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25 septembre 2008 4 25 /09 /septembre /2008 10:30

« Qu’a donc à nous dire cet homme à qui tant dans sa vie familiale que professionnelle, tout semble avoir réussi ? » Cette question que s’est posé le Pr. Jean-Marie Pelt[1] quand je lui ai demandé s’il accepterait de préfacer le livre de Daniel Jouvance « Le bonheur est un art subtil » (éditions Panama)  je me la suis également posée lorsque ce dernier m’a proposé de participer à cette écriture si personnelle.

De Daniel Jouvance, je connaissais les produits cosmétiques, son centre de recherches installé sur l’île de Houat et son premier ouvrage « Au nom de la mer » (Robert Laffont). En 1998, il m’avait spontanément aidée à informer le public sur l’algue invasive Caulerpa Taxifolia, en finançant l’impression des documents que je rédigeais, et leur diffusion à toutes ses clientes. C’était déjà hors normes, mais je voulais en savoir davantage pour faire mieux qu’une énième biographie de chef d’entreprise. Nous nous sommes donc rencontrés pendant plusieurs mois. Dès le  premier rendez-vous, j’ai découvert un homme aux multiples facettes et aux multiples talents, exprimés avec une totale simplicité, une discrétion qui m’a poussée à le deviner autant par ses silences que par ses mots : « Rien de commun chez cet homme avec les grands capitaines d’industrie devenus au fil du temps de grands patrons spécialistes de la finance, membres de la Jet set et si souvent un tantinet arrogants et dominateurs. » écrit Jean-Marie Pelt dans sa préface. Je souscris pleinement à cette appréciation.

Daniel est un chef d’entreprise atypique, exerçant au sein d’un groupe important- le groupe Yves Rocher- avec des manières de responsable de PME, au four et au moulin, attentif à chacun, parfois épuisant, comme le dit avec humour un de ses collaborateurs : (« J’appelle son intuition un « excès de vitesse de l’intelligence » qui justifierait parfois un retrait provisoire du permis de penser »)  mais la plupart lui sont d’une fidélité rare à l’ère du turn-over frénétique. 
Il « mouille sa chemise » en participant personnellement, dans des conditions parfois précaires, aux expéditions scientifiques qu’il soutient, car rien ne l’enthousiasme davantage que de « frotter des cerveaux entre eux pour qu’en jaillisse des étincelles ».
Fou d’art et lui-même sculpteur, il parsème d’œuvres d’art ses bureaux, centres de thalasso et spas : « L’art, dit-il, est ce qui nous fait humain, une activité en apparence inutile, pas rentable, et pourtant essentielle pour aiguiser la sensibilité, l’analyse et l’esprit critique. »
Enfin, bien avant que ce ne soit la mode, il s’est passionné pour l’énergie solaire et la gestion de l’eau, et a soutenu des actions humanitaires et environnementales, engagements qu’il va perpétuer et approfondir grâce à la Fondation[2] qu’il vient de créer.
« Un homme comme Daniel Jouvance, homme d’affaires mais aussi aventurier, artiste et curieux de tout, est un bon exemple de l’état d’esprit que nous devrions cultiver dans une société plus équilibrée », dit de lui le Professeur Yves le Gal sous-directeur honoraire au Collège de France et correspondant du Muséum National d’histoire naturelle, collaborateur et ami de longue date de Daniel Jouvance.

Mon cher et tendre, en voyant le livre s’est écrié : « Et en plus il est beau ! Intelligent, généreux, sportif, amoureux de sa femme et de sa famille, dynamique… un peu agaçant, non ? » Ma fille aînée ironisait : « Tu vas avoir du mal à écrire sur un type aussi gentil, ça va ressembler à « Heidi au chalet » ». Le fait est que j’ai constaté qu’il est plus difficile d’écrire sur un homme sain que sur un serial killer ! Cependant, ce travail intense m’a aussi dynamisée, redonné espoir dans l'humanité, qui si souvent m'effraie. En lui rendant le manuscrit, je lui ai dit : « Je trouve que vous gagnez à être connu et je vous dis cela sans être amoureuse de vous, ce qui de ma part est une performance J. » Ce n’est pas si souvent qu’on rencontre, comme chantait Enzo enzo : « Juste quelqu’un de bien… » qui croit à la gentillesse plus qu'à l'agressivité comme moteur de progrès.

 

 

 


[1] Professeur de botanique, fondateur de l’Institut Européen d’Ecologie

[2] Fondation Daniel Jouvance, sous l’égide de l’Institut de France.

