Jeudi 3 avril 2014 4 03 /04 /Avr /2014 10:26

C'est l'histoire d'une fille aux alentours de la trentaine qui se demande ce qu'il reste à vivre d'intéressant quand on a, comme on dit, « tout pour être heureuse ». Autour d'elle, ses ami(e)s se marient, prennent un crédit, envisagent un bébé... Ce bonheur là ne la tente pas, tant elle trouve stupéfiant que des filles brillantes, drôles et dynamiques concentrent désormais leurs conversations sur le caca du nouveau-né ou les traites à payer.

L'engagement politique ? Elle a déjà donné quand elle était étudiante, et constaté combien le pouvoir corrompt : « Ils avaient des idées mais pas le pouvoir de les réaliser, ils ont le pouvoir mais plus envie de réaliser leurs idées. »

Alors elle regarde le monde avec une lucidité que lui a donné un drame précoce, la mort de son père dans un accident de voiture : Dans son esprit d’enfant, autrefois, n’existaient que ses parents, entité chaude et rassurante sans failles ni défaillances, entièrement vouée à sa protection. Cet univers sûr s’était écroulé un jour d’août brûlant. Depuis, Marine savait la fragilité du bonheur et l’imprudence qu’il y a à trop compter sur lui. »

Dans son exploration du monde, elle rencontre deux émigrés de l'Est rêvant de leur pays comme d'un paradis perdu, une vieille dame fantasque, un italo-grec séduisant, un amant de sa mère devenu un ami fidèle, une copine d'enfance en plein chagrin d'amour, et surtout Antoine, qui, comme elle, cherche à transformer la réalité pour qu'elle colle à ses rêves.

C'est l'amour fou, d'autant plus fou qu'il semble s'arrêter aux portes du désir. Si ce n'est que Marine veut bien « Jouer au monde » avec cet homme, mais pas s'y perdre.

C'est l'histoire d'une fille qui découvre combien il est important d'être acteur de sa propre vie quand autour de soi le monde semble en pleine décomposition. Et pas du tout « un livre pour stimuler la sexualité des couples » comme je l'ai entendu dire à la radio par une journaliste qui ne l'a visiblement pas lu...

Pour l'écrire, j'avais pris plusieurs mois de congé sans solde, au terme desquels, déjeunant avec un médecin collaborateur de ma rubrique, celui-ci m'avait rappelé, inquiet : « Hier, vous m'avez fait peur, vous sembliez dans un autre monde. » J'avais effectivement du mal à réintégrer la réalité déplaisante de cette époque, tout comme je me suis sentie assommée dimanche soir en regardant ce monde de fous qui perdure. Mais en grande partie grâce à ce livre, j'ai heureusement appris à « Jouer au monde », à l'amour, à l'humour, à l'amitié, à la lucidité. Et je regrette infiniment que ce roman, qui arrive en fin de vie- l'édition est un produit de plus en plus rapidement périssable- n'ait pas comme ont dit « trouvé son public ».

Forcément, si les gens ont cru qu'il s'agissait encore d'un manuel érotique ils ont dû être déçus !

 

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Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 13:39

Puisqu'il n'est pas dans l'ADN des politiciens ( « ce n'est pas dans l'ADN », expression très mode en ce moment) de changer de logique de pensée même quand la réalité démontre chaque jour que leur logique est dépassée, ne marche pas et pire : aggrave les problèmes, (une exception : l'Italie, où le nouveau chef de gouvernement a décidé d'abandonner la politique d'austérité vu ses piètres effets), cherchons le plan B.

utopie« Plan B », autre expression à la mode pour dire « solution nouvelle à un problème ancien non résolu par les logiques du passé ». Je vous en ai parlé en 2013 , notamment  d'un bar associatif de Poitiers appelé « Plan B ». Il fonctionne toujours, avec des menus à 12 euros préparés à base de produits de saison, bios autant que possible et locaux, plus des spectacles de musique, animations, conférences... originaux, qui créent de vrais liens entre les convives, bref une ambiance comme on les aime. « Et de bonnes bières » conclut un habitué.

