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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 22:57

Mal au pied droit depuis longtemps. Le chirurgien réputé que je consulte  appuie entre deux orteils « Ca vous fait mal, là ? Oui ? On peut opérer. »  Cinq minutes de consultation, pas de radios,  aucun examen. Je demande le prix de l’intervention, il élude : « Voyez cela avec ma secrétaire. »  Pour les cinq minutes, 70 € (gloup !) et pour l’opération, trois fois le tarif de la sécu.  Je suggère que c’est cher, la dame me toise avec hauteur : « Bien sûr, quand il faut payer, c’est toujours cher. » Je lui rétorque qu’effectivement, quand c’est gratuit c’est moins cher, mais qu’en l’occurrence un tel dépassement d’honoraires est abusif.  « Votre mutuelle le prend sûrement en charge » Pas certain, et de toutes façons, reporter sur les mutuelles les dépassements indécents d’honoraires, c’est créer une médecine à deux vitesses, et c’est injuste pour les médecins qui travaillent sans dépassements. Je le dis à la secrétaire qui n’en a rien à foutre, mais si tout le monde se met à déserter cette coquette clinique, peut-être  changeront-ils d’attitude et d’habitudes.

J’annule donc l’intervention. Direction l’IMM, Institut Mutualiste Montsouris, créé par la Mutualité de la fonction publique : « hôpital privé à but non lucratif ».  Ca fait bizarre de voir accolés les mots « privé » et « but non lucratif », on  n’a plus l’habitude J Son service de chirurgie orthopédique a été classé par « le Point » comme l’un des meilleurs de France, et l’IMM dans son ensemble se situe dans les dix premiers hôpitaux. Rançon de cette qualité : les délais d’attente. Je me réjouis de n’être pas en situation d’urgence.

L’établissement est clair,  spacieux… et calme.  Le sol aiguilleté absorbe le bruit des pas, ce qui évite les « clic clic toc » des talons si énervants  pour le malade en flaque dans son lit,  ou l’infirmière qui court d’une chambre à l’autre. Organisation, nickel, que ce soit à l’administration  ou sur le plan médical : radios, analyses, examen approfondi et explication détaillée de l’intervention par le médecin. Médecin par ailleurs souriant, visiblement heureux de faire son métier, et d’une courtoisie remarquable avec les patients comme avec le personnel.  Personnel qui, par parenthèse, semble l’adorer et fournit donc le meilleur de lui-même. Comme quoi, on obtient davantage en valorisant les gens qu’en les pressant comme  des  « Orange ».  

Je demande le tarif : « celui de la sécurité sociale ».  « Et vous vous en tirez ? »  « Je ne vous cache pas qu’on aimerait que les tarifs de base de la sécu soient un peu réévalués, ça éviterait de travailler en flux tendus. Mais cela ne justifie aucunement les dépassements pratiqués par certains confrères.  A l’IMM, la plupart des médecins sont salariés à temps plein et n’ont pas de service privé. On travaille beaucoup, mais on gagne correctement sa vie. »

J’ai attendu l’opération avant d’écrire ce billet, pour confronter le discours à la réalité. Pas déçue.  Accueil, préparation, coordination des intervenants, prévention des infections,  soins post-op’, chambre, repas…  rien à redire. Plus le plaisir d’avoir eu le temps de parler avec les soignant(e)s la nuit ou dans les moments calmes. De découvrir des personnes passionnées par leur métier, inquiètes de voir les conditions se dégrader- comme partout, on resserre les dépenses- et attachées viscéralement à la notion de service public. Leur crainte : la réputation de l’IMM est telle qu’on vient d’Italie, d’Angleterre ou du Koweit pour s’y faire soigner.  Si bien que l’hôpital est convoité par des sociétés à but lucratif. Imaginons que la Générale de santé, créée par la Compagnie générale des eaux, puis propriété d’un fonds d’investissement, et bien sûr cotée en Bourse mette la main sur un tel joyau…  sûr que l’ambiance changerait.