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Published by Françoise Simpère - dans Publications
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commentaires

francoise 03/10/2008 05:38

a tous: merci pour vos com" a bientot pour de nouveaux billets, mon sac a dos sent... le sac a dos, tres caracteristique comme odeur, et je n"ai quasiment plus rien de propre, donc il est temps... a Sam: effectivement entre le libre entreprise et le liberalisme financier qui est en train de demolir les economies et la planete, il y a une enorme derive, celle de l"argent virtuel, du profit a tout prix et de l"oubli qu"un chef d"entreprise, a l"originem risquait ses sous dans son affaire, ce qui n"est plus le cas aujourd"hui, les banques en fallite et les entreprises en difficulte pleurent misere aupres des gouvernements et n"assument pas leurs erreurs, et quand je dis erreur, c"est un euphemisme!A part cela, c"est reconfortant d"avoir rencontre en Australie plein de francais optimistes, aventureux, bosseurs, curieux... Qui a dit que les jeunes francais etaient defaitistes et assistes? Les medias... mais sur le terrain, y compris en France, on voit des choses bien encourageantes. Je vais bientot raconter tout ca ici. Pardon pour les fautes, le clavier qwerty n"est pas my cup of tea

S@m 01/10/2008 16:42

Contrairement à la compétition sportive, le rôle de chef d'équipe se construit le plus souvent dans l'inconscient collectif loin de tout esprit d'équipe, ce qui serait un comble pour un chef d'équipe dans une compétition sportive et, tant mieux, quelque part que certaines personnalités viennent déranger les idées préconçues de cet inconscient collectif.

S@m 01/10/2008 15:19

Beaucoup oublie que le libéralisme trouve son origine dans une soif de liberté de pensée issue de l'époque dite des "Lumières", soit contemporaine de l'émergence des sciences modernes, mais surtout initiatrice des droits fondamentaux de la modernité, soit une morale humaniste qui dépasse la simple morale puisqu'elle fonde les idées directrices de nos démocraties : "Liberté, égalité et fraternité" - en bref, voilà le libéralisme des origines. D'ailleurs, un libéral chez les anglo-saxons équivaut plus ou moins à un socio-démocrate et semble-t-il finalement que l'usage du terme libéralisme perde de plus en plus son sens originel au profit du sens que lui prête ses critiques. Alors sûr, dans une france ou libéralisme et socialisme s'opposent dans une logique d'opposition de classes socio-professionnel où le libéralisme se réduit de plus en plus à de l'économisme financier, la rencontre de quelqu'un comme Daniel Jouvance rompt avec cette logique. Reste que quelqu'un comme Daniel Jouvance n'a rien de contradictoire avec le libéralisme, c'est bien le prétendu libéralisme de l'économisme financier actuel qui est en contradiction avec ses présupposés. Cet économisme prétend se substituer aux présupposés qui le définisse, les droits fondamentaux - Cfr. Lois de plus en plus liberticides - et le libéralisme politique inversant quelque part les rapport d'effet et de cause, comme si soudain l'effet était la cause. Reste que la libre concurrence actuelle ressemble davantage à l'état de terreur qui précède le contrat social du libéralisme politique d'un Locke dès lors que cette libre concurrence s'apparente davantage à une concurrence arbitraire, une lutte de tous contre tous comme dans l'état de terreur décrit ci-dessus. Dans l'opposition du socialisme et du libéralisme en politique française, soit la logique d'opposition des classes règne davantage un sentiment de lutte que d'équipe, non ?!? Entre "patronnat" et "prolétariat", un sentiment de lutte plutôt que d'équipe ? Alors, sûr, une relation patronnale qui ne se pose pas en termes de lutte étonne...Pourtant, sans la liberté d'initiative des uns, impossible d'ouvrir de nouveaux espaces dans l'économie et sans l'action collective des autres, impossible de cultiver ces espaces. D'autre part, la liberté d'initiative ne vient pas seulement du patronnat. Patronner ne signifie-t-il pas : appuyer quelqu'un par son autorité et son influence ?!? N'est-ce pas cela qui étonne chez Daniel Jouvance, ce sens authentique du patronnat ?

Lalectrice miam-miam 01/10/2008 08:59

Bonjour!Je lis votre blog et vos articles avec attention et délectation.Je compte me procurer certains des livres dont vous "parlez"!Notamment celui-ci, et je vous dirai ce que j'en ai pensé.Votre ouverture d'esprit, entre autres, m'a permis de mieux m'accepter et je voulais vous inviter à lire mon blog, si cela vous dit.Comment vous envoyer l'adresse? (Vous avez la mienne, n'hésitez pas à vous en servir si vous avez le temps.)LaLectriceMiamMiam

francoise 29/09/2008 05:46

et si vous lisez le livre, dites moi ce que vous en pensez, c"est la 1ere fois que je me livre a ce genre d"exercice.

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