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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 23:47

A Serifos, le camping face à la plage est fermé, fin de saison…Mais ouvert : portail non verrouillé. Un couple d’allemands et leur gamin y ont planté leur tente, ils passent  deux jours paisibles dans ce camping désert, peut-être même utilisent-ils les douches. Nul ne leur cherche  noise. 

A Koufounissia,  des baigneurs nus en côtoient d’autres en maillot, une vieille femme grecque toute de noir vêtue passe sur le chemin et murmure « Yassas » en les croisant, aucun regard gêné, aucune hâte à s’envelopper d’une serviette,  aucun exhibitionnisme non  plus. Plaisir simple de sentir l’eau et le soleil sur la peau.

A Paros,  des motards  roulent tête nue, tout doucement. Les routes ne permettent pas de foncer.  Ils ne mettent personne en danger, ni eux ni les autres.  Personne ne les verbalise.

Au-delà de ses difficultés économiques, la Grèce reste magique. A cause, ou grâce à cette façon de vivre simplement, de cultiver les liens sociaux et l‘hospitalité, de trouver un équilibre subtil entre le légalisme pointilleux de certains pays et le laisser-aller bordélique d’autres. Les lois y sont les mêmes qu’ailleurs,  mais avec de la plasticité.  Tant que leur transgression n’est pas gênante, on vous fiche la paix.

« Homme libre, toujours tu chériras la mer » écrivit Baudelaire, tandis que Hippocrate, père de la médecine, prétendait que pour rester en bonne santé, un homme ne devait pas avoir plus de trois pas à faire pour voir la  mer.  L’omniprésence marine explique-t-elle l’insolente santé des grecs,  dont j’ai déjà parlé. ? http://fsimpere.over-blog.com/article-21214381.html

Leur goût pour  la démocratie qu’ils ont inventée ou le souvenir de la dictature pas si lointaine (1967/1974) de la junte militaire  expliquent-t-ils leur  attachement à la liberté ?  (En Grèce, Elefteris ou Elefteria, qui signifient Liberté- sont des prénoms courants.) Toujours est-il qu’il existe  un important courant anarchiste en Grèce et qu’il suffit d’une étincelle - on l’a vu  en 2008- pour soulever les foules contre un pouvoir qui les déçoit.


Car du côté des politiques, les leurs  valent les nôtres.  « J’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale ». Cette historique phrase de Jacques Chirac lui avait valu cinq ans de cohabitation avec la gauche. Le premier ministre Caramanlis  vient de renouveler l’exploit en convoquant des élections législatives anticipées dans l’espoir  d’obtenir une forte majorité pour imposer sa politique sociale régressive.  Las ! Il a été blackboulé par le Pasok ( parti socialiste grec) et c’est Georges Papandréou, fils d’Andréas et petit-fils de Georges- qui vient de reprendre le pouvoir avec la majorité absolue.

 

 

 

Hélas, cela commence à changer. Jusqu’à l’an dernier, tout voyageur débarquant d’un ferry bien avant l’heure de son avion  pouvait finir sa nuit allongé par terre dans l’aéroport, je l’ai fait maintes fois. Cette année, pour la première fois, un gardien est venu déloger les dormeurs, et un panneau informe qu’il est interdit de s’allonger par terre pour dormir. 

 

 

 

 


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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 10:07

  … pas forcément les « grands » événements de la vie, pas forcément  Amour, Gloire, Fortune et Beauté, mais plutôt des instants fugitifs, des sensations. Qui donnent un mélange de plénitude et de jubilation et le sentiment que la vie vaut la peine d’être vécue.  Pour moi, et la liste est loin d’être exhaustive, c’est :

1. Quand j’écoute de la musique seule dans un bar, la nuit, dans une ville inconnue.

2.Quand je n’ai plus eu peur de l’eau, après 32 ans d’aquaphobie.

3. Quand au milieu de la baie d’Along dans une barque, avec un jeune vietnamien qui me décortiquait des crevettes, je me suis dit « Tu en as rêvé, tu l’as fait ! »

4.Quand mon manuscrit « le jeune homme au téléphone » a été accepté.

