Présentation

Catégories

Désirs de lecturehttp://fsimpe

                                                                                                    première couv

                                              Nouvelle édition revue et augmentée. Pour se le procurer, cliquer sur le lien à droite de la page blog

                                                                                                     lien-guide.jpg
                                                                    des questions, des réponses, l'ouverture des possibles

L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture
Dimanche 22 octobre 2006 7 22 /10 /2006 15:38

Pour en finir avec les banlieues, voici quelques citations extraites d'un livre que j'avais publié en 1978 sur le sujet. On pourrait les reprendre aujourd'hui, preuve que les gouvernements sucessifs depuis près de 30 ans ont bien négligé le problème.

« La vie au vertical modifie le comportement des gens. L’être humain, naturellement, se déplace horizontalement. Les gens qui ont conçu les tours y ont tout placé : logements, parkings, centres de loisirs, commerces… cet excès de possibilités apparaît à première vue comme un avantage, mais en réalité il est vécu comme une cessation des rapports humains. Le sens du rapport, c’est l’horizontalité. (Dr Bensoussan, psychiatre, ELLE, 17.10.1977)

 « Il y a 40% d’immigrés à la cité Balzac, 60% dans la cité de transit et 100% à la Sonacotra… Français et immigrés se défendent contre la culture de l’autre, au lieu de défendre leur propre culture. Les français ont honte de dire qu’ils habitent à la cité Balzac, au milieu des arabes.» (militant communiste, Vitry/Seine, 1978)

 « J’ai demandé un poste d’éducatrice en milieu ouvert à la cité de transit. On m’a répondu qu’aucun poste n’était prévu. Je me suis étonnée parce que dans cette cité il y a des types de quinze ans qui y sont nés et sont plus qu’au bord de la délinquance. On m’a dit : « Justement, c’est une génération foutue, cela ne servirait à rien de nommer des éducateurs là-bas. » (Éducatrice, Créteil, 1978)

Je crois qu’en France, on veut trop organiser. Alors notre vie finit par manquer totalement d’imagination, et le seul rêve qui reste aux adolescents est une révolte dont ils savent en plus qu’elle ne les mènera à rien. » (médecin La Grande borne, Essonne 1978)

 Périodiquement, on défonce les boîtes aux lettres, on y met le feu, on vide les caves, on fouille les voitures, on arrache les sacs à main. » (médecin, idem)

 On sent le soir une peur latente, pas encore exprimée, mais il faudrait très peu de choses pour que ça explose. » (Militant communiste, Vitry, 1978)

 

 

 

 

 

On ne le trouve plus, sauf chez des bouquinistes ou des sites de livres épuisés, si ça vous intéresse, je peux le prêter, il m'en reste une dizaine.

 

 

 

 

 

Par Françoise Simpère - Publié dans : CHANGER
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Recherche

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés