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21 juillet 2007 6 21 /07 /juillet /2007 13:59

"J'ai cherché ton dernier livre, impossible de le trouver" m'ont dit des amis. Effectivement, je me suis amusée à le demander dans plusieurs Relay ou librairies, et ils n'en avaient plus. Du coup, ils en ont commandé, mais les commandes ne dépassent pas un ou deux exemplaires, faute de place. Si vous n'arrivez pas à le trouver, demandez le, car les réassorts ne sont pas automatiques. (j'ai l'air de faire de la retape, comme ça, mais c'est vrai, ça m'énerve que des personnes partent en vacances avec l'envie de me lire et ne le puissent pas.)

Autre question encore plus futile, une envie de changer de coiffure. En fait, ce n'est pas futile du tout, car ce genre d'envie précède généralement un changement dans ma vie, je l'ai maintes fois constaté. Quel changement? Mystère. Quelle coiffure? Mystère aussi, mais me trotte dans la tête celle de Louise Brooks, que j'ai portée presque dix ans. A voir... A moins que tout simplement je garde ma coiffure actuelle, juste un peu plus courte pour l'été. J'adore ce genre d'angoisse métaphysique...

 

 

 

 

 

Pour vous exercer les zygomatiques cet été, le blog "blogborygmes" (lien à côté) de saoulfifre, tant-bourrin et Manou" est excellent. Esprit potache, même si Saoulfifre- qui intervient parfois ici- semble un honorable père de famille. Bref, j'aime bien y faire un tour, c'est inventif, intelligent et ça ne se prend pas au sérieux, même si parfois ça l'est.

Autre spécial copinage: si vous en avez l'occasion, courez voir Jeanne Cherhal en concert, elle déménage: pianiste, guitariste, chanteuse, excellente parolière, des jambes de rêve, TRES bien roulée quoique un petit peu trop mince et un climat qui rend heureux. Je l'ai vue à la Rochelle, aux Francofolies, ça valait le détour. C'était d'ailleurs un très bon cru, ces Francofolies 2007. J'y ai  découvert "En cours de root", un groupe de ce que j'appelle "rock rural" genre Karpatt, mais surtout super vivace, drôle, capable de faire danser tout le monde dans une rue bondée, heureux de jouer et chanter et- ce qui ne gâte rien- composés d'excellents musiciens plutôt mignons...

 

 

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19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 23:49

Le TGV regroupait deux rames, 20 wagons.  Long way jusqu’au bout. Pas de course, un jeune homme est arrivé in extremis avant le départ et s’est écroulé à côté de moi, suant et soufflant : « Failli le rater, je retourne dans ma province, je me suis engueulé avec mon coloc ». Je lui ai dit que sa province était tellement belle qu’il n’allait pas regretter Paris. « Oui, mais avec mon boulot, Paris, c’est mieux. » -Vous travaillez dans quoi ? » De ses yeux très bleus il a extrait un regard en coin, coquin : « Dans… le sexe ». Vendeur de gadgets érotiques et animateur dans un club libertin. Est-ce un hasard, ou est-ce que j’attire ce genre de hasard ? 

Je lui ai parlé de mes livres, et nous avons passé deux heures à deviser gaiement. Son enfance, ses rapports avec ses parents, son coming-out, ses amours avec les garçons, ses amitiés avec les filles… j’ai tout su de sa vie, racontée avec une confiance spontanée, comme chaque fois qu’un homme m’écrit ou m’appelle en me disant « Il n’y a qu’à vous que je peux raconter cela. » Et « cela » commence souvent par des confidences sexuelles pour aller ensuite vers du plus secret, du plus troublant, des failles, des fragilités, des questionnements… Qu’ils n’osent ou ne souhaitent pas raconter à la femme de leur vie, ni à leurs copains

Le sexe, vécu ou raconté, est un formidable langage vers l’autre, un mode de communication qui facilite tous les autres. C’est cela qui me fascine, bien plus que les gestes ou les audaces, infiniment plus que les orgasmes J  Créer avec certains hommes une intimité vraie, faite de liberté plus que de libertinage, je reviendrai sûrement sur cette distinction. 