5.Quand une heure après la naissance de chacune de mes filles, j’ai réalisé qu’elles avaient « une heure », un âge exceptionnel !

6.Quand je regarde ces mêmes filles, adultes, et que je n’en reviens pas.

7.Quand j’ai plongé trois fois en apnée pour une charmante turlute sous-marine.

8. Quand mon père si sérieux m’a dit : « Je t’aime bien parce que tu me fais rire. »

9. Quand j’ai vu le « Belem » suspendu entre mer et brume dans le ciel de l’île de Groix, comme un vaisseau fantôme…

10.  Les « je t’aime » rares et partant si précieux que m’ont dit quelques-uns.

11. Quand je marche sur la plage et regarde mes orteils pousser l’eau et laisser leur empreinte sur le sable mouillé

12.  Après 36h de tempête d’équinoxe en voilier,  sans manger ni dormir, quand on a pris une douche chaude et couché dans des draps secs

13.  Quand le 10 mai 1981 le visage de François Mitterrand est apparu sur l’écran et que j’ai entendu un couple de vieux pleurer de joie, puis entonner « le temps des cerises ».

14.  Quand j’ai retrouvé un homme un an après notre rupture, parce que je savais que notre histoire n’était pas terminée… et qu’elle dure toujours

15.  Quand j’ai embrassé ma mère arrivant à 2h du matin à Serifos, épuisée mais ravie d’avoir pris seule l’avion, le bus et le ferry.

16.  A Serifos encore, après des semaines de salade grecque et tzatziki, quand un français m’a conviée à bord de son voilier pour partager avec ses 7 copains des œufs en meurette et du vin de Bourgogne.

17.  Certains moments de confidences en tête-à-tête.

18.   Quand je me pose au calme, seule ou avec quelqu’un que j’aime, avec de la musique et des bougies parfumées

19.  Les levers de soleil après une nuit à la belle étoile …

20.Quand j’ai osé des choses dont je ne me croyais pas capable

21.  En 1998 en Australie, quand j’ai vu pour la première fois un ornithorynque.

22. Quand je déguste un café frappé au Pirée à 4h du matin, après une nuit de ferry.

23.Quand j’écris un livre et que tout à coup j’ai le sentiment qu’une phrase transmet exactement ce que je souhaitais exprimer.

24.Quand je sens une odeur de figuier ou d’hélichryse italienne.

25. Quand je roule à vélo et que des lapins me regardent sans s’enfuir.

Quand je trie des photos et me réjouis d’avoir vécu tant de choses heureuses. (Il est vrai qu’on photographie rarement les moments malheureux :) )


 


 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:54

Léonidas était un modeste dessinateur industriel.  Lui et sa compagne Mariette coulaient des jours heureux dans une maison claire entourée d’un jardin dans lequel Mariette avait aménagé un carré de potager.  Elle y cultivait avec amour et sans pesticides de délicieuses salades qu’elle cueillait à la fraîche, effeuillait et rinçait rapidement sous le robinet.  Blotties dans un panier à salade métallique fermé par deux poignées souples, les feuilles de salade étaient essorées au jardin. Les pieds légèrement écartés, bien campée sur la pelouse, Mariette, d’un geste auguste et néanmoins gracieux,  balançait d’avant en arrière puis d’arrière en avant le panier à salade qui n’avait alors nulle connotation policière, faisant ainsi bénéficier son gazon d’un mini arrosage et ses épaules d’un exercice régulier qui leur donnait une fermeté et un arrondi- sans parler d’un léger hâle en été- propre à susciter la gourmandise vespérale de Léonidas.  Elle en profitait pour échanger quelques mots avec la voisine qui se livrait au même vivifiant exercice. Le panier à salade favorisait la santé des femmes et des pelouses ainsi que de saines relations de voisinage, que demande le peuple ? C’est alors que le patron de Léonidas lui proposa d’entrer dans un bureau de design au centre-ville, où s’élaboraient les objets de la société future.