Plan Bières1A propos de bières, j'ai rencontré à Clermont-Ferrand Jean-Baptiste Loiseau et Anne-Lise Amiot. Après avoir bossé en entreprise, tous deux ont eu envie de travailler en harmonie avec leurs idées, et pour un produit qu'ils aiment. En l'occurrence la bière, mais pas n'importe laquelle. Ils décident de brasser à petite échelle- micro-brasserie artisanale- avec de l'eau pure, des malts, houblons et autres ingrédients issus de l'agriculture biologique, et de réduire les transports, d'où une diffusion exclusivement locale auprès de nombreux partenaires : bistrots, cafés, vendeurs, marchés, et naturellement l'Empire du Malt, the caviste en bières qui diffuse notamment l'Auv'alie, la bière dédiée aux rugbymen Clermontois de l'ASM. Jean-Baptiste et Anne-Lise suivent des stages dans des brasseries artisanales, dégotent du matériel d’occasion, cherchent des financements, et Anne-Lise suit une formation universitaire de brasseur à la Rochelle.

planBières5Le 8 mai 2012, sortent leurs premières bouteilles avec un logo simple : Plan B, comme Brasserie et Bières Blanche, Blonde, Brune et amBrée. Auxquelles s'ajoutent des bières de Printemps, des Vacances et de Noël. Modérément alcoolisées, car ces deux amateurs considèrent que la bière est une boisson conviviale dont on boit généralement plus d'un verre par soirée, et qu'il est préférable de la faire légère, ce qui ne l'empêche nullement d'être goûteuse, plutôt que de s’assommer dès la première demi-heure avec de l'alcool en excès.

planBières4Le résultat est concluant : après une année et demie, leur production de 800 litres par semaine s'écoule si bien qu'ils vont passer à 1600l par semaine. Tout comme le plan B de Poitiers, celui de Clermont-Ferrand organise ou participe à de nombreuses manifestations locales autour de la musique, de la St Patrick ou d'événements sportifs. Ce n'est plus seulement de la bière, c'est aussi du plaisir plein la tête. Autre projet : fédérer les agriculteurs locaux, notamment producteurs de céréales autour d'un label « Auvergne bio » car jusqu'ici, faute d'offre locale suffisante, le Plan B doit acheter ses ingrédients bio au-delà du département.

Il y a moult- et malt- autres plans B dans le monde, il suffit de demander à Google pour en trouver, et sans compter sur d’hypothétiques sauveurs, imaginer le sien propre pour faire de ses rêves une réalité et de sa réalité un rêve. (devise de ce blog « Jouer au monde »)

 

 

 

 

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Mardi 25 mars 2014 2 25 /03 /Mars /2014 16:38

En 2004, il y a juste 10 ans, la réalisatrice  Martine Asselin me contactait pour me dire son envie de faire un film sur les amours plurielles à partir de mon expérience de plus de 30 ans sur le sujet. J'étais réticente, mais Martine a pris tout son temps pour qu'on se parle, pour rencontrer un maximum de personnes de mon entourage et pour m'accueillir au Québec afin que je la connaisse mieux. Alors je lui ai fait totalement confiance et j'ai bien fait : même si en 10 ans j'ai évolué sur quelques points je reste totalement en accord avec ce film.

 chmplain1Le film « La grande amoureuse » a été diffusé en mars 2007, rediffusé une dizaine de fois sur  la chaîne québécoise Canal Vie et présenté à de nombreux festivals. Chose curieuse, alors qu'un producteur parisien pensait qu'il allait facilement intéresser une chaîne française avec ce sujet, aucun n'en a voulu. Il y a 7 ans, le polyamour ne faisait pas encore les choux gras des médias.

Certains internautes ont commandé le DVD, quelques projections privées ont été organisées...

 La dernière projection aura lieu jeudi 3 avril dans un village de Haute-Savoie, les Houches, à l'initiative des ateliers Equithés qui travaillent sur les droits humains, le partage des savoirs et des ressources, le bio, les cultures différentes, bref rien que des sujets qui m'intéressent et c'est pourquoi j'y serai.

Quand je dis « Dernière projection », cela signifie aussi dernière à laquelle je participerai. Parce que j'ai dit tout ce que j'avais à dire sur le sujet, et aussi parce que ma fille, qui a 16 ans dans le film, ne se reconnaît évidemment guère dans l'ado en mutation qu'elle était, à présent qu'elle est une jeune femme belle et bien dans sa peau.

