Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 mars 2007 7 18 /03 /mars /2007 15:41

Hier, entre « Les femmes fatales » sur TF1 et « Le plus grand cabaret du monde » sur France 2, j’ai opté pour la retransmission sur la chaîne Public Sénat du débat entre Giscard d’Estaing et Mitterrand de 1981, animé par Jean Boissonnat et Michèle Cotta à l’époque toute jeunette. C’est presque de la perversion, mais, ça fait un bien !!! 

Deux adversaires qui ne se font aucun cadeau mais débattent courtoisement, sans se couper la parole. Deux vrais projets politiques clairement marqués dans leurs options, et dont on voit clairement quelles seront la conséquence dans la vie quotidienne. Et les journalistes ! Connaissant le fonctionnement des institutions, posant des questions poliment mais sans complaisance. C’était une sensation étrange de se dire « à cette époque lointaine, la politique voulait dire quelque chose, la fonction présidentielle exigeait une hauteur de vues et du courage : pas une fois les deux candidats n’ont hésité pour dire ce qu’ils feraient, même si leurs réponses, c’est sûr, risquaient de déplaire à certains électeurs. 

Ce débat était à mille lieux des shows politiques d’aujourd’hui, ces spectacles où les candidats et la candidate doivent répondre à des questions du style « si vous êtes élu(e) est-ce que mon dentier sera remboursé ? ou « Comment allez-vous simplifier les paperasses pour que je comprenne quelque chose à mon formulaire de TVA ? » Pas des questions bêtes en soi, mais des questions à poser au ministre ou à l’administration compétente, mais pas à un ou une futur(e) président(e) qui ne s’occupera de toutes façons pas de ça ! 

Voilà ce qui me gêne chez les candidats actuels: l’impression qu’ils se sont trompés d’élection, qu’ils mènent une campagne municipale ou au mieux régionale sans projet global clair : allez sur leurs sites, regardez leurs programmes et posez des questions pièges à vos amis  : de qui est cette proposition ? Qui a dit ceci ou cela ? Vous allez voir qu’ils ils se tromperont souvent, preuve que les candidats, à force de vouloir ratisser large dans une optique exclusivement clientéliste, nous mettent dans un brouillard dangereux qui favorise les votes d’impulsion et pas les votes de réflexion. Tant pis pour eux, hélas pour nous. 

 

 

PUB : allez lire et écouter Reporterre (voir le lien), c’est tripant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans Humeur
commenter cet article
15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 15:03

L'enquête sur les créatifs culturels est publiée par Yves Michel (www.yvesmichel.org)

Autres livres qui marchent fort en ce moment: "Comment les riches détruisent la planète", de Hervé Kempf dont je vous ai déjà parlé, et "Pesticides, révélations sur un scandale français" de Fabrice Nicolino et François Veillerette.

Ca me réjouit, parce que ce ne sont pas des livres faciles d'accès, ni très sexy, et que leur succès témoigne que les français, loin d'être écrasés par le conformisme ambiant, bouillonnent au fond d'eux-mêmes et sont loin d'être dupes des discours de gens qui ont loupé l'occasion de construire un monde vivable pour leurs enfants.

A ce propos, j'en ai marre des ex-soixante-huitards qui crachent sur les idéaux de leur jeunesse tout simplement parce qu'ils ont été incapables de les réaliser, incapables de changer profondément au fond d'eux mêmes. Bien sûr, Mai 68 a eu des dérives absurdes: certains ont confondu liberté et laxisme, d'autres étaient dogmatiques, alors qu'on ne fait pas "la révolution" avec des théories, mais en la vivant individuellement et collectivement. Ce que nombre d'ex 68 tards étaient incapables de faire, prisonniers de leurs instincs de pouvoir. Cela ne justifie pas qu'ils éliminent d'un revers méprisant un mouvement qui a donné naissance dans les seventies aux interrogations écologistes, féministes, alter mondialistes qui se révèlent totalement fondées aujourd'hui.