Déménager, tu n’y penses pas ? s’écria Mariette. Et mes salades ? Comment les essorer ? - Qu’à cela ne tienne, chérie, s’écria l’inventif garçon, je vais résoudre ce problème ». Il y travailla toute une nuit et au matin, présenta à son patron le projet d’un objet composé d’un récipient dans lequel un autre récipient percé de trous et actionné par une manivelle tournait, chassant les gouttes d’eau de la salade par la force centrifuge. 

Séduit, le patron fit fabriquer une série test de l’objet, vendu avec l’argumentaire suivant: « Avec l’essoreuse Mariette- l’inventeur avait amoureusement dédié sa trouvaille à son amoureuse- plus besoin de jardin ni de balcon. » En quelques mois, le marché des « Mariette » explosa, et parallèlement se produisit une croissance rapide du marché immobilier citadin.  Interrogés sur ce phénomène d’exode rural et de modification de leurs goûts urbanistiques, les acquéreurs furent unanimes : «  Avec une « Mariette », plus besoin de jardin ni de balcon. »

On supprima donc les jardins au profit d’espaces verts sur lesquels il était interdit de marcher et de s’asseoir, et les balcons aussi, en raison des risques de chutes inhérents aux immeubles de grande hauteur. Quelques années plus tard, le verrouillage des fenêtres devint obligatoire, ainsi que les portes blindées qui permettaient à chacun d’être « tranquille chez soi ».

« Des voisins ? s’étonnait Mariette quand on lui posait la question. Non, y en a pas, je ne sais même pas qui habite sur notre palier, alors en dessus ou en dessous… »

Elle ne s’en plaignait pas, l’invention de Léonidas leur avait fait gagner assez d’argent pour s’offrir de multiples objets. Il suffisait de descendre au Centre commercial en bas de l’immeuble.  On pouvait même y aller au cinéma. C’était le Progrès.

Heureusement, il reste dans la Ville des recoins à découvrir… Toutes les photos de ce billet ont été prises à Paris sur Seine.



 


 


 


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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 12:27

L’odeur des bébés, subtil mélange de lait, de peau tiède, de couches souillées et de sueur douce. Odeur sereine, sublimée par l’amour inconditionnel des parents pour la moindre régurgitation de l’enfant.

L’odeur du travailleur en fin de journée, imprégnée de son labeur. Sueur forte, incommodante pour la majorité des gens, mais transformée par le désir en senteur fauve et virile. Excitante. Fragile. Il suffira de peu pour que la femme s’écrie à l’homme qui la prend dans ses bras : « Va te changer, tu pues la transpiration ! » Elle ne peut plus le  sentir. Son odorat avant son cœur et bien avant sa raison exprime le désamour.

L’odeur de l’amant endormi. Plaisir de humer sa peau satinée sans le réveiller, d’un souffle léger faire s’envoler un peu de ses effluves et constater, troublée, qu’il sent comme soi. Il y a parfois ce miracle de gémellité entre deux amants : ils ont la même peau, la même odeur, et donc ne se quittent jamais. Il leur suffit de passer leurs doigts au creux de leurs aisselles ou de leurs cuisses pour retrouver l’empreinte de l’aimé(e).

L’odeur sure des vieilles dames, comme on parle des pommes sures… Un peu aigrelette, un peu passée, mais adoucie par le parfum de rose de la poudre de riz qu’elles tapotent sur leurs joues avec une houppette, ultime coquetterie des femmes que nul ne regarde plus.  Odeur du temps qui passe et des souvenirs aussi : « Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle »…

L’odeur des trains de nuit qu’en rebelle suspecte j’aime regarder filer du haut des passerelles.  Métal chaud,  poussières brûlantes, herbes froissées le long des voies de campagne. Puis le silence au parfum d’étoiles.

L’odeur de mon île, là-bas, en Grèce… Avant même l’accostage du ferry parviennent aux narines les senteurs des Hélychrises italiennes, anisées, épicées, portées par un soleil ardent qui embaume l’iode et la mer, éveillant en moi des désirs d’oursinade.

Sentir le monde, les gens… Et se souvenir que l’argent n’a pas d’odeur.

 

 

 

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 00:04

Pas écrit ici depuis dix jours. Pas envie. Ca arrive…  et du coup j’ai fait plein de choses.