Amis des Houches, de St Gervais, Chamonix, Megève et Genève, n'hésitez donc pas à faire le déplacement, vous pourrez dire: "J'y étais!"

La présentation du sujet commencera à 20h30, la projection de la grande amoureuse à 21h, suivie d'une discussion avec les participants.

Ceux qui souhaitent dîner sur place entre 19h30 et 20h30 peuvent réserver auprès de Yohann Catland, organisateur de cet atelier : 04 50 54 55 20. Attention : le nombre de places au dîner est limité !

Ateliers Equithés

65 rte des S'nailles
F-74310 Les Houches
04 50 54 55 20
atelier.equithes@free.fr

 

 


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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 10:47

fran_oise_22.jpgQuand j'étais ado, ma place de tête de classe systématique rendait les garçons admiratifs de mon "intelligence", mais craintifs aussi, de sorte que j'avais un mal infini à me sentir séduisante, et c'est un euphémisme! Du coup, le premier qui m'a lancé: "Ton côté Version Latine m'horripile, par contre j'adore te regarder quand tu écris en haut du tableau et que ta minijupe remonte, car tu as un beau petit cul", celui-ci donc me fit fondre de plaisir!
fran_oise_45.jpgLes 40 années suivantes, les appréciations masculines achevèrent de me convaincre que, finalement, je n'étais pas un thon. Ça fait du bien...
Mais voici que depuis un an environ, nombre d'hommes pointent à nouveau mon intelligence et mon acuité d'esprit pour dire qu'ils sont charmés. Comme quand j'étais ado. Mais cette fois-ci, cela ne me déçoit pas. Les années passant, je souscris au proverbe chinois qui recommande à l'homme: "Aime une femme pour son intelligence plutôt que pour sa beauté, votre amour sera plus durable."  Et puis "mes" hommes aussi prennent de l'âge, et je leur trouve toujours du charme, par cette magie qui fait que le regard aimant, véritable caméra infra-rouge, traverse les strates du temps et retrouve, fugacement mais toujours, l'émotion des premiers échanges.

 

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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 11:52

Face à l'adversité, deux façons de réagir : s'en prendre aux autres ou à soi. Ce qu'on appelait autrefois les personnalités de type A ou B. Par exemple, s'il perd ses clés, le « type A » s'énerve, vocifère, appelle tous ses proches pour leur demander « ce qu'il ont bien pu faire de ses clés qu'il est sûr de leur avoir prêté un jour », va déposer plainte pour perte ou vol ( « Perte ou vol, monsieur ? Ce n'est pas le même formulaire » s'insurge le cerbère policier) et lorsqu'il retrouve enfin le trousseau dans la poche de son blouson, clame à qui veut l'entendre qu'un naze quelconque lui a fait une blague pour lui faire croire qu'il perd la tête. La maladie d'Alzheimer, est la hantise des papy-boomers qui s'en croient atteints dès qu'ils ont quelques DADA : déficits d'attention dus à l'âge. Mais ne leur parlez pas d'âge, ils détestent ça ! Le papy-boomer ne vieillit pas, il mûrit, grisonne gentiment et trouve détestable que des gamins de 40 ans le vouvoient, ça fait bourge... Le type A , qui s'échauffe facilement, est candidat à l'infarctus, à l'AVC et aux accidents de la route, toujours provoqués par des imbéciles qui se croient tout permis.

Les personnalités de type B perdent aussi leurs clés mais alors elles battent leur coulpe, s'en veulent d'être si étourdies et prennent rendez-vous pour une consultation Alzheimer dès que la chose se répète deux ou trois fois. Avec les frais que cela induit pour la collectivité, leur angoisse, et la nuisance de traitements dont l'efficacité est sans doute inférieure à la stimulation naturelle et régulière des neurones par une vie sociale et culturelle nourrie. (tiens, les vieux bonzes qui pensent que les « intermittents du spectacle» sont des parasites sociaux : pas du tout, ils contribuent à l'équilibre mental de leurs contemporains!) Les « type B » qui « se rongent les sangs » sont candidats aux ulcères, dépressions, voire cancers ou suicides quand l'adversité dépasse la perte d'un trousseau de clés.

