"Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
Dans les salles d’attente, on trouve des magazines périmés. Rien de tel pour évaluer ce qui défraie aujourd’hui la chronique à l’aune de ce qui l’a défrayée hier.
Au final, la grippe aviaire a frappé davantage les plumes de canards, alias les journalistes, que les volatiles palmipèdes qui devaient en mourir. Gageons que le ramdam autour de la grippe H1N1 nous paraîtra avec le recul- et même dès à présent- un vacarme médiatique, qui aura malheureusement coûté quelques centaines de millions d’euros, entre les spots TV, les colloques et l’achat de 94 millions de doses de vaccins dont la plupart nous resteront sans doute sur les bras, tout comme le stock de brumisateurs stockés en prévision d’une canicule 2004… qui n‘a pas eu lieu. D’ailleurs, pourquoi de coûteux brumisateurs alors qu’un gant de toilette humide rafraîchit parfaitement ?
Que sont devenus les engagements du discours de Toulon de novembre 2008, où NS jugeait indispensable que l’Etat intervienne dans l’activité bancaire y compris en prenant des participations dans le capital des banques, et affirmait vouloir sanctionner les dirigeants bancaires qui avaient failli ?
Qu’est devenue la fusion UNEDIC/ANPE en Pôle Emploi unique, présentée comme la voie vers plus d’efficacité ? Une usine à gaz au bord de l’explosion.
A quoi ont servi les dizaines de lois votées depuis fin 2006 ? Plus de la moitié, y compris celles votées en urgence, ne sont pas appliquées, faute de décrets d’application.
Quid de l’affaire de l’Arche de Zoé sur laquelle toute la lumière devait être faite car elle comportait bien des zones d’ombre ? Tombée aux oubliettes, tout comme les peines de prison et amendes prononcées contre les protagonistes dont on ne sait toujours pas s’il s’agissait d’humanitaires quelque peu allumés, d’escrocs à l’adoption ou d’intermédiaires manipulés.
Dérisoire, le slogan « travailler plus pour gagner plus » quand au rythme des licenciements actuels on serait bien content de simplement travailler comme avant pour gagner autant qu’avant. Oublié le dispositif d’heures sup’ défiscalisées et exonérées de charges, qui n’a pas amélioré d’un iota le pouvoir d’achat des français mais a creusé le déficit du budget et des organismes sociaux.
Quel bilan de la lutte contre la délinquance, sinon que le karcher et la tolérance zéro prônés en haut lieu n’ont pas empêché la violence et les incivilités de progresser, malgré une présence policière aussi voyante que pesante ?
Et la démocratie irréprochable prônée par le candidat à la présidentielle NS ? En contradiction absolue avec la réforme de la justice qui supprime le juge d’instruction, confiant l’initiative d’ouvrir une enquête au Parquet, qui dépend du Ministère de la Justice. Quel bel outil pour enterrer les affaires gênantes alors qu’il aurait été si simple, pour suppléer la réelle solitude du juge d’instruction, d’instituer une instruction collégiale de magistrats indépendants.
Quid des libertés publiques enfin, quand le refus de se prêter à un prélèvement ADN est passible d'une amende de 15 000 euros, autant dire dissuasive? Les tests ADN pour le rapprochement des familles immigrées ne seront pas appliqués, et NS lui-même les a estimés stupides et inutiles, mais il n’étend pas cette clairvoyance à tous. On prélève à tout va, plus seulement sur les criminels sexuels ou le grand banditisme, mais chez les manifestants, les syndicalistes, les empêcheurs de se résigner en rond… Ca coûte très cher, ça ne sert à rien, on fiche des gens qui ne sont pas délinquants (manifester est un droit dans notre pays) mais cela relève d’un désir de contrôle quelque peu maladif.

Heureusement, pour se remonter le moral, on déniche aussi sous la pile de vieux, très vieux magazines people, ceux du temps où les frasques de Stéphanie de Monaco et les amours de Charles et Camilla (http://fsimpere.over-blog.com/article-7079356.html ) mettait de la légèreté et de la passion dans le protocole pesant des monarchies royales ou républicaines, transformant une princesse en chanteuse d’un improbable « Ouragan ». Aujourd’hui, c’est la chanteuse qui se prend pour une princesse.