"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Par Françoise Simpère
Beaucoup de monde dehors pour la Nuit Blanche, trop. Comme son homologue parisienne, le fête péchait par les files d’attente interminables à chaque spectacle ou presque. Nous nous sommes contentés de picorer, de ci, de là, surtout pour goûter l’ambiance, chaude malgré la neige et une bise traîtresse… Rentrés raisonnablement à 3h du matin, on commence à fatiguer! En buvant mon café ce matin, je lisais les journaux. Vue de l’extérieur, la France a une image bien positive. Un organisme international vient de lui décerner pour la seconde année le prix du pays où il fait le plus bon vivre, sur des critères précis: qualité des soins et de la santé, qualité des infrastructures (notamment le TGV), climat social et économique propice aux investisseurs étrangers, qualité de vie: paysages, gastronomie, prestige culturel… Pas mal, non, pour un pays soi-disant en déclin!
Lu aussi les manifestations organisées au Québec pour la semaine de la Francophonie. Pour eux, cernés par l’anglophonie, le français est un patrimoine dont ils sont heureux et fiers, ce qui stimule leur imagination, tout comme dans les pays d’Afriaue francophone la langue française est vivante, avec des inventions de mots réjouissantes, plutôt que des anglicismes. Ici, on dit entrevue au lieu d’interview, courriel pour e-mail, ascensoriste pour liftier, voyagiste et non tour-opérator, recherchiste pour la journaliste qui cherche les personnages ou les documents pour une émission, standiste pour qui monte un stand d"exposition, et florilège au lieu de best-of. Plus subtil, et significatif: le débat à propos du voile islamique est un enjeu électoral (y a des élections en fin de mois) comme en France. La majorité des gens sont très fermes sur le principe selon lequel le respect des cultures et des religions ne doit pas aller contre l’égalité entre les sexes. Ce n'est pas un hasard si les québécois disent naturellement auteure, professeure, chroniqueure, la ministre, la députée… alors que le débat sur la féminisation des noms a été violent en France, comme quoi le "e." féminisant les mots était affreux. Affreux, pourquoi? Nul ne peut justifier d’ une loi esthétique en la matière. A propos d"élections, l’image internationale de Nicolas S. n’est pas fameuse: là aussi, c"est intéressant d'aller voir ce qu’en disent les journaux étrangers…
Demain, première diffusion de "La Grande amoureuse" à la TV: on croise les doigts…
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