Il existe une troisième voie, pacifique pour soi et pour les autres : la confiance en soi et en son étoile. C'est un fait corroboré par aucune étude scientifique autre que mes années d'expérience, mais j'ai remarqué que cette confiance a souvent des retombées positives, et au moins, évite de se ronger les sangs et de faire chier les autres.

J'ai déjà raconté comment j'ai retrouvé un chèque égaré de 9000 francs en écoutant simplement la voix nocturne qui m'indiquait où le retrouver. Que ce soit une divinité quelconque ou mon inconscient qui m'ait inspirée, c'était le résultat du processus que j'avais enclenché: parcourir en mémoire ce qui s'est passé depuis la dernière fois qu'on a vu l'objet. Lorsque se produit un « trou » dans cette remontée du temps, c'est mauvais signe, signe qu'à ce moment précis l'objet s'est défilé. Car l'objet inanimé a une âme, tout poète le sait. Observer les replis et malices de cette âme aide grandement à ne plus se laisser surprendre.

A force d'étudier les mœurs de la seconde chaussette- celle qui manque régulièrement lorsqu'on range le linge propre- j'ai découvert sa propension à tomber du monceau de linge sale dans l'escalier du sous-sol (qui, n'ayant pas de nez de marches, avale et cache prestement ladite chaussette, la complicité des objets entre eux pour échapper à l'emprise humaine est surprenante mais je les comprends) et à se coller aux parois du tambour de la machine à laver. D'où l'habitude prise de jeter un coup d’œil sous l'escalier du sous-sol AVANT de mettre la lessive en route, et de faire tourner manuellement le tambour APRES la lessive pour décoller les chaussettes tapies sur la paroi. Résultat : plus de seconde chaussette manquante ou presque.

Mais revenons à la méthode C : lorsqu'il s'avère que l'objet a fugué en profitant d'une faille d'attention, la probabilité de le retrouver s'amenuise. C'est alors qu'intervient la confiance en soi et en son étoile. Inutile de battre sa coulpe, ça fait mal et ne sert à rien, ni d'invectiver les autres. Une seule certitude réconfortante : l'objet est quelque part sur cette planète, et moi aussi. Je sais qu'il existe, lui aussi me connaît. Par conséquent, il y a plus de chances que nous nous retrouvions qu'il n'y avait de chances de nous trouver quand ni lui ni moi ne connaissions notre mutuelle existence : cette première « rencontre » ayant eu lieu, pourquoi perdre foi en des retrouvailles ?

Par parenthèses, cette méthode fonctionne aussi en amour. A chaque rupture, je me dis qu'il y avait une chance sur 3 milliards que je rencontre cet homme, une sur trois millions pour que nous nous plaisions, et même si, au moment de la rupture, la conjoncture paraît nettement défavorable, il y a désormais plus d'une chance sur 3 milliards pour que nous nous retrouvions un jour pour une relation pas forcément passionnelle- tant mieux, la passion n'est pas faite pour durer- mais éventuellement amoureuse ou tendrement amicale. Cela vous fait sourire ? Pourtant, il m'est arrivé un, trois, cinq, voire dix ans après la rupture, de renouer avec ces amours des liens qui cette fois-ci n'ont pas de terme prévisible, car plus aucun des enjeux qui fragilisent les relations.

Et s'il ne revient pas ? Objecterez-vous. N'étant pas encore morte, ni lui, rien ne prouve qu'une retrouvaille est impossible. Cette conviction me rend sereine, jusqu'au moment où le souvenir de la personne (ou de l'objet) s'est si estompé que leur retour n'a plus en fait d'importance. Je ne dis pas que cela efface toute mélancolie- c'est joli, d'ailleurs, la mélancolie- mais ça protège des chagrins destructeurs. 