Quatre jours de montage vidéo avec ma fille Lauranne, plaisir de créer ensemble. Pareil avec les amis : les liens sont plus forts quand on bosse, nage, plonge, randonne, milite, etc. ensemble que lorsqu’on « s’appelle et on dîne. » Les amoureux n’échappent pas à la règle. Passée la phase hormonale,  les câlins s’affadissent s’il n’y a pas un univers à découvrir et des passions à partager. See, sex and songs...

Revisité le musée de Charroux (dans l’Allier, entre Vichy et Clermont-Ferrand) qui s’est enrichi de moult objets anciens de la vie quotidienne.  Dans tous les pays, je vais voir les musées d’Art et tradition populaires et constate que face aux besoins élémentaires, les humains inventent partout les mêmes objets : la roue ronde pour se déplacer vu que les roues carrées font mal aux fesses, des paniers pour transporter les aliments, des jarres pour le vin et l’huile… et pour les travaux, des outils qui ont TOUS pour but d’économiser l’huile de coude et l’effort, seules énergies disponibles durant des siècles. D’où l’invention du levier, de la roue dentée, de la poulie et de la manivelle…  
Parlez-en à Daniel, passionné d’horloge, qui restaure celles de Charroux et d’ailleurs. Il suffit d’un rien de déréglage dans une roue dentée pour fausser le temps.
www.charroux.com .


Non, je ne vous fais pas le coup du « c’était mieux avant », car dans ce village qui fût très actif pendant la Révolution française, les inventions d’aujourd’hui entrent en synergie avec les talents d’hier. Sans Internet, le bougitier (ben oui, le fabricant de bougies !)  aurait du mal à faire connaître ses créations au-delà des 320 habitants,
le savonnier qui travaille dans sa boutique pendant les sept mois où viennent des visiteurs ne pourrait pas poursuivre son activité en hiver, alors que grâce à son site www.savonnerie.net il expédie ses drôles de galets de couleurs dans le monde entier. 

Heureuse de mes nouvelles rencontres, je suis rentrée à la maison en calculant que si, de nature sociable, j’arrive à m’intéresser- je dis bien m’intéresser, pas seulement croiser- à une personne par jour, cela n’en fait qu’environ 350 par an (il y a des jours où je ne mets pas le nez dehors), soit 24 500 en 70 ans de vie sociale (5 à 75 ans), c’est-à-dire la population de Lisieux (Calvados) ou de Villeneuve la Garenne, soit O,O38% de la population de la terre, ce qui signifie que plus de 99,96% des terriens me resteront inconnus malgré mes aspirations voyageuses et liantes, et qu’évidemment 99,96% des terriens ignoreront jusqu’à mon existence ! Rien de tel que ce genre de calcul pour se rendre compte qu’une vie humaine est très courte et que soi- même on est un grain de poussière. Ca ramène les ego à de plus justes dimensions.

Mais si à l’inverse je pense qu’à 50 ans, au rythme précité, j’ai été amenée à m’intéresser à 15750 personnes- la population de Guéret, dans la Creuse- cela signifie que je dois consacrer du temps à 43 d’entre elles par jour, si je veux garder le contact avec chacune, ne serait-ce qu’une fois par an. Ce qui est évidemment impossible, à moins de ne rien faire d’autre.  Ou de lâcher en cours de route quelques uns des liens noués, mais lesquels ? Bref, mon goût des autres a certainement nui à ma carrière et à mon sommeil, mais il m’a permis aussi d’être fort peu consommatrice vu que je n’ai pas de temps à perdre avec des objets inanimés. Il m’a permis aussi d’écrire des livres où se mêlent réalité et fiction, dont certains ont été achetés par plus de lecteurs que je ne pourrais rencontrer de personnes dans toute ma vie, et poum, voilà que tout ça me donne le vertige.

A part cela, la Verveine du Velay et les macarons concoctés par une Charloise (=habitante de Charroux) dont je tairai le nom étaient  grandioses.