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
commenter cet article
15 mars 2007 4 15 /03 /mars /2007 14:35

Les créatifs culturels sont des gens qui, sans se marginaliser, décident de vivre en cohérence avec leurs valeurs écologistes, féministes, human istes, solidaires… Leur slogan pourrait être « On arrête les conneries et on vit heureux, tout de suite, dans un monde fraternel et apaisé ». Pour inventer leur vie tranquillement, ils sont si discrets que durant des années on ne les a pas identifiés, ou réduits à l’appellation « baba-cools » réductrice et dévalorisante. Jusqu’à ce qu’aux Etats-Unis, une enquête révèle que ces discrets dissidents du monde néolibéral représentaient plus de 25% des américains. 

Une étude a été lancée en France pour les repérer : 17% des français seraient d’authentiques « Créatifs culturels », 38% s’en sentiraient proches. Le plus grand courant d’opinion, plus que Sarkozy, plus que Segolène, plus que Bayrou… 

Seul bémol à cette enquête : j’ai fait le test proposé pour savoir si je suis une « CC ». Sur vingt items, j’en ai 19, une quasi pure dans le genre ( J). Mais ça semble tellement une évidence de répondre qu’on se fait du souci pour la planète, qu’on veut qu’ hommes et femmes enterrent la hache de guerre, qu’il est inhumain et dangereux de concentrer les richesses entre les mains de 10% des terriens quand 75% sont pauvres, qu’on peut vivre heureux sans consommer à outrance… que je me demande comment ce courant « Créatif culturel » ne rassemble pas 90% des interrogés ! Puisque tout le monde s’accorde à dire qu’on va vers la catastrophe si on s’obstine dans des choix économiques qui épuisent les énergies, nuisent à la biodiversité, perturbent le climat et favorisent les violences en tous genres, pourquoi continuer ? Hein ?  

 

POURQUOI CONTINUER ? 

Samedi 17 mars à 14h au Parc Floral de Paris, dans le cadre du salon Vivre Autrement, salle d’atelier n°1, Yves MICHEL, éditeur de l’enquête française sur « les créatifs culturels » en présentera les résultats. Venez en débattre avec lui. Car pour une fois,  au lieu de dire : « Le monde est moche, pourquoi ? », on dit « Le monde pourrait être beau, pourquoi pas ? Et pourquoi pas tout de suite ? » Ca demande juste l’effort de changer nos habitudes mentales, et c’est excellent pour l’agilité de nos pitits neurones… Entrées gratuites à demander à Dominique 04 92 65 52 24 contact@souffledor.fr

 « On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste », c’était le slogan de la BD de Gébé, génial précurseur et ami que je regrette tellement… Il avait tout compris dès 1972, il y a 35 ans. Je l’ai connu en 73 et jusqu’à sa mort le 5 avril 2004, nous parlions chaque année de la douceur possible du monde.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
commenter cet article
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 19:12

Non, je n’aurai pas passé la journée à faire du tri pour rien, on trouve dans les dossiers des trucs réjouissants. Après les jeans stretch qui moulent si savamment les cuisses et les fesses des belles filles, voici la capote « stretch » de Intimy qui moule au plus près les bites avec ce slogan stupéfiant : 

« Intimy lance le préservatif le plus petit du marché ». 

Bravo, chapeau, courageux ! Jusqu’ici, la pub insistait plutôt sur le King Size. Comme je l’avais écrit dans la nouvelle « Ce serait comme un jeu » ( « Des désirs et des hommes  ») : « Je lui dirai : ordinaire ou King Size ? Je crois que pour toi il faut la King Size ». C’est le genre de compliments qui fait prendre un centimètre de plus à un homme. A sa queue. » 

Que fait la journaliste consciencieuse face à l’événement ? Elle enquête ! J’ai donc appris du laboratoire Mercurochrome, fabriquant Intimy, que nombre d’études montrent que les hommes ont tendance à mettre un préservatif trop grand, ce qui donne des plissements, de l’inconfort, et une propension à le perdre dans leur partenaire, d’où scènes terribles : 

« Je te jure que j’en ai mis un ! –Menteur, tu as profité de mon émotion pour me baiser sans protection. – Mais non, je te jure… - Alors elle est où, cette capote ? » Humiliant de chercher sous le lit, sous l’oreiller, dans les draps froissés par le plaisir… et difficile pour la dame, quand elle ressent une gêne intime d’extirper l’objet qui est allé se tasser très loin dans l’antre des délices comme disent les romanciers à quatre sous. 