A propos de dépenses de santé : si l’Etat reversait à l’Assurance maladie ce qu’il lui doit en taxes diverses normalement affectées à la santé et en cotisations sociales (quand le gouvernement décide d’exonérer des entreprises de charges sociales, il s’engage à compenser cette perte pour les organimes sociaux) le déficit serait quasi inexistant.  Si, comme cela se fait dans d’autres pays, on délivrait aux malades uniquement le nombre de comprimés nécessaires pour leur traitement, on économiserait du gaspillage, des frais de recyclage, des risques d’empoisonnements et des remboursements inutiles. Exemple : un comprimé matin, midi et soir pendant une semaine, cela fait 21 comprimés. Si la boîte en contient 20- cas fréquent- le pharmacien vous délivre deux boîtes ! Pour un comprimé, j’ai pris l’habitude de refuser la seconde boîte et n’en suis pas morte. Hallucinant de voir un produit prescrit pour trois jours n’exister qu’en boîte de 28 comprimés !  C’est évidemment l’intérêt des labos et des pharmaciens, mais qu’on arrête de culpabiliser les malades et de leur faire porter la charge du « trou » de la sécu quand ce sont d’autres qui le creusent.

 

 

 

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 18:50

En prévision de quelques jours d'hospitalisation, j'avais rédigé le billet "le dernier tabou" mercredi dernier, publication programmée pour le samedi. Mais voilà qu'entretemps, le jeune Prince consort- ou plutôt qu'on ne sort plus- a renoncé à ses ambitions. Ce n'est plus de la politique, c'est Speedy Gonzales.!!! A moins d'être fortement cocaïné, comment suivre? En tout cas, quelle rigolade de voir les pôv' ministres et autres porte-parole de l'UMP qui s'étaient évertués à répéter que Jean Sarkozy étant le fils d'un génie politique était forcément génial lui-même et le choix évident pour la présidence de l'EPAD… venir à présent affirmer que renoncer à ce poste pour lequel il n'a évidemment ni l'expérience ni la compétence indispensables était une preuve supplémentaire de son génie et de sa maturité. Si le ridicule tuait, on ferait vite place nette mais je me me demande s'il leur donne même des brûlures d'estomac. Avaler des couleuvres semble un remède souverain contre les ulcères et la honte. Reconnaissons tout de même au fils du président le mérite de nous avoir débarrassés- provisoirement- de la grippe H1N1 dont plus personne n'a parlé pendant cette semaine. Normal, les rois guérissaient les écrouelles...


Tout à fait autre chose : j’ai récupéré  mes droits sur « Aimer plusieurs hommes », livre épuisé en version brochée comme en version poche.  J’ai calculé le coût en temps et en argent de son éventuelle réédition  et m’interroge sur le choix de la publication, prévue pour fin 2009/ début 2010 : livre numérique téléchargeable à 6 euros, ou livre imprimé (et dédicacé ) à environ 12 euros ?   Quel serait a priori votre préférence ? Pour me répondre, cliquez sur « contact » en bas de la page. Merci.


 

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 10:19

Ce n’est pas l’argent, si « décomplexé », si envahissant, que la seule idée qui traverse l’esprit d’un Martin Hirsch pour inciter les ados à aller au collège est de leur octroyer des primes en euros.  Lauranne, pourtant pas fan des études, en a été outrée : « C’est immonde ! Quand tu penses qu’en Afrique, des gosses marchent des kilomètres à pied pour aller à l’école, tellement ils ont envie d’apprendre et de s’en sortir ! »

Le sexe reste tabou, mais tabou exhibé : on baise, on jouit, on échangiste, on s’excite en sex-and-city et sexy toys, on blague grasse, bref on en cause beaucoup pour oublier que le désir- le sien et celui de l’Autre- reste un mystère, aussi vif et fuyant qu’une boule de mercure échappée d’un thermomètre explosé, torride danger !  Le désir, impossible à acheter, à contrôler, à maîtriser, mais que fait la peau lisse ?

Mais le dernier vrai tabou, c’est l’âge.  Les comédiennes ne le disent pas, elles « l’avouent » écrivent les magazines, comme s’il s’agissait d’un secret honteux. La plupart n’en parlent pas ou mentent. Comme tout le monde.  Une copine met une fiche sur Meetic » en annonçant ses 60 ans.  Aucune réponse.  Les hommes demandent des femmes dix à quinze ans plus jeunes qu’eux.  Elle réitère en se donnant 50 ans, et ça marche. Certains lui disent même « vous ne les faites pas. »  Marrant d’ailleurs comme le compliment systématique à une femme est « vous ne faites pas votre âge »… phrase qui mériterait une fine enquête pour savoir à quoi ressemble, dans l’imaginaire des hommes, une femme qui fait son âge... J

Dans un précédent billet où je parlais de l’âge de certains politiciens usés par trop d’années près du pouvoir- je me suis faite incendier par des commentateurs persuadés que je sacrifiais au jeunisme, et supposant même- arghh !- que je préférerais un Jean Sarkozy à un mûr politicien, histoire de faire place aux jeunes.

