"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Lundi, interrogée au téléphone pour une émission littéraire "bouquinage", puis autre entrevue téléphonique de quarante minutes pour un magazine féminin: la journaliste part du documentaire de Martine, puis enchaîne sur "autres désirs", et poursuit avec des questions politiques sur les élections, l’environnement, ma perception des problèmes du Québec, le féminisme… Bref, je ne sais pas ce qu’elle en tirera mais c’était plaisant de sortir du sempiternel: "Alors Françoise Simpère, vous avez ouvertement des amants"… Le mot important n’est pas amants, il est ouvertement. Le fait de ne pas cacher ce que tant de gens cachent avec honte, culpabilité ou jouissance ( ah! Le plaisir de la transgression!) est plus subversif que le fait d’avoir des relations plurielles. La plupart de mes camarades de jeux étant en couple, les relations plurielles sont autant de leur côté que du mien, mais cachées… et masculines, ce qui change le regard que la société porte dessus.
Ouf! Fini les entrevues, je commence à saturer, d’autant plus que ma vie me semblant aujourd’hui aussi naturelle que le fait de plonger pour l’ancienne aquaphobe que je suis- je veux dire par là que je ne vois plus ce qu’elle a d’étrange, sauf quand je vois s’écarquiller les yeux des gens- je n’ai plus envie de la décortiquer, je suis lasse d’entendre des journalistes femmes- celles de "la fosse aux lionnes" par exemple- traquer la tristesse dans mon regard, espérer que je ne sois pas heureuse, alors que, soyons claire: si ça me rendait malheureuse, je vivrais autrement!!! Dire " Je ne sais pas ce que c’est que d’être l’unique d’un homme" c’est constater un fait, pas le regretter. Surtout que mes hommes savent me dire, en me caressant la joue: "Toi, t’es quand même unique dans ton genre" et surtout "il n’y a qu’avec toi que je peux dire (ou faire) cela" (dire QUOI?, faire QUOI? Désolée, cela n’appartient qu’à nous J )
Donc, je me croyais tranquille, quand Emilie, de Pocket, m’a appelée pour me proposer 25 minutes de direct sur une chaîne d’infos, rediffusées trois fois sur d’autres chaînes du groupe. Ca ne se refuse pas, et de fait je n’ai pas regretté, car ce fût super cool, avec un animateur excité comme une puce et néanmoins charmant. Une entrevue drôle comme tout, bien pour finir la série avant la soirée chez Martine et Olivier, avec plein de copains, de trucs à manger, et plein à boire. J’ai vu mon petit cousin David, qui malgré ses origines viet/languedociennes semble tout à fait acclimaté à Montréal dont il apprécie les relations humaines plus détendues qu’en France. Il y a créé sa boîte et vient d’acheter un appart’, le voici en bonne voie pour devenir un vrai caribou. Sa réflexion à la fin du film résume le deal: " C’est super intéressant, mais dans nos vies submergées d’occupations et de travail, on déjà du mal à trouver du temps pour UN couple, comment en trouver pour d’autres relations?" C’est effectivement LA question: choisir ses priorités, ce qui vous rend vraiment heureux.
Ce matin, le thermomètre affiche –22. Arrghhh!!!! Ils me font cela pour adoucir, si l’on peut dire, le spleen du départ. BISES A TOUS MES POTES CARIBOUS!