Pour en revenir aux objets, j'ai égaré un été mes papiers de voiture. Mon retour sur le passé récent m'indiqua qu'ils avaient du s'enfoncer dans le sable lorsque le sac de plage s'était renversé. Vu la difficulté à faire comprendre aux CRS que les papiers de ma voiture prolongeaient leurs vacances, j'en fis cependant faire des duplicata. Quinze mois plus tard, je reçus mes papiers originels dans une enveloppe expédiée de Normandie, sans un mot d'accompagnement. Quelqu'un les avait trouvés et avait durant plus d'un an négligé de les renvoyer. Leur état impeccable prouvait en effet qu'ils n'avaient pas longtemps séjourné dans le sable humide. Et que j'avais eu raison decroire leur retour possible.

Puis ce fut la fugue d'un porte-carte contenant de l'argent, des chèques vierges et ma carte d'identité. J'avais peu de chances d'en retrouver le contenu, mais gardais intacte l'idée de retrouver le contenant de cuir vert, dont je situais la disparition à moins de dix mètres de chez moi, sans doute lorsque, pressée d'ouvrir ma porte, j'avais sorti les clés de mon sac avant d'arriver et fait tomber le porte-carte. Quatre jours passèrent. Le cinquième je retrouvai dans ma boîte à lettres le porte-carte et son contenu, y compris l'argent liquide, accompagné d'un message: « J'ai trouvé ceci dans la ruelle près de chez vous, et en lisant votre carte d'identité, j'ai su que c'était à vous. Signé : votre voisin du dessus. J'ai remercié chaleureusement le voisin, grondé mon porte-cartes qui n'avait pas souffert de son escapade malgré le crachin, et décidé de ne plus le mettre dans la même poche de sac que mes clés.

Car c'est un élément essentiel de la méthode C : tirer des enseignements de chaque expérience, pour ne pas tomber dans ce que Freud nomme « le principe de répétition », qui consiste à refaire inlassablement les mêmes erreurs. Les types « B » enclins à s'auto-flageller en gémissant « c'est toujours sur moi que ça tombe ! » (les objets perdus, les hommes malveillants, les loubards malintentionnés) ont tendance à répéter à l'envie les mêmes schémas, tout en s'étonnant qu'ils aient les mêmes conséquences. Exemple mondain : si Valérie T avait observé avec neutralité- sans s'en réjouir- la manière goujate qu'a eu François H. de dire d'elle « j'ai rencontré la femme de ma vie » en oubliant ses 25 ans avec Ségolène R. et ses 4 enfants, elle ne serait pas étonnée aujourd'hui de la manière goujate dont il l'a congédiée comme un monarque change de favorite. On peut même espérer qu'elle aurait eu le bon sens de le quitter la première !

Que les romantiques persuadées que leur amour va changer le macho indélicat en féministe tendre déchantent : un homme peut évoluer, mais le fonds demeure et réapparaît volontiers au galop, comme le naturel du proverbe. Cela n'empêche aucunement de vivre une belle histoire avec lui, mais en sachant, comme pour les chaussettes, passer régulièrement une main à l'intérieur du tambour de son crâne pour savoir ce qu'il y dissimule.

Pour en revenir au sac, je me suis demandé si mon expérience des doublures qui craquent et avalent les petits objets ne justifiait pas d'acquérir un sac totalement « made in France » réalisé par des artisans amoureux de leur savoir-faire et de la qualité qui en résulte. Las ! Excepté les très grandes et très chères marques- deux ou trois en France- même les sacs « de marque française » sont aujourd'hui en tout ou partie réalisés ailleurs, pas forcément en Chine. La délocalisation ayant la faveur de ceux qui croient que le coût du travail est le maillon faible de la France (en oubliant le coût des dividendes et celui des transports, si largement subventionnés qu'il est rentable pour certaines entreprises d'importer des pommes du Chili quitte à jeter celles produites en France) ces chefs d'entreprises ont importé le dumping social dans les pays d'Europe, notamment de l'Est, sans aucun souci des conséquences politiques et violentes de cette exploitation.

Il mélange bien des choses ce billet, penserez-vous. Pas tant que cela. C'est une base essentielle de ma vie: sans confiance en moi et en mon étoile, le désir d'améliorer les relations amoureuses et le monde en général m'aurait quitté en moins de temps qu'il n'en faut à une chaussette pour disparaître sous un lit, autre malignité bien repérée !

 

 

 

 

 

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