De retour de vacances, je trouve sur ce blog un adorable commentaire d’une québécoise qui a vu « La grande amoureuse » rediffusé le 17 juillet. Elle a apprécié, beaucoup , et me le dit avec plein de mots d’amour et de gentillesse. Merci à elle. Les femmes m’envoient souvent des messages tendres et chaleureux avant de se confier à moi. Les hommes m’écrivent pour résoudre leurs problèmes de cœur et de sexe. Ils demandent un conseil, une recette, une argumentation …  Au lieu d’essayer de leur répondre, je devrais leur expliquer que je suis comme les acupuncteurs chinois, qui ont trouvé les points empiriquement, en expérimentant, et n’ont théorisé leur pratique qu’après coup, pour répondre aux objections des sceptiques, surtout occidentaux, qui voulaient des preuves et des raisonnements… 

Je devrais surtout leur dire de m’adresser des mots d’amour et des attentions qui me feraient plus plaisir que de jouer les thérapeutes, et leur apprendraient cette intimité vraie dont je parlais plus haut,  qui permet aux hommes et aux femmes d’explorer mutuellement leurs planètes respectives et de s’y trouver bien.

l'intimité m'a évoqué des images de grottes, de galeries et de mer...

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 18:48

Il y a des faits divers sanglants en été. Je me souviens d’une année où la « tuerie d’Auriol »- une famille mystérieusement massacrée, le père avait semble-t-il de louches amitiés politiques- a tenu en haleine la France entière. J’étais enceinte de huit mois, nous avions décidé de repeindre les volets d’une maison en Bourgogne, et tandis que je passais minutieusement trois couches de bleu roi, j’écoutais les péripéties de l’enquête et les détails sordides.  A-t-on retrouvé les meurtriers ? Je l’ignore.  C’était comme un feuilleton dont on néglige la conclusion. Enfants kidnappés, alpinistes emportés par une avalanche, règlements de compte à la sortie des bals du 14 juillet, émeutes dans les prisons… ce lot d’épouvantes passe en été entre deux spots de pub ensoleillés qui vous recommandent de boire modérément l’apéritif anisé dont par ailleurs on vous matraque le nom jusqu’à… plus soif. 

Les infos d’été rétrécissent le monde. On interroge gravement des automobilistes coincés au péage qui répondent invariablement « Y a du monde, mais bon… c’est les vacances. » et en profitent pour saucissonner au bord de l’autoroute sous l’œil des caméras. Le reporter filme des mères de famille qui confirment qu’il fait chaud en donnant à boire à leurs bébés sur le conseil de CRS promus nourrices en chef du pays,  un reportage raconte les derniers arti sans promoteurs de fromage de chèvre bio roulés sous les aisselles (référence pour fans du Splendid)… le monde extérieur est estompé par une brume de chaleur, il ne faut pas troubler le vacancier durant « la trêve estivale » même si les sous-titres en bas de l’écran, qui résument les événements internationaux donnent des apparentements terribles du style « 120 tués par une voiture piégée en Irak » sous des images de plages et de marchands de glace. 

Les vraies vacances commencent à l’ombre des tamaris, quand l’info nous lâche les oreilles et qu’on se plonge enfin dans un bon livre réservé à cet usage depuis des mois avant de plonger dans les vagues… ou à l’étranger, quand on ne parle pas un mot de la langue locale, excepté l’indispensable kit de survie pour commander dans les tavernes et trattoria et que les titres des journaux deviennent incompréhensibles. 

Vous l’avez compris : je pars quelques jours, pas longtemps. Bonnes vacances ! 

 

 

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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 12:16

Ca faisait longtemps que je n’avais pas parlé du petit Nicolas. Faut dire qu’il est si omniprésent qu’on a l’impression de l’avoir chaque jour chez soi !  Pas inintéressant, d’ailleurs, d’observer la fascination réciproque entre le PS et lui et l’irritation grandissante de ses supporters de droite qui se sentent délaissés, pour ne pas dire trahis, plus les effets retards qu’auront certaines mesures … 

A propos des heures sup’ exonérées de charges et d’impôts une femme de ménage employée à plein temps (35h) dans un hôtel parisien m’a fait cette judicieuse remarque : « Je gagne 1200 € net par mois après 21 ans d’ancienneté. Je voulais « travailler plus pour gagner plus » mais mon patron n’a pas d’heures supplémentaires à m’accorder. Ou, quand il y a une surchauffe temporaire, il me fait faire des heures sup’ qu’il paie en « repos compensatoire » durant les périodes creuses. »  Je fais donc des ménages chez des particuliers, payées en « chèque emploi service : pourquoi ai-je des charges et des impôts sur ces heures supplémentaires, alors que si je les faisais chez mon patron, elles seraient totalement exonérées ? » 

Oui, pourquoi ? 

