Lancement
de la campagne de vaccination par Roselyne Bachelot, voix émue : « J’ai vu à l’hôpital des enfants aux bronches totalement détruites par le virus H1N1…»
Où ai-je donc entendu quasiment la même phrase ? Souvenir, souvenir…
C’était il y a quelques années, lors du lancement d’une grande campagne de vaccination ROR (rougeole/ oreillons/ rubéole). Lors de la conférence de presse, le chef de service d’une clinique, insistait sur l’importance du vaccin : « … qui me permettra de ne plus voir arriver dans mon service des enfants atteints d’encéphalite rougeoleuse mortelle. » L’affiche de la campagne montrait une petite fille blonde adorable avec ce commentaire : « Ne lui demandez pas de savoir qu’on peut mourir de la rougeole. »
Quand j’étais petite, on parlait des maladies « infantiles » : rougeole, oreillons, varicelle, comme de maladies peu graves mais qu’il valait mieux attraper jeune, car elles
étaient plus sévères pour les adolescents et les adultes. Les mères organisaient même des rencontres entre enfants malades pour qu’ils se contaminent et soient ensuite immunisés, puisque ce sont
des maladies qu’en principe on n’a qu’une fois. (contrairement à la grippe dont le virus mute régulièrement)
Au sortir de la conférence de presse, j'appelai la clinique où officiait le médecin pour savoir combien de cas d’encéphalite rougeoleuse il y avait eu à déplorer dans l’année. On me rigola au nez : « Mais aucun, madame, c’est extrêmement rare ! On n’a pas dû en voir depuis au moins cinq ans. »
LE MEDECIN AVAIT MENTI DEVANT 50 JOURNALISTES !
Je poursuivis mes investigations auprès de l’INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et de divers organismes officiels et découvris que si le vaccin avait réduit le nombre de rougeole de 800 000 à environ 80 000 cas par an, la mortalité par rougeole était stable : 35 à 40 décès par an depuis les années cinquante, soit avant la vaccination. C’est l’amélioration des conditions de vie et d’hygiène qui avait permis de passer de plusieurs milliers de morts à quelques dizaines.
« Les grands labos misent sur
les vaccins pour compenser la chute brutale qui attend leur chiffre d'affaires d'ici à 2013. À cette date, la plupart des brevets qui protègent leurs médicaments vedettes auront expiré.
Autant dire que les fabricants de génériques envahiront le marché… Or, l'un des atouts des vaccins, c'est justement qu'ils ne sont pas généricables. Fabriquer un vaccin exige un savoir-faire et
des usines spécifiques… Autre avantage, les vaccins peuvent, eux aussi, accéder au statut de blockbusters, c'est-à-dire dégager un chiffre d'affaires supérieur au milliard de dollars. Il suffit
pour cela qu'un ou plusieurs gouvernements décident de vacciner tout ou partie de leur population ! Mieux, quand les États passent commande, les laboratoires échappent aux stocks et aux
invendus. C'est ainsi que Sanofi a réalisé, l'an dernier, un chiffre d'affaires de 736 millions d'euros rien qu'avec la grippe saisonnière. La grippe A est «une opportunité de revenus significative en 2009 et 2010», a précisé jeudi Chris Viehbacher. PDG de Sanofi Aventis. ( Le Figaro,
25/09/2009)
Autre anecdote : en août 2004, sur France 2, un chroniqueur médical alarma les femmes, en affirmant qu’une sur 2 était concernée par les maladies cardiovasculaires, tandis qu’elles n’étaient qu’une sur 26 à être menacées par le cancer du sein infiniment plus médiatisé. Sachant par des statistiques officielles, que le cancer du sein touchait à l'époque une femme sur onze en France, je fus surprise de cette fausse allégation, et du matraquage médiatique sur le risque cardiovasculaire des femmes dans la semaine suivante. Vérification faite, l’étude présentait toute femme présentant un seul facteur de risque (surpoids, ou hypertension, ou cholestérol excessif) comme menacée par l’infarctus, ce qui est faux, et ne comptabilisait que les cancers du sein à un certain stade de gravité.