Bref Intimy, conscient qu’une capote à la bonne taille peut sauver des vies et sauver des couples sort un préservatif non pas petit, mais adapté à l’immense majorité des mensurations masculines, et le baptise « Effet stretch » pour suggérer qu’il est extensible et que, donc, Monsieur est tout de même bien outillé. L’honneur est sauf… 

Parallèlement, et ça, c’est la vraie bonne idée, la marque vendue en grandes et moyennes surfaces propose aussi un anneau vibrant à fixer à la base de la verge, avec ou sans préservatif suivant vos habitudes, et qui, actionné au moment crucial, propose des vibrato délicieux pour les deux partenaires. Un jouet pour deux, quelle belle idée ! J’en ai acheté un, pas encore testé. J’ai hâte…

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans Humeur
commenter cet article
13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 19:02

Je viens de trier les dossiers de presse s’entassant sur mon bureau : 25% utiles, 75% à jeter parce qu’ils ne concernent pas les thèmes sur lesquels je travaille, ou parce qu’ils m’ont été envoyés en double. A chaque fois CD-rom dans une pochette en plastique, plus dossier sur papier glacé luxueux, plus photos papier. Je recycle à mort : les pochettes cartonnées, les pochettes plastiques, le papier … Restent les CD rom, qu’en faire ? Poubelle. Gâchis. Si l’un(e) de vous sait à quoi ça peut servir, hormis à faire des sous-verre et des épouvantails à moineaux, qu’on me le dise ! 

Pourquoi les attachées de presse nous inondent-elles de documents dont elles savent que 90% iront direct à la poubelle? D’abord parce qu’elles jouent l’effet de masse. Si un sur dix des journalistes prête attention à leur envoi, bingo ! Ensuite parce que certaines d’entre elles sont payées en fonction de l’activité déployée : le nombre de dossiers envoyés, par exemple. C’est coûteux, c’est du gaspillage, mais la pub fait la loi, ce qui donne parfois un mur peu étanche entre journalistes et services pub des magazines. Coup de fil du second : « Dis donc, le labo Schprunz est prêt à acheter une page de pub s’il y a un article « auto » sur son dernier modèle… » Ou à l’inverse : « T’es cinglée ! Ton papier disant que les sachets minceur n’ont jamais fait maigrir durablement qui que ce soit a mis Shpompf en fureur, il nous sucre son budget pub du prochain numéro. » Même si l’article était scientifiquement fondé, inattaquable, faire perdre une page de pub, aujourd’hui, c’est quasiment une faute professionnelle ! 

La question « Ecologique » soi disant au centre de la campagne électorale peut se poser ainsi : « Comment demander aux gens de modérer leur consommation alors qu’ils sont assaillis par des milliers de spots, affiches, pages de pub leur proposant des objets superflus, mais si bien mis en scène qu’ils représentent le bonheur ? Alors que la vraie vie, les actualités parlent de guerres, de chômage, de malheurs… la pub met en scène un monde idéal : la famille Ricoré est unie et heureuse, le café se nomme Désir, les femmes sont toutes belles et « le valent bien », et l’homme, s’il a la voiture adéquate, aura la femme sublime assortie ». On rend les gens schizophrènes en leur disant de moins consommer tout en les pressant de toute part d’acheter. L’ex ministre de l’environnement, Serge Lepeltier, m’avait confié : « Impossible de faire réellement de l’écologie tant qu’on ne régule pas le marketing et la publicité. » 

Pas un des candidats à la présidentielle ne s’attaque à la pub, même lorsqu’elles promeut des objets inutiles, polluants, énergivores. Tous parlent d’augmenter le pouvoir d’achat et la croissance. C’est antinomique avec la survie de la planète, et ça ne va pas s’arranger, car les TV, les medias écrits, Internet, Google, et surtout TOUS LES SERVICES ET JOURNAUX GRATUITS QUE NOUS SOMMES SI HEUREUX D’AVOIR sont entièrement financés par la publicité.