D’ailleurs, pourquoi exempter de charges et d’impôts les heures sup’ et pénaliser le travail au noir, qui n’est jamais que du travail en plus sans charges et sans impôts ? Ainsi, le gendarme (je dis gendarme parce que j’en ai connu plusieurs dans ce cas) qui arrondit ses fins de mois en bricolant au noir chez des particuliers est en infraction, alors que lui aussi essaie de « travailler plus pour gagner plus ». Question d’assurance ? Mais pourquoi l’assurance-maladie prendrait-elle en charge un accident survenu pendant des heures sup’ pour lesquels ni l’employeur ni l’employé n’ont versé de charges à la sécurité sociale, et pas celle du quidam qui fait des chantiers (ou des cours de maths, ou du jardinage) non déclarés ? 

Autre question : « travailler plus pour gagner plus » se conçoit si on a le temps de le faire, mais quid de la banlieusarde soumise à  3h de transport par jour – ce n’est pas rare- auxquelles on ajoute 7h de travail légal, plus 5h de travail ménager, courses, soins aux enfants, ce qu’on appelle la seconde journée de la mère de famille  : 15h par jour ! Où va-t-elle caser des heures sup’ ? La mesure est donc machiste et réservée à ceux qui ont la chance de travailler pas loin de chez eux. 

Et puis surtout : gagner plus, pourquoi faire ? S’il s’agit juste de pouvoir se loger, manger et se vêtir, il est honteux qu’un salaire de base à temps complet ne permette pas de le faire dans un pays développé comme la France. S’il s’agit de payer la personne qui garde les enfants pendant les heures sup’, ou est l’intérêt pour le salarié ? S’il s’agit de s’offrir des choses pour ses loisirs, OK… mais quand trouver le temps de s’en servir si on travaille tant d’heures par jour ? 

C’est une mesure qui fait le pari de stimuler la consommation et la croissance s’exclament en choeur les vertueux économistes libéraux. Cependant un rapport récent vient de montrer que la pollution et l’effet de serre diminuent dans les pays où on réduit le temps de travail (donc de transport, de consommation d’énergie, etc) Quand on sait l’urgence des problèmes de dérèglement climatique et écologiques en général, prôner une croissance qui les aggrave est-il cohérent ? 

Allez hop, j’envoie ce post à l’Elysée, et je vous tiens au courant de la réponse éventuelle.

 

 

 

 

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8 juillet 2007 7 08 /07 /juillet /2007 12:27

O7/O7/O7 : 7 juillet 2007, date porte-bonheur pour tous ceux qui savent qu’il y 7 jours dans la semaine, 7 nains de Blanche-neige, 7 merveilles du monde… et 7 péchés capitaux, plus les péchés capiteux qui mènent droit au mariage, d’où embouteillage dans les mairies en ce samedi 7 juillet. Rien que dans ma banlieue, il y en avait trois à la file vers 15h, à tel point que les invités scrutaient les visages les uns des autres pour être sûrs de ne pas se tromper de noce J 

Car rien ne ressemble plus à un témoin de mariage qu’un autre témoin de mariage : beau costume, propre sur lui, sourire heureux… Les femmes sont élégantes, les hommes bien mis,  le moindre rayon de soleil est salué comme un bon présage, tandis que la première goutte d’eau fait s’exclamer en chœur « mariage pluvieux, mariage heureux ! » Ce ne sont pas deux amoureux qui s’unissent, ce sont deux familles, pour en former une troisième, le maire en lisant les articles du code insiste plus sur le secours, l’assistance, la fidélité, la contribution aux charges du ménage, la communauté de vie, l’éventuel contrat de mariage et les futurs enfants que sur le désir et la passion… et il a raison !

Le mariage doit être célébré dans une salle à la porte ouverte, sous peine de nullité, ce qui implique bien qu’il ne s’agit pas d’un acte intime mais d’un rituel social : un homme et une femme décident d’un projet de vie commun, qui prolongera les générations précédentes à travers les enfants éventuels. Autrefois, il permettait de rassembler des terres, de léguer une entreprise à un fils ou un gendre. Rien que de très matériel… et cohérent : la survie de l’ humanité repose aussi sur une certaine stabilité, qui n’exclut ni la modernité ni le progrès. 

