Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.

Publicité

MYSTERE DU DESIR

Tellement triste, le garçon,  quand sa copine l’a quittée, que son corps ne répondait plus à aucune caresse : « j’aurais la plus belle fille du monde entre les bras, je ne saurais qu’en faire ». Tellement heureuse la fille, quand elle a su que ses analyses étaient bonnes, que sa foutue maladie était une histoire finie, finie, finie… Elle riait : « je baiserais bien un réverbère pour fêter ça ! », elle qui depuis des mois, dans l’inquiétude des symptômes qui la minaient, n’aurait pas remarqué le plus beau garçon du monde. Désir fragile, si sensible à l’air du temps qu’il va, vient, disparaît et renaît. Pas linéaire. Fluctuant, liquide, insaisissable… Même le Viagra ne peut rien contre l’absence de désir, il se contente de rendre palpable le désir tapi dans un coin du cœur ou du cerveau.

En période d’eaux basses, les photos les plus excitantes semblent  ridicules ou vaguement dégoûtantes, les textes les plus érotiques,  les plus suggestifs, donnent le sentiment que le sexe, somme toute, est une activité assez grotesque. En période d’eaux basses, le désir ne manque pas. Il n’est pas là, tout simplement. On n’en meurt pas. On n’y pense pas.

En période de printemps,  un soupir derrière une cloison, un talon qui claque sur un trottoir ensoleillé, un échange de regard de trois dixièmes de secondes, quelques mots, n’importe quelle image suffisent à rappeler qu’il n’y a rien de plus important que le désir, rien de plus vital, rien de plus obsédant.

Curieuse énergie dont l’absence ne crée aucun manque et dont la présence engendre aussitôt le manque.

 

Un réverbère, disait la jeune fille, il me faut un réverbère…

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Cet après-midi, je fais mes courses pour le week-end dans le supermarché de mon quartier, et j'échange ce fameux regard fugitivement appuyé avec un mec comme je les aime...Puis encore deux-trois fois en le recroisant dans les rayons, alors qu'il est avec ses deux filles... Pour finir, accroupie devant un présentoir d'accessoires pour cheveux (je laisse pousser ma mousse bouclée, faut domestiquer tout ça de temps en temps!), je l'entends parler à l'une d'elles qui sème le bronx, la menaçant comme mon père me menaçait quand je semais la pommade... et je me relève, hilare, le regardant de loin, il voit que je le regarde, je n'attends pas sa réaction et je m'en vais.Décidément, on ne se refait pas! Etre attirée par un type qui parle comme mon père, mais avant qu'il n'ouvre la bouche! Tordant...
Répondre
S
tellement juste, tellement belle cette note, je suis arrivée chez vous en voyant vos commentaires sur d'autres blogs, alors que je connaissais vos récits, je suis ravie de l'existence de ce blog.
Répondre
F
à katia: merci, cela me fait plaisir!à Lorent: et si on organisait une grande fête de printemps?
Répondre
L
rien à ajouter, sinon vivement le printemps :))
Répondre
K
ah merci ! que c'est bien écrit ! c'est chaque fois un régal de vous lire... vos livres comme les articles de ce journal, quel qu'en soit le sujet, sont toujours pertinents et si agréables à lire !!!
Répondre