Comme disent les "Casseurs de pub" qui- ce n'est pas par hasard, viennent presque tous de la publicité: la publicité s'attaque d'abord à votre cerveau. Cette fameuse part de cerveau qu'il faut rendre disponible pour coca-cola. On peut aussi boire de l'eau. Du robinet. Ou du vin, puisque la pub pour le vin est interdite :) 

 

  

 

 

 

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
commenter cet article
11 mars 2007 7 11 /03 /mars /2007 14:10

Mes deux précédents billets étaient très sérieux. Pour clore en douceur et chaleur le week-end , permettez-moi de vous offrir un extrait de « Autres désirs, autres hommes  » à faire rosir les joues des hommes .

 

 

« Femme qui passe, queue qui dépasse…

 

 

Car sans femme ni pensée lascive, la queue n’existe pas. Que ce soit noble pensée : « ô ma femme adorée, passion de mon cœur, rêve de ma vie, je veux te faire l’amour »

 

 

Ou pensée triviale traversant le cerveau de l’homme qui marche dans la rue derrière une jolie fille :

 

 

« Jolies jambes, beau cul. »

 

 

Plaisir d’observer les hommes au ras de la ceinture pour voir à quoi ils pensent. Il suffit d’ailleurs de les observer au ras de la ceinture pour qu’ils y pensent.

 

 

Plaisir de devenir magicienne quand d’un seul regard on éveille la queue et lui fait emplir l’espace. 

 

 

Sa queue matérialisée trouble le regard de l’homme et fait vaciller sa voix. Il jubile de la sentir vivante, est confus de ne pas la maîtriser, redoute le jour où elle ne s’érigera plus si aisément. Alors, d’un doigt, défaire le bouton du jean trop serré, caresser le tissu pour le plaisir de le voir se tendre un peu plus, sentir la palpitation intérieure, parcourir  plusieurs fois la zone frontière du ventre au-delà de laquelle on pénètre sous la ceinture, no man’s land entre désir et plaisir.  Défaire un second, puis un troisième bouton, passer deux doigts dans l’espace ainsi libéré, pénétrer le territoire des poils ou de la peau épilée selon l’âge du capitaine et son style de libido- je plaisante, c’est l’émotion- et frôler enfin le sommet délicat de la queue, si sensible qu’il suffit de l’effleurer  pour que l’homme frémisse, murmure, saisisse votre main pour l’inviter à pousser plus loin l’aventure. »

 

 

 

 

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans EROS
commenter cet article
10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 19:26

Henri Laborit était médecin et chercheur. Il a mis en évidence les racines biochimiques de nombre de nos comportements, ce qui permet de mieux les comprendre, les prévoir, et donc les apprivoiser.  Il a notamment travaillé sur la dominance, cet instinct qui pousse l’homme à taper sur la gueule de son voisin pour se sentir exister, ou à le rabaisser pour se sentir plus grand. Il a aussi bien étudié ce qu’il appelle l’inhibition de l’action : face à un stress, si l’homme (l’humain) peut agir, tout va bien. Il décharge son trop plein d’adrénaline et de cortisol puis retrouve son équilibre. Mais si les stress sont répétés ou s’il est impuissant devant eux- difficile de cogner son patron ou le flic qui aboie « tes papiers, les mains sur la tête » en vous fouillant au corps - l’homme va mal. 

