"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Quelques mots sur les retraites avant de filer à la gare de Lyon dans l’espoir de trouver un hypothétique T
La suppression des régimes spéciaux est présentée comme une réforme égalitaire. Pourquoi les uns cotiseraient-ils 40 annuités et les autres 37,5 seulement ? C’est oublier que les cotisations des régimes spéciaux sont à un taux plus élevé que les cotisations du privé, et que la validation des annuités ne répond pas au mêmes obligations : dans un régime spécial, il faut avoir effectivement travaillé un an et cotisé sur toute cette période pour se voir reconnaître une annuité d’assurance. Dans le privé, c’est la rémunération qui est prise en compte : 200 heures de SMIC donnent droit à la validation d’un trimestre d’assurance ; une année peut être validée même si elle n’a été que partiellement travaillée. Plusieurs de mes potes ont ainsi eu l’heureuse surprise de voir validé un trimestre entier pour quelques heures de coaching professionnel (super bien payées) données dans une entreprise.
Il se trouve que j’ai bossé avec des spécialistes de la retraite il y a quelques années. Tous disaient que l’avenir n’était pas dans la retraite couperet égalitaire pour tous, mais dans la multiplication des possibilités de départ. Des retraites « en sifflet » (diminution progressive du temps de travail à 75, puis 60, 50% etc) avec rémunération mixte salaire + retraite, système qui permet de former son successeur et de se préparer au grand saut dans l’inactivité. Des retraites liées à la nature du travail : obliger un chercheur passionné et en pleine santé à prendre sa retraite pour cause de limite d’âge alors qu’il a envie de continuer est tout aussi absurde que de pousser jusqu’à 60 ans des gens qui sont usés dès 55 ans.
Cette question des retraites cache deux problèmes de fond. Le travail, qu’il faut, dit-on, valoriser. Avez-vous remarqué que les gens qui ont un métier pas pénible physiquement, intéressant intellectuellement et valorisant socialement ne souhaitent pas s’arrêter à 60 ans ? Le pompon appartient aux
L’autre problème de fond est la politique Sarkozienne dans son ensemble, qui demande toujours des efforts aux classes modestes et moyennes, et attribue des avantages fiscaux ou sociaux ou plus favorisés,
En tout cas, ça ne le fait pas dans un pays dont la devise est liberté (fichiers, tests
Et c’est peut-être cela confusément, que veulent dire tous les mouvements sociaux actuels.