En revanche, si l’amour né d’une vie quotidienne sereine et d’intérêts communs a des chances de durer, la passion né d’un désir irrépressible est bien plus instable et douloureuse : étymologiquement, passion signifie « souffrir »… L’erreur de la seconde moitié du 20è siècle a peut-être été de glorifier le mariage passion et de faire se précipiter les amoureux fous vers une institution pas du tout créée pour cela, au risque d’une multitude de divorces une fois la magie envolée. Ce n‘est pas la liberté des mœurs ou la dureté des temps qui cassent les mariages, mais plutôt le fait d’avoir transformé un rituel social en institution romantique. 

Une amie, après de multiples et ardentes aventures, a rencontré un homme avec qui la vie commune s’est révélée douce et harmonieuse. Avant de l’épouser, elle a vécu quinze ans avec lui, concluant : « Le mariage ne devrait pas être une promesse de s’aimer toute la vie, qu’on risque de trahir, mais la confirmation d’un amour qui a eu le temps de se bonifier… comme un bon vin. » 

Et le désir, la passion dans tout cela ? Ils existent, évidemment, mais ne devraient pas être les fondements du mariage, contrairement à ce que prétendent les magazines. Ne serait-ce que par ce que le désir puise ses racines dans l’inconscient et les pulsions, alors que le mariage exige d’être bigrement conscient et réfléchi pour en surmonter les inévitables aléas.  

 

 

 

 

 

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 20:51

Pas de grands discours, ce soir c’est fête au village ! Ma fille Lauranne a eu son bac et on est tous super contents, surtout qu’il y a un an et demi, pas un prof n’aurait parié sur elle, et qu’elle a donc du s’accrocher très fort pour y croire.  

 

Ca tombe bien, hier en rangeant la cave, j’ai déniché un magnum de champagne qui a son âge. ( j’espère que ça vieillit bien, le champ’) Je vais tout de suite le mettre au frais pour son retour demain :)

photo de tournage du film qui lui a valu un prix à un festival et un 14 au bac

C'est pas parce que je suis sa mère, mais je la trouve plutôt jolie...

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3 juillet 2007 2 03 /07 /juillet /2007 19:35

Depuis des années, je suis avec une attention amusée quelques hommes que par ailleurs j’aime beaucoup . Des amis tendres au long cours. À intervalles irréguliers ils m’appellent pour m’annoncer qu’ils sont amoureux. D’une femme géniale, belle, sensuelle, et qui les comble. Celle qu’ils attendaient depuis toujours… Ils me racontent la rencontre, comment ils l’ont séduite ou se sont laissés séduire. « Cette fois ci, c’est la bonne, j’en suis sûr ! » 

Passent les jours et les semaines, je n’en ai plus de nouvelles. Ils nidifient dans leur amour, peut-être même ont-ils procréé. Souvent, dans leur enthousiasme ils me disent : « Elle me donne envie de lui faire un enfant ». 

Puis un beau jour, le téléphone sonne enfin, je reconnais leur voix, les taquine sur leur silence : «  Tien s, un revenant », demande des nouvelles de leur amour : « Génial, un rêve, je suis heureux, tu ne peux pas savoir… » Je leur fais remarquer que si, je sais aussi ce que c’est d’être amoureuse, et demande comment va ….. (prénom de l’heureuse élue), pour m’entendre répondre après quelques secondes d’hésitation : « Ah mais non, elle c’est fini depuis…un mois, deux mois, six mois/ rayer les mentions inutiles. C’est d’une autre qu’il s’agit. D’un nouvel amour tout aussi éternel. En attendant le suivant. 

Ces hommes si follement épris ne le sont pas longtemps. Tout comme arrive un jour où « le vilain mari tue le Prince charmant » comme chantait Claude Nougaro qui imaginait que seules les femmes rêvent de contes de fées, certains hommes aussi détestent et fuient l’instant où la princesse adulée devient simplement femme. 

Est-ce d'ailleurs la femme qu'ils aiment, ou l'Amour, l'idée d'être amoureux, l'envie de cet état d'exaltation si particulier?

 

 

 

 

 

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1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 20:08

Le Royaume Uni est le pays au monde le plus quadrillé : 1 caméra de surveillance publique ou privée pour 14 habitants. Big brother suit pas à pas le citoyen britannique, qui accepte ce grignotage progressif de sa liberté au nom de la sécurité. Ce qui n’empêche pas les voitures piégées d’entrer dans Londres ou d’aller se jeter sur un terminal d’aéroport. Car les terroristes savent communiquer avec du papier et un crayon, déjouant ainsi les surveillances de courriels, SMS et communications téléphoniques. Ils savent aussi se fondre dans la masse, rendant quelque peu ridicules les interpellations « au facies ». 

En mars dernier, quand je suis allée au Québec, j’ai passé à Roissy quantité de contrôles, jusqu’à la fameuse confiscation de pince à épiler, arme redoutable s’il en est, l’obligation de jeter avant le passage des portiques toute bouteille d’eau entamée et de transporter dans un sac transparent scellé avec ticket de caisse les boissons achetées en free tax. Pendant l’attente en salle d’embarquement, envie pressante. L’hôtesse de sol m’explique qu’en raison de travaux, les toilettes de l’étage sont fermées. « Prenez l’ascenseur derrière cette palissade, il vous descendra directement dans d’autres toilettes. » Je le fais, puis en cherchant les lavabos pour me laver les mains, je m’aperçois que ces toilettes donnent… sur le hall de départ. Autrement dit, un passager pouvait s’enregistrer, puis aller aux toilettes avec un bagage à main contenant arme ou détonateur, prendre l’ascenseur et arriver directement dans la salle d’embarquement en squizzant tous les contrôles d’identité et de sécurité ! C’était tellement sidérant que je ne l’ai pas ébruité. Trop peur de donner de mauvaises idées … Aujourd’hui, les travaux doivent être achevés, et la sécurité de nouveau assurée, mais cette anecdote montre qu’il y a toujours une faille, si pointilleux soient les contrôles, si précises les procédures d’alerte.

A contrario, la meilleure sécurité est peut-être dans la fantaisie, l’imprévu, des sociétés moins policées- à tous les sens du terme- que les nôtres. Juste après le 11 septembre, alors qu’il fallait ouvrir son sac à l’entrée de tous les lieux publics, je fus invitée à une soirée à l’ambassade du Burkina-Faso. A l’accueil, on me désigna l’escalier « Montez, c’est au premier » à la simple vue du bristol d’invitation, sans vérifier mon identité ni fouiller mon sac. Comme je m’étonnais de ce laxisme auprès de l’ambassadeur, il me répondit en souriant : « Madame, les terroristes n’attaquent pas les pays pauvres, nous ne présentons aucun intérêt pour eux. L’attentat du 11 septembre n’aurait d’ailleurs jamais pu avoir lieu chez nous : on ne sait jamais à quelle heure les avions arrivent, à quelle heure ils vont décoller… comment voulez-vous programmer un quelconque attentat ? »

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29 juin 2007 5 29 /06 /juin /2007 10:20

Le Global Survey annuel de Durex donne toujours la palme aux français pour le nombre de rapports sexuels annuels (120, alors que la moyenne mondiale est à 106, je suis sidérée que les gens sachent aussi précisément combien de fois par an ils font l’amour !). Par contre, seulement 25% des français sont satisfaits de leur sexualité, et, je vous le donne en mille : ce n’est pas une question de manque d’orgasme ou d’érection prématurée. Pas du tout. Ils (car les hommes sont plus insatisfaits que les femmes !) voudraient plus d’attentions, de tendresse, et d’imprévu. Plus de jeux aussi. 

Waouh, c’est exactement ce que je prône depuis des années : de la sensualité joueuse, tendre, attentive à l’autre, et qui, de ce fait, mène au plaisir. Sans qu’on l’ait cherché comme une performance. 

Oui… sauf que… les réponses sont sans doute sincères, mais la réalité bien différente, un peu comme les gens qui disent « oui, ils faut réduire la pollution automobile », mais prennent leur voiture pour parcourir 1 km. 

En effet : les sites de sexe d’Internet, plutôt génitaux que tendres et érotiques remportent un formidable succès. Le sexe commercial axé sur la performance, le nombre de partenaires et le « satisfait ou remboursé » aussi. Tout récemment, un ami m’ a dit que mon dernier livre était « moins bon » que les précédents. En fait, il avait juste parcouru les textes- bien la peine que je me donne un mal fou pour ciseler chaque mot L, et il avait été moins excité que d’habitude. C'est vrai, j’avais eu envie pour ce livre d’histoires pas simplement masturbatoires,  d’histoires d’érotisme au quotidien, avec tout le contexte qui le rend soudainement heureux… ou qui peut tout gâcher. 