Il peut compenser en tapant plus faible que lui : « L’homme qui ne peut pas battre son patron bat sa femme pour se soulager, la femme son enfant, l’enfant bat son chat, le chat la souris, la souris le fromage, le fromage est battu… (c’était une comptine de mon enfance, qui avait tout compris des rapports humains !)   S’il ne peut frapper personne, il se frappe lui-même : insomnies, dépression, infarctus, cancers… Ce qu’on appelle des « maladies de civilisation », drôle de civilisation… Ou autodestruction : alcool, drogues, suicide. 

Reste l’idéale solution : la fuite. Dans l’art, la création, la musique, le rêve l’humour ou la distance spirituelle, l’indifférence féconde au monde qui s’agite… Laborit aimait tellement cette solution qu’il a écrit un bouquin « Eloge de la fuite », qui fût mon livre de chevet durant des années et m'a sans doute appris à fuir les gens et les situations toxiques, et avoir une certaine lucidité. Ce décryptage de la vie peut sauver la vôtre, en vous donnant des clés pour ne plus être « inhibé. » Plus ludique : avec le cinéaste Alain Resnais, Laborit a conçu le film « Mon oncle d’Amérique » où les rats de laboratoire sur lequel il a fait ses expériences sont interprétés dans une formidable histoire par Gérard Depardieu, Nicole Garcia, Pierre Arditi, Roger Pierre…  

 

En 1992 ou 93, je suis allée interviewer Henri Laborit qui souffrait déjà de l’insuffisance respiratoire qui allait l’emporter en 95. Il m’a accueillie d’un agressif : « Vous avez la prétention de résumer 30 ans de travail en trois pages de magazine ? » Il venait de peiner vingt minutes pour monter deux étages et souffrait visiblement de ne pas être à son avantage devant une femme. Je lui ai souri : « Vous avez réussi à le faire dans un film de 90 minutes, alors je peux essayer… » Il m’a remis entre les mains de son jeune collaborateur qui m’a confié : « Henri expérimente sur lui ce qu’il a toute sa vie théorisé : il est inhibé dans son action par la maladie. Cette dégradation physique le rend agressif. Excusez le. » Au retour de la visite du labo, je suis retourné voir Laborit, qui avait eu le temps de souffler et de se remettre. Il fût absolument charmant, passionnant, de ce charme inné que donne l’intelligence. 

L’insuffisance respiratoire l’a emporté. C’est une vraie saloperie, sentir que ses neurones mal oxygénés vont se flétrir, avoir au sens propre le souffle coupé. Ce n’est pas pour rien que chez les asiatiques l’énergie vitale, le Chi (ou Qi) signifie aussi « souffle » et qu’en art martial comme en méditation on vous apprend à respirer, ce que, paraît-il, font très mal les occidentaux. Beaucoup de personnes âgées tassées par les années respirent mal, les gens humiliés par la vie « qui rentrent les épaules » aussi. Dans les deux cas, ça peut les rendre agressifs, inhibés qu’ils sont dans leur liberté d’être. 

Lisez Henri Laborit, il permet de comprendre plein de choses…

Le bonheur ou le malheur, à partir du moment où on possède de quoi se nourrir, se couvrir, se loger, on les porte en soi. (Laborit, "Copernic n'y a pas changé grand chose")

Il est bon de noter combien la charge affective des mots bien-être, joie, plaisir, est différente: le bien-être est acceptable, la joie est noble, le plaisir est suspect. (Eloge de la fuite)

Il y a eu plus de crimes perpétrés au nom de l'Amour qu'au nom de la haine" (Dieu ne joue pas aux dés)

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans Lectures
commenter cet article
10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 00:09

Déjeuner avec Pierrick au Salon de l’Agriculture, rendez-vous de tous les hommes et femmes politiques en campagne électorale. C’est à qui mettra sa main au cul des vaches pour prouver qu’il (elle) est une personne simple et proche du peuple, à qui s’esbaudira devant les produits authentiques de nos beaux terroirs, à qui parlera de développement durable et d’économie d’énergie dans une débauche de prospectus jetés à terre, tandis que tournent les trayeuses et chauffent les porcheries qui révèlent aux petits nenfants ébahis de la Ville que le lait ne sort pas d’une bouteille en plastique Lactel, et que le jambon est issu d’une brave bête à l’air bonhomme et la queue en tire bouchon.