Quelques jours plus tard je reçus une invitation à un colloque franco-britannique « le cholestérol est-il le mal du siècle », organisé par le laboratoire AstraZenaca fabricant une statine anticholestérol dont il souhaitait voir élargie la prescription. Surtout que depuis juin 2004, l’AFSSAPS avait mis en garde contre les effets secondaires parfois graves de ce médicament, et recommandé aux médecins de ne l’utiliser qu’en deuxième intention. Le modérateur d’une des tables rondes était Valérie B…, responsable de la communication scientifique de Unilever pour la margarine Fruit d’Or, gros acheteur de spots TV et d’espace publicitaire dans les magazines avec le slogan : « Fruit d’Or améliore votre taux de cholestérol ». Quel rapport avec le labo ? AstraZeneca, était (est sans doute encore) actionnaire d’Unilever, et finançait la majorité des études scientifiques sur le cholestérol. Ce laboratoire faisait également partie des sponsors (avec Elf-Aquitaine, Novartis, Merck, Syngenta et autres multinationales chimiques ou pharmaceutiques) du "Nature Publishing Group", qui édite notamment les prestigieuse revues scientifiques « Nature » et « British Medical Journal » dont les médecins lecteurs ne sauraient mettre en doute l’impartialité. L’autre table ronde du colloque était animée par le journaliste de France 2 qui depuis plusieurs semaines effrayait les femmes avec leur risque cardiovasculaire ! Ce genre de prestations s’appelle « des ménages » en jargon journalistique. C’est bien payé, et en principe ça doit rester indépendant du travail d’information du journaliste dans les medias.
Voilà pourquoi, entre autres exemples, j’ai quitté le journalisme médical qui me passionnait pourtant, car
les chercheurs scientifiques sont des gens souvent atypiques et merveilleux. Mais le business autour, la façon de jouer avec les peurs, le lobbying des labos auprès des pouvoirs
publics, la
pression des annonceurs dans les medias, le doute sur la véracité des informations que je recevais… Insupportable.
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En vrac, une foule d’infos glanées ici ou là
Après la Goncourt, la Cougar ! Kézaco ? C’est ainsi que les américains appellent les femmes de plus en plus nombreuses qui
En Australie, la maîtresse depuis vingt ans d’un homme marié
En Angleterre,
Concluons sur une info pleine de masculinitude : j’ai appris
HISTOIRE D’AVANT LA CHUTE DU MUR :
Finalement, le mur est tombé. A l’époque- année du bicentenaire de la Révolution française aussi- on a cru que ce vent de liberté qui soufflait allait engendrer un monde plus juste et
plus heureux. Sauf qu’un monde
L’histoire aurait pu se raconter ainsi :
plus de trois fois par semaine, et augmenté les taxes sur l’
Parallèlement, le maire considéra qu’essayer de concurrencer les pays riches sur le plan de la croissance et de la consommation, c’était aller à l’échec et donner aux
Colombiens le sentiment qu’ils étaient pour longtemps des citoyens de seconde zone. « Au lieu de richesse matérielle, offrons leur du bien-être et du bonheur » se dit-il, en
favorisant les espaces
Des histoires comme cela, il y en a des dizaines dans le Hors Série de « Courrier International d’octobre 2009 « LA VIE MEILLEURE Mode d’emploi » que j’ai enfin
pris le temps de lire, profitant de mon immobilité. Pas des histoires de gentils écolos fermant les robinets- même s’il est préférable de le faire et d’éteindre la lumière en sortant d’une
pièce
Partout dans le monde ça bouge : en Belgique, en Russie, en Chine, aux Etats-Unis, en Pologne, en Allemagne, au Danemark, au Québec, au Brésil, avec des expériences
pour transformer l’urbanisme et les relations humaines, réduire le gaspillage alimentaire, promouvoir le lien social et les économies d’énergie, repenser l’utilité et les objectifs du travail… Je
n’ai pas encore tout lu, mais je cherche encore l’article sur LA réflexion globale en France et plus encore les réalisations qui en découleraient. Je suis sûre qu’il en existe, ça se voit sur la
Toile, avec une profusion d’initiatives qui toutes vont dans le même sens : privilégier l’Etre et non l’Avoir.
Face à une crise plus morale qu’économique- car avec un comportement moral des acteurs économiques et financiers il n’y aurait pas de crise- il est suicidaire, ou au moins
démoralisant de vouloir s’opposer de front au capitalisme financier. Un coup à prendre des coups
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