C’est la difficulté du genre : le fait de la classer « érotique » fait que nombre de lecteurs et lectrices attendent de cette littérature une excitation correspondant à leur propre libido. Or chacun sait qu’il y a autant de libidos que d’individus. Le best-seller « Des désirs et des hommes  » était paradoxalement le plus facile à écrire,  avec des ressorts psychologiques simples pouvant toucher à peu près tout le monde.  Le plus difficile a été « Ce qui trouble Lola », parce qu’il aborde les rivages troubles et troublants de l’inconscient, ce qu’on ose à peine s’avouer à soi-même. « Autres désirs, autres hommes  » est le résultat de ce que j’ai glané en écoutant les autres, en les regardant vivre aussi. Les latitudes amoureuses des souvenirs enjolivés de voyages… 

 

Mon tiercé personnel est, dans l’ordre : Ce qui trouble Lola, Les latitudes amoureuses, Autres désirs, autres hommes Et vous ? J’aimerais bien connaître votre ou vos préférés, et les raisons de votre choix…

 

 

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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 13:30

Coucou me revoilou… sur l’angoissante question : comment financer le budget social de l’Etat, jusqu’ici assis sur les revenus du travail ? Suggestion : l’économie étant de moins en moins basée sur la production et de plus en plus sur la finance, pourquoi ne pas chercher l’argent là où il se trouve en taxant les revenus du capital ? 

J’entends déjà hurler à la mort : taxer les profits, les revenus boursiers ?  Les entreprises vont délocaliser ! Les capitaux vont fuir à l’étranger !   

Ce sera vrai pour quelques unes, mais pas général, car certaines entreprises restent forcément sur le sol national : la grande distribution, dont les super, hypermarchés et grandes enseignes (Darty, FNAC, Printemps…) doivent rester proches du client. L’hôtellerie/restauration, fréquentée à la fois par les habitants et par les touristes qui viennent dans notre beau pays : la France, 1ère destination touristique du monde. Les medias : journaux, TV, audiovisuel qui, même si une part de leur activité peut se faire hors de France, ne peuvent pas tout délocaliser.  

Par ailleurs, c’est faire bien peu de cas du civisme d’une entreprise que d’imaginer qu’une taxe, disons de 3%, sur les revenus boursiers la ferait fuir. Quant à la fuite des capitaux, elle existe déjà : beaucoup de capitaux sont placés sur des comptes à l’étranger, quand ils ne sont pas carrément étrangers. Quantité d’entreprises apparemment françaises appartiennent pour partie à des fonds de pension américains ou autres. 

Comme dirait Nicolas Sarkozy à propos de la TVA sociale : « C’est peut-être pas une bonne idée, mais il faut l’expérimenter pour en voir les résultats. » Je lui demanderais volontiers d’appliquer le même souci de l’expérimentation à une taxe sur les revenus financiers, dont l’étude a déjà été largement faite par moult économistes (la fameuse taxe Tobin) 

Autre idée : vous avez remarqué le nombre de spots TV en ce moment qui promeuvent la voiture et notamment les 4x4, alors qu’on nous enjoint de réduire la pollution automobile et la consommation de carburant ? Les spots qui vont à l’encontre de la noble réhabilitation du travail comme celui de Canal + le bouquet, avec pour slogan « Tout, tout de suite, sans rien faire » ? Ceux qui vendent de la clim’ alors que les climatiseurs consomment beaucoup d’énergie et aggravent l’effet de serre en rejetant dans l’air extérieur les calories absorbées dans les locaux ? Ceux qui insultent et jettent leur téléphone mobile tout à fait capable de téléphoner pour en acheter un qui fait vidéo/grille pain/baladeur?  Pourquoi ne pas faire une taxe pollueur/payeur sur tous ces messages qui soutiennent une société de surconsommation, dont chacun admet aujourd’hui qu’elle est nocive ?  

Enfin, je trouve très intéressant que soit qualifiée « d’avancée » la négociation entre les étudiants, les universitaires et les gouvernants, qui a incité ces derniers à revoir leur copie sur la réforme des universités. Intéressant parce qu’on ne parle plus en termes de combat, genre « reculade » ou « victoire », on s’aperçoit tout simplement que faire discuter ensemble des gens pas du même avis peut être fructueux (ce qui, par parenthèse, était le leitmotiv de François Bayrou pendant sa campagne ) . C’est rafraîchissant, face aux déchirements navrants du PS. Je reste profondément de gauche pour l’envie d’une société où le culturel, l’écologie, les solidarités et la tolérance auraient autant d’importance que l’économie, mais sur ce point, je dis bravo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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