 

 

Lu hier un reportage sur l’ordinaire des commissariats qui côtoient toute la misère du monde : gens alcoolos, violeurs, violents, désespérés…  On a l’impression à ce genre de lecture que toute la France part en quenouille, ou en couille. Sauf que la majorité des gens, heureusement, ne finissent pas la nuit au commissariat, pas plus que les « cités » ne sont peuplées de hordes de sauvages : 95% de leurs habitants essayent d’y vivre au mieux, malgré les difficultés. Mais d’eux on ne parle pas. 

C’est comme ce gynéco, par ailleurs charmant, qui expliquait en conférence de presse les affres de la ménopause. « Les femmes prennent douze kilos, ont la peau sèche, le vagin rugueux, une perte de libido, les cheveux qui tombent… » Affolant, de quoi être terrorisée à l’approche de la cinquantaine. Tout simplement parce que ce médecin, par définition, ne voyait QUE les femmes à ménopause difficile. Les autres vont jouer au tennis avec des copines, au pénis avec leurs amants, et poursuivent des études jusqu’à point d’âge, les universités seniors sont bondées !

Tout ça pour dire que la lecture des information s donne l’impression que tout va mal, parce que les medias privilégient les catastrophes qui font les beaux titres. En plus, avec la diffusion universelle des infos, là où autrefois une indigestion de rillettes avariées se résolvait tranquillement dans les toilettes familiales, elle fait aujourd’hui la UNE des journaux télévisés, entraîne la fermeture de l’usine à rillettes (200 personnes au chômage !) et propage l’idée que la listéria et autres bactéries malignes nous guettent à chaque bouchée avec leurs petits doigts crochus et que la nourriture est devenue notre pire ennemie. J'ai vu une superbe affiche ordonnant: "Mangez moins: moins salé, moins sucré, moins gras".  C'est vrai qu'une petite bouffe fade et sèche, ça donne moins envie... C'est l'histoire du médecin à qui son patient demandait le secret pour vivre longtemps: "Arrêtez l'alcool, le tabac, le sexe et les nourritures trop riches." -Et je vivrais longtemps, docteur? -Ca, je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c'est que ça va vous paraître long."

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans Humeur
commenter cet article
8 mars 2007 4 08 /03 /mars /2007 16:46

Plein de choses à faire à mon retour, donc pas le temps d'écrire. Je voulais juste vous dire qu'une bonne part de la nouvelle "Erection présidentielle" qui ouvre mon livre "Autres désirs, autres hommes" est téléchargeable gratuitement sur le site www.pocket.fr Il suffit de cliquer sur la couverture de mon livre, ou de taper mon nom si la couverture n'est pas en ouverture du site, puis de suivre les instructions.

Dès que j'émerge de mon tas de courrier, on reprend le dialogue. N'hésitez pas à mettre ici des petits mots, voire des mots d'amour :)!!!

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans Publications
commenter cet article
7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 22:20

Partie par -22° de Montréal, un plateau repas, deux heures de sommeil et deux petits-déjeuners plus tard (oui, y avait un transfert, donc deux fois le petit déj’ !) arrivée à Paris avec +12°, j’sais plus bien où j’en chuis … A l’aéroport de Montréal, l’hôtesse de comptoir a éclaté de rire : « J’vous ai vue à la TV, et après on a bien discuté avec mon conjoint. » Au contrôle des bagages, même chose « Vous étiez à la TV hier ».  

Trouvé sur mon blog et mon courriel des messages chaleureux. Plusieurs femmes me remercient, soit parce qu’elles ont très envie de concilier amour stable, foyer, avec d’autres désirs et d’autres découvertes, soit parce qu’elles le font déjà mais se posaient la question de leur normalité : « Je me sens moins seule », me disent-elles. Très franchement, moi aussi !