Alors que ce soit clair : je pense que l’âge est une donnée importante à la fois négative et positive. A 20 ans, je tenais mieux les nuits blanches qu’aujourd’hui et j’avais plus d’insouciance, mais aussi plus de dogmatisme, de difficulté à assumer les échecs ou les erreurs. Aujourd’hui, j’ai gagné en lucidité parfois cruelle, mais aussi en confiance en moi, en sérénité et en empathie envers les autres. A 20 ans, on craint l’ennui et on cherche à tuer le temps. Plus tard, on sait qu’il nous tuera et on savoure chaque minute de vie. Vieillir présente des inconvénients physiques indéniables, mais un avantage évident : celui de ne pas être mort jeune. Ce qui me fait répondre à certains jeunes amis tentés de me taquiner: « J’ai eu l’âge que tu as, tu n’es pas certain d’avoir celui que j’ai ». Ca les amuse et moi aussi. Car j’ai gardé les mêmes enthousiasmes, les mêmes émerveillements, la même capacité à me révolter et à agir. Qu’ont perdu beaucoup de gens de mon âge, mais aussi de très jeunes.  Question de tempérament et non d’âge…

Bref, pour revenir au sujet,  les 23 ans du Prince Jean m’importent peu. Si je le réfute, c’est parce qu’il prétend à un poste clé avec un bac+1 alors qu’on demande un bac+2 au moindre gratte-papier. Parce qu’il est propulsé à ce poste sans aucun mérite, uniquement en raison de son nom et de son père. Et surtout parce qu’à ce poste stratégique se sont joués, se jouent et se joueront moult corruptions (le procès Pellerin, les abus de bien sociaux, les pots de vin, vous vous souvenez ?) comme chaque fois que des milliards sont en jeu, notamment dans le domaine immobilier. Or ces pots de vin et tractations font le lit du financement occulte des partis politiques, du soutien électoral et autres saloperies nuisibles à la démocratie. Peut-être, lorsque les scandales éclateront, excipera-t-on du jeune âge de JS pour excuser ses dérives….. Mais à  la vérité il n’en aura plus besoin. Avec la disparition du juge d’instruction, les poursuites devront être initiées par le Parquet, qui ne le fera pas puisque le Parquet est politiquement dépendant du pouvoir exécutif. La boucle est bouclée.

 

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 23:56
A onze ans, Jacques Lacarrière étudiait le Grec et le Latin. Un jour, il entendit sa mère dire : « Il fait ses Humanités » et fut stupéfait de ce mot inattendu, puis indigné quand quelqu’un lui apprit que Grec et Latin s’appelaient des langues mortes alors qu’il les trouvait si belles, si vivantes.
Devenu adulte, il consacra sa vie à la Grèce qu’il a parcourue, souvent à pied, pendant plus de vingt ans. Qui a lu « l’Eté grec » que je vous recommande chaudement, retrouve dans les descriptions de chaque sensation, détail, chaleur, personnage… le pas lent des marcheurs, apte à capter l’étincelle de vie dans un caillou.
Revenant de Grèce et écoeurée par les nouvelles si bassement matérialistes du monde, je me suis plongée avec délices dans le Dictionnaire amoureux de la Grèce » du même Jacques Lacarrière. En m’offrant des détours, des sauts de puces entre les définitions, des arrêts sur mots, comme on dit « arrêt sur image », Aphrodite, Eros, Hippocrate, Icare antiques mais si modernes…
Dès l’Antiquité Hippocrate avait deviné l’influence de l’environnement sur la santé, et celle du psychisme sur le physique. Des lieux : le mont Athos, Olympie, Cythère, Ithaque, l’Atlantide, qui aussitôt réveillent des souvenirs de livres, de tableaux, d’îles réelles ou rêvées… L’impression fascinante d’avoir une histoire commune avec l’histoire et la mythologie grecques.
Des plantes : l’olivier, la myrte et l’hélichryse aux parfums exacerbés par le soleil, les amandes dont le nom amygdalata a donné amygdales, parce que ces petites glandes ont une forme d’amande. Et puis dans ce dictionnaire, il y a les poètes et écrivains, nombreux, contemporains ou plus anciens, Georges Seferis (prix Nobel), Taksis Kostas, Patrikios Titos, Vassilikos Vassilis, dont Jacques Lacarrière nous fait découvrir des textes traduits aussi heureusement que possible. Il explique d’ailleurs les affres de la traduction… Poèmes pétris de culture, de révolte, de lyrisme, de sensualité, de rêve. De tout ce qui au fond rend humain, comme l’on dit « à taille humaine » d’une ville ou d’une entreprise où il fait bon vