il n’y a pas de créativité, mais
Dernière observation : le jean droit en velours, ça moule joliment les cuisses et les fesses, mais ça serre horriblement aux genoux quand on pédale. Tellement douloureux que j’ai dû mettre pied à terre dans la dernière côte. Shame on me ! Vivement l’été et mes combishorts…