En définitive, « la Grande Amoureuse » et il y a quatre ans « Aimer plusieurs hommes  », n’ont fait qu’être précurseur de ce qui semblera peut-être tout à fait naturel dans dix ou quinze ans. Les mœurs évoluent. Souvenez-vous : il y a moins de vingt ans, l’homosexualité était classée « maladie mentale » dans les livres de médecine, il y a trente ans être enfant de divorcé était une tare… 

A contrario, se souvenir, toujours, que rien n’est définitivement acquis. Surtout quand ça touche aux relations de pouvoir d’un être sur un autre.

Un ami écolo m’a dit : « Nous nous battons contre les brevets sur le génome, parce que nous pensons inadmissible qu’on veuille s’approprier le vivant. La première appropriation du vivant, n’est-ce pas cette conception du couple qui dit que la femme appartient à son mari et le mari à l’épouse ? » Tien s, après la « biodiversité amoureuse » que j’ai ardemment défendue, voici une autre approche écolo des amours plurielles : « ne pas s’approprier un être vivant », ça me plaît bien. 

Dans l’avion, en demi sommeil, je visualisais des instants passés avec tel ou tel. Pas un ne ressemblait à l’autre. Que ce soit avec A, B, B, B, D, F ou G (plus quelques autres lettres) chaque rencontre est une alchimie particulière, unique, qui n’entre pas en rivalité avec les autres. C’est un peu comme une symphonie : chaque instrument joue sa partition, tous sont indispensables à l’harmonie de la pièce, et pas un n’est plus important que l’autre : un simple triangle donne LA note qui manque si on l’oublie, les cordes jouent leur rôle, les cuivres aussi, et qui oserait dire que les instruments de l’orchestre sont en compétition ? 

Si le film de Martine ne s’appelait pas « La grande amoureuse », j’aurais pu l’appeler « La partition amoureuse », car dans le mot partition, il y a l’idée d’harmonie musicale et l’idée de partage…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Repost 0
Published by Françoise Simpère - dans Humeur
commenter cet article

Présentation

  • : JOUER AU MONDE
  • JOUER AU MONDE
  • : "Faire d'un rêve une réalité": Humeur, humour, coups de gueule et coups de soleil.
  • Contact

AUTRES MONDES

Depuis le 31/12/2013, le site Autres Mondes n'est plus actif, mais vous pouvez toujours aller y voir   la superbe vidéo d'Himlico

et la non moins superbe vidéo sur "Aimer plusieurs hommes",  toutes deux réalisées par Douze Films Prod (www.douzefilms.fr) 

Pour être informé de la disponibilité de "Aimer plusieurs hommes"et de "Himlico et autres contes", contacter: simpere.autresmondes@gmail.com 

  "Autres désirs, autres hommes" étant épuisé en version papier, il a été réédité en ebooks regroupant les nouvelles par thèmes: Que vous aimiez le sexe entre amis (sex-potes), les aventures insolites (Belles rencontres) la transgression (Jeux et fantasmes) vous y trouverez votre compte.  En vente chez IS éditions   et sur la plupart des plate-formes de livres numériques, plus FNAC, Amazon, etc. Sexe-potes.jpg

 
 

 

 


 

Recherche

FAN-CLUB

Françoise Simpère (nouvelles de)

ma vie, mon oeuvre, mais surtout mon oeuvre

LIVRES QUE J'AIME

                                                                                                 lien-guide.jpg  

                                          
                                                                    des questions, des réponses, l'ouverture des possibles

L’érotisme est au coin de la rue

Le livre du grand Tout


Un livre indispensable
voyages torrides et beaux paysages
une belle histoire de peau et de coeur
documenté, ça énerve parfois, ça fait aussi du bien
à découvrir ou redécouvrir pour la finesse de l'analyse et de l'écriture