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"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

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ON A LOUPE LE KRACH...DOMMAGE?

345 millions d’euros, c’est le coût estimé des dégâts du cyclone qui vient de ravager les Antilles. Difficile à visualiser, 345 millions d’euros, disons que c’est beaucoup d’argent.

Mais qu’est-ce à côté des 345 MILLIARDS d’euros que la Banque européenne vient d’injecter dans les circuits financiers pour éviter un krach boursier de grande ampleur ?

 

 

Krach compréhensible, même s’il est complexe. En schématisant : depuis les années 70, le taux de croissance mondial de l’économie productive, celle qui fabrique des biens et fournit des emplois, ne dépasse pas 4,7%,  ce qui est logique, signe que la majorité des pays ont atteint un niveau de développement qui n’exige plus une croissance effrénée. Les taux de croissance élevés viennent des pays dits « émergents » (Chine, Inde) et des pays d’Afrique de L’ouest (taux moyen de croissance 5,9% et même 7,4% pour la Sierra Leone) pays pauvres s’il en est.  Le bonheur matériel- et a fortiori spirituel- n’est pas proportionnel au taux de croissance.

 

 

Mais, face à cette économie productive à 4,7% de croissance annuelle existe une économie boursière exclusivement monétariste dont les acteurs exigent des taux de rentabilité de 15 à 20% par an en spéculant (achat/vente, achat/vente) sur la valeur d’actions dont la hausse ou la baisse est totalement déconnectée de l’économie réelle. Toute l’absurdité de ce qu’on appelle le néolibéralisme est résumée dans ce pari : distribuer 15% de dividendes quand l’économie productive en fournit 5%.

 

 

Ces dividendes ne sont pas réinjectés dans l’économie productive mais dans les circuits financiers qui fonctionnent en circuit fermé : 93% des mouvements d’argent, aujourd’hui, se situent hors de l’économie de production. S’y ajoute l’injonction faites aux plus pauvres de s’endetter : « Un pays qui s’endette, comme les Etats-Unis, est un pays qui a confiance, je veux une France de propriétaires » qu’il disait, le petit Nicolas. Ben voila que les américains surendettés ont du mal à rembourser, que certaines créances immobilières sont devenues si incertaines que les banques les fourguent en catastrophe et en catimini ( via des « fonds ») à des investisseurs et des petits porteurs qui découvrent que leur portefeuille qu’ils pensaient si rentable contient des lézards… et vendent en panique.

 

Plus de liquidités pour les rembourser, panique sur les marchés financiers, heureusement que la banque mondiale et la banque européenne, toujours si promptes à pleurer misère lorsqu’il s’agit d’investissements productifs, deviennent généreuses lorsqu’il s’agit de sauver ce système d’argent facile dont une poignée d’ hommes tiennent les rênes.

 

 

345 MILLIARDS d’euros ! La planche à billets a dû chauffer ! Avec des conséquences (inflation, renchérissements des crédits) que je n’ai pas la compétence d’évaluer.

 

 

Mais une chose est sûre : on a perdu là une occasion- kamikase peut-être, mais peut-être aussi salutaire pour la planète et pour les hommes - de mettre en faillite un système dont tout le monde sait qu’il ne peut pas, qu’il ne doit pas durer.

 

 

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L
Bonjour Françoise<br /> <br /> cela sera le deuxième mot d'un Frédéric (différent pour aujourd'hui ;-) )<br /> <br /> Le krach,cela fait plusieurs fois récentes qu'on le vit, qu'on s'en sort<br /> je me rappelle Bernard Benson qui en parlait déjà dans son livre illustré "Alice au pays de l'oseille" il y a déjà 20 ans<br /> <br /> Un petit clin d'oeil je me suis servi d'un extrait d'un de tes livres (mon préféré -avec aimer plusieurs hommes- je crois : les latitudes amoureuses) pour mettre un billet sur mon blog aujourd'hui<br /> <br /> chaleureusement<br />
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F
curieux aussi que les pays (du sud) qui détiennent les véritables ressources matérielles se sentent toujours dans la dépendance des pays qui les exploitent<br /> la "dette" sert aussi à ça! à "tenir sous la coupe" !<br /> l'argent est devenu un moyen explicite de montrer une certaine forme de dépendancealors qu'en fait l'argent n'existe plus...de moins en moins depuis bientôt 40 ans!depuis que le cours du dollar n'est plus garanti par l'ordepuis que ce sont les banques qui "produisent" et "créent" l'argent... sur base de la confiance qu'ils ont envers les demandeurs de crédits et leur capacité de remboursement.<br /> même les états n'ont plus la mainmise sur la monnaie... depuis Maastricht<br /> mais pas grave, hein... nous avons d'autres talents!<br /> "talent"... n'était-ce pas une monnaie aussi autrefois... il faudrait sans doute peu à peu songer à y revenir, non? 
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V
Belle analyse de la faillite vers laquelle nous courrons aveuglément. Mais il ne faut pas oublier qu’un de sang frais est nécessaire pour alimenter l’économie réelle qui soutient le développement de cette économie virtuelle : le pillage des ressources humaines et naturelles organisée par la « coopération » avec les pays en voie de développement ! Ainsi le Niger vend son uranium à la France 50 fois moins cher que le cours normal du marché… Inutile de se demander pourquoi le Niger qui souhaite renégocier ces tarifs est en proie à une rébellion armée (devinez par qui), ni les véritables raisons de la politique énergétique française relayée par les médias qui crie haro sur le bruit des éoliennes…
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F
Tout à fait d'accord avec vous, comme dit un expert du Tiers-Monde "regardez où sont les puits de pétrole, vous verrez où sont les conflits armés." Bientôt, ce sera "regardez où sont les ressources en eau", et ce sera infiniment plus grave, car si on peut vivre sans pétrole, on meurt en quelques jours sans eau. <br /> La nouvelle érotique dont j'ai parlé dans l'autre post paraîtra en novembre, vous serez prévenu. Heureusement qu'il reste cette énergie vitale et heureuse pour compenser les énergies morbides qui nous agressent chaque jour.<br />  
F
Merci pour ce cours d'économie bien expliqué !<br />  
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J
Analyse très juste. Mais la conclusion est un peu précipitée car voyons les choses en face et posons-nous une question simple:<br /> -En cas de faillite traumatisante et subite du système tel qu'il fonctionne, quelles couches de la population:<br /> -a. en souffriront?<br /> -b. en ressortiront avantagées et renforcées dans leur position dominante?<br /> Faites le parallèle avec le crash de '29 aux USA et lisez "les raisins de la colère" de Steinbeck en parallèle pour illustrer la réflexion et en déduire quel type de société est sorti gagnant, jusqu'à nos jours, de cette terrible épreuve. Cqfd?<br /> Si électro-choc il doit y avoir, je penche pour celui qui nivèlera les choses pas pour celui qui accroîtra les écarts, fussent-ils relatifs, et  maintiendra les fondements du système en place. <br /> Entre parenthèses, l'injection de liquidités de la part des banques centrales est loin d'avoir règlé le problème sur le long terme et les prochaines semaines risquent d' être très tendues sur les marchés financiers...
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