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21 mars 2007 3 21 /03 /mars /2007 17:11

Y-a-t-il une cohérence dans certains choix de vie, un fil directeur ?  On dit parfois qu’un écrivain écrit toute sa vie le même livre, même s’il en publie 50 : celui de ses obsessions.  Les miennes sont doubles : confiance et juste distance. Confiance en moi, confiance en les autres. Avec toutes les combinaisons à apprécier dans leurs conséquences. 

Pas confiance en moi, pas confiance dans les autres : ça donne froid dans le dos. Impossibilité de communiquer, inhibition sociale, refus du risque de la rencontre. Au pire, ça peut virer à la parano : ne pas parler à un inconnu de peur qu’il vous veuille du mal. En oubliant que n’importe quel ami, la première fois qu’on lui a parlé, était un inconnu. 

Confiance en moi, pas confiance dans les autres : au mieux c’est de l’individualisme, au pire de l’arrogance. Ou une prise de pouvoir. Qui vire vite à l’addiction, le pouvoir rend toxicomane. Et on finit par avoir besoin des autres pour exister. Et à déprimer quand on perd le pouvoir ou la célébrité. 

Pas confiance en moi, confiance dans les autres : naïveté, et risque de dépendance parfois insidieuse. Comme ces amoureux (ses) qui disent à l’autre : « Tu DOIS m’aimer, puisque je t’aime. Risque de chantage affectif. Déception cruelle de découvrir que la solitude est le seul bien vraiment à soi. 

Confiance en moi, confiance dans les autres : a priori un bon équilibre. Je peux aimer l’autre en confiance parce que, ayant confiance en moi, je n’en serai pas dépendant, je ne chercherai pas l’autre par peur de la solitude mais par goût de le (la) découvrir.  Mais il faut trouver le bon équilibre entre les deux confiances.  

 

D’où la deuxième obsession : la juste distance, applicable dans toute relation humaine. Entre l’addiction, qui rend le chômeur désemparé quand il a misé sa vie sur son travail (genre cadre des années 80 amoureux de son entreprise) et le (la) divorcé(e)  persuadé(e) qu’il ou elle n’existe plus faute d’être « en couple », donc entre cette dépendance excessive et l’indifférence qui rend étrangers des gens qui se côtoient quotidiennement  (disparition du lien social, de l’affectivité)  il doit bien y avoir non pas un juste milieu, mais une distance capable de se préserver sans agresser les autres, de s’abandonner sans se perdre. 

Ces deux obsessions ramènent à l’écologie ( J ) Cette science de l’équilibre du milieu, n’est-ce pas justement l’étude des interdépendances et des individualités, qui permettent aux espèces de cohabiter en harmonie pour maintenir la vie, sans se détruire.   

Faut que j’aille boire quelque chose, là, sinon je vais fatiguer…

A propos d'obsession, un ami m'a envoyé des photos de plantes bio qui montrent que la nature quand on lui fout la paix est assez coquine ...

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Published by Françoise Simpère - dans Humeur
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commentaires

françoise 21/03/2007 19:04

Merci pour ta lecture attentive et sensible. Je suis ravie de t'avoir apporté du plaisir!  Et d'accord avec toi:  faire du désir et du plaisir un acte de la vraie vie (et non séparé du reste) est politique...
J'espère que le printemps me donnera l'occasion de te rendre visite, à toi et ta douce.
bises

Lung Ta 21/03/2007 18:16

Bonjour Françoise
juste un petit mot pour te dire le plaisir à déguster tes bonbons de ton dernier recueil

Bcp aimé les nouvelles, tout ton style cru et doux, masculin et féminin à la fois, souvent très "politique", c'est à dire (à mon avis) intégré dans notre "vraie" vie : superbe "coup de boule" qui parle bien de la vision machiste ou féminine de l'acte, ramené dans ce contexte scolaire, où on "sy croirait", "Joli casting" et beau aussi, malgré le côté manipulation de Pierre, "Parking de nuit" est aussi un doux plaisir ouvert à tous, le secret de la droguerie/quincaillerie est un beau fantasme dans un endroit "autre" et hélas biens ouvent disparu (à quand le fanstamse dans les postes des campagnes avant qu'elles ne disparaissent ? ;-) , la "diva du labo" parle bien aussi de la misère sexuelle dans le monde de l'entreprise heureusement qu'il reste des possibilités de rencontrer ces moments se(a)crets de plaisirs comme tu les décris.

Bcp apprécié aussi tous ces courts textes comme la 2nde fois, ou Leurs queues, chaque homme est une musique, leurs salles de bain, aussi m'a fait bien sourire.

Moins fana de retrouver Lola dans son jeux de miroirs, mais intéressé tout de même par ces fantasmes à travers le miroir.

bref merci pour ces moments de plaisirs...

Bises

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