"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Vendredi 16, gare de Lyon, ambiance de foire aux bestiaux, monde fou, des centaines de potentiels voyageurs les yeux rivés sur le panneau d’affichage attendent que le numéro du quai d’embarquement s’affiche. A peine le chiffre apparu, c’est la ruée. J’arrive à me hisser dans un wagon, et m’assois sur le rebord de la plate-forme à bagages située au milieu de la voiture, bientôt rejointe par une jeune femme. Tous les sièges ont été pris d’assaut, mais l’ambiance est bon enfant. Un monsieur revendique sa place à une dame, celle-ci la rend
Le train démarre, l’atmosphère se détend tout à fait, on craignait un blocage de dernière minute. Voyage peu confortable, certes, les barres métalliques de la plate-forme à bagages impriment des rayures sur mes fesses. Assis par terre, le compagnon de Delphine, ma voisine de plate-forme, a du mal à se concentrer sur son livre car il est constamment enjambé par d’autres voyageurs, mais nous prenons le parti d’en rire et surtout celui de bavarder. Delphine est journaliste à « la Provence », quotidien marseillais, alors on discute boutique, difficultés de ce beau métier qu’on continue néanmoins à aimer, lumière incroyable des
Un monsieur propose sa place à une dame, qui refuse en re
Je tente une échappée vers le bar, par dessus des dizaines de voyageurs plutôt souriants ( il y a quelques grognons, mais minoritaires). A mon retour, arrêt en gare d’Avignon. Le galant prêteur de places, qui descend là, nous donne définitivement la sienne. « Vous oubliez vos magazines, monsieur ! » l’avertit quelqu’un. « Non, dit-il, je les laisse pour que d’autres en profitent. » - Alors là, bravo ! s’exclame ma voisine. Il réplique en riant : « Je suis l’Abbé Pierre du T
Un jeune homme raconte, nostalgique : « Ca me rappelle 1995, mes premières grèves, j’étais minot, on faisait du stop et ça marchait du feu de Dieu. » Je m’en souviens : je m’étais déplacée à vélo sous la neige, ou en stop, et n’avais jamais eu plus d’un quart d’heure de retard à mes RV. A la fin de la grève, alors que le trafic restait quelque peu perturbé, j’avais voulu prendre des gens en stop, ils avaient refusé : « Non
Lundi 19, T
Pourquoi faut-il être en crise pour que les gens se parlent ?

Cela étant, il serait intéressant de trouver un autre mode d'expression que la grève, quelque chose ciblé sur les interlocuteurs ( SNCF et gouvernement) et pas les voyageurs qui ne sont pour rien dans le conflit et ont eux aussi leurs soucis. Précision pour dire que comprendre un conflit ne veut pas dire ignorer ses répercussions négatives.