CE 20 AVRIL, JULIEN COUPAT, N°D’ECROU 290173, EST DETENU DEPUIS 157 JOURS, TOUJOURS SANS AUCUN INDICE PROBANT DE CULPABILITE. CE SERAIT ABSURDE ET RISIBLE SI CE N’ETAIT PAS UN DENI DE JUSTICE GRAVE? A RAPPELER SANS CESSE
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 15:54
... mais juste une petite annonce. Y-a-t-il un lecteur ou une lectrice de Paris ou proche banlieue parisienne qui pourrait prêter à Martine Asselin (la réalisatrice Québécoise de "la Grande amoureuse") un siège auto pour enfant de 8 mois pour la période du 28 avril au 18 mai? Merci d'avance!
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 17:56

Rimouski est une ville du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette à environ 325 km au nord-est de la ville de Québec. Elle regroupe environ 57 250 habitants, incluant 15 000 étudiants[3], sur la rive sud de l'estuaire du Saint-Laurent. Il y fait parfois assez froid, mais les programmateurs culturels n’ont pas froid aux yeux et, comme je l’ai déjà constaté au Québec, on s’y interroge sur des sujets « tabous », sans réticence et avec curiosité.  « La grande amoureuse » a été diffusée une dizaine de fois sur la chaîne québécoise Canal Vie et a été sélectionné pour le prochain festival de cinéma de Vancouver, en octobre 2009. Côté diffusion TV en France, toujours rien à signaler.

Fiction

Le Cinéma Paraloeil de Rimouski invite la population à un Spéciale St-Valentin sans tabou qui se déroule sur deux soirs, le vendredi 13 février 17h et 19h30 puis le samedi 14 février 17h. Pour ceux et celles qui n’ont pas froid aux yeux...

Vendredi 13 février
17h : LA GRANDE AMOUREUSE
de
Martine Asselin | 2007 | 52 min.

Pourquoi serait-il mieux d’aimer une seule personne que plusieurs? C’est la question que se pose Françoise Simpère, une écrivaine française résolument hors-normes – « mais tout à fait normale » – qui a décidé de vivre sa vie à sa manière, en maintenant des relations avec plusieurs amoureux à la fois. Réalisé par une jeune cinéaste de Québec, La grande amoureuse dresse un portrait attachant de cette mère de deux enfants, mariée depuis plus de 30 ans, dont la manière de vivre en choque certains et en inspire d’autres.

19h30 : SEPTIÈME (Wolke 9)
de Andreas Dresen | Allemagne | 2008 | v.o. allemande avec s.-t.f. | 94 min.

Au coeur de ce film allemand – sélectionné au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard – il y a la vie amoureuse et sexuelle d’une sexagénaire, Inge, qui tombe follement amoureuse de Karl, célibataire de 76 ans. Mais Inge est mariée depuis trente ans à Werner, un professeur à la retraite enlisé dans ses habitudes. Oeuvre érotique et audacieuse, qui questionne la liberté d’aimer des personnes âgées. Suivi d’une discussion en présence de l’Association des retraités de l’UQAR et l’Association des aînés et aînées de l’UQAR. EN REPRISE LE SAMEDI 14 FÉVRIER À 17H.

 











AUJOURD’HUI 16 FEVRIER, JULIEN COUPAT EN EST A SON 94è JOUR DE DETENTION,TOUJOURS SANS AUCUNE PREUVE QU’IL AIT COMMIS LE MOINDRE FAIT DELICTUEUX. EXIGESONS SA LIBERATION,QUI N’EMPECHERAIT NULLEMENT L’ENQUETE DE SE POURSUIVRE SI NECESSAIRE

 


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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 11:23

 … à écrire sur les difficultés hommes/femmes, la misère sexuelle ou la lutte des classes quand tout est magistralement résumé dans cette petite perle que j’ai en vinyl et ai retrouvé sur le Net. Merci Web du grand tout qui répond à toutes mes questions existentielles et trouve des références sur n’importe quel sujet, y compris « Betterave rouge en Roumanie » (146 000 références tout de même) « recette du pipi de rat » (24500 références) ou « paupiettes en peau de couille » (1040 références) je ne me lasse pas de ce jeu.

http://www.musicme.com/Henri-Tachan/albums/L'integrale-(Vol.-3)-(1974-A-1978)-3298492261734.html?play=01_15#


 

AUJOURD’HUI 6 FEVRIER, JULIEN COUPAT EN EST A SON 83è JOUR DE DETENTION SANS PREUVE. IL NE POURRA PAS SE PROMENER TRANQUILLEMENT AU SOLEIL COMME VOUS OU MOI

 

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 08:00





Et bonnes vacances à ceux qui partent ou bullent tranquillement chez eux!

J'ai comme un coup de flemme moi aussi.
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17 décembre 2008 3 17 /12 /décembre /2008 23:52



Mercredi 17, point final à 10h. Impression achevée à 13h. Manuscrit rendu à 18h. Il était temps, trop de concentration et de tension commençait à me fatiguer, d’ailleurs, j’ai tout relâché dimanche soir : syncope dans ma salle de bains. J’ai l’habitude, quand je suis crevée, je me retire du monde. Relâchement total, trou noir, aucun souvenir de ce qui s’est passé entre le moment où je me suis dit « Vais me coucher, j’suis crevée » et  mon réveil vautrée sur le carrelage. Une minute d’évanouissement détend mieux que trois heures de sommeil, et puis c’est bon de voir en se réanimant le regard inquiet de mon cher et tendre, on se sent choyée tout soudain 
J  .

Dans ce monde poutt-poutt comme dirait Bori, chanteur québécois à la voix basse et brume dont je vous recommande particulièrement la chanson « les choses » sur http://www.postedecoute.ca/catalogue/album/bori-bori  il est bon parfois de fuir (Eloge de la fuite, lien à gauche). Si l’évanouissement n’est pas votre tasse de thé, je suis allée voir Pep Bou, un catalan faiseur de rêves à base de bulles de savon ondulantes comme des miroirs déformants dans lesquelles il enferme ses songes tandis que des mains de son pianiste glissent comme des perles irisées les notes rondes de Debussy. En fin de spectacle, il entre sans hésiter en costume et chaussures dans un bac plein de liquide savonneux- gamin, il devait être du genre à « jouer à l’eau »- et finit sa danse rêveuse, blotti dans une bulle géante.  www.pepbou.com



Pas de quoi rire, le monde actuel ? Oh que si, mieux vaut en rire pour montrer les faux-semblants et les vrais mensonges des entreprises qui affirment laver plus vert. 4200 internautes ont voté sur le site des Amis de la terre (http://www.amisdelaterre.org/)  pour élire les Prix Pinochio des plus gros mensonges en matière de développement durable. And the winners are : le groupe
Louis Dreyfus pour le non respect des droits humains (exploitation et esclavage au Brésil pour la production d’éthanol) et Areva pour les prix « Environnement » : graves incidents nucléaires au Tricastin et « Greenwashing » campagne faisant passer le nucléaire pour une énergie propre !  Dit comme ça, ce n’est pas drôle. Présentée hier à l’Entrepôt (Paris 14è) par de jeunes comédiens pleins de verve, la remise des prix était un spectacle hilarant, d’où on sortait plus intelligent,  pas mal !  Nous y sommes allés avec Anne-Sophie, l’aînée de mes filles, qui invective depuis plus d’un an la Banque Européenne chaque fois qu’ils financent des projets d’exploitations minières polluants et dangereux. Autant dire qu’elle a du boulot !


J’ai gardé la plus belle évasion pour la fin : un spectacle de danse  de Dave St Pierre plein de danseurs et danseuses nus. Les danseurs ont envahi les travées et certains se sont assis sur les genoux des spectateurs. J’ai eu cette chance et peux garantir que palper les fesses d’un danseur est un bonheur de sculpteur, je me suis prise pour Michel-Ange. A la fin du spectacle, les danseurs glissent sur un sol trempé d’eau comme sur une patinoire, on croirait des sirènes qui se croisent et se frôlent, puis leurs corps nus finissent enlacés, magnifiques. De quoi s’évanouir, mais cette fois ci de plaisir !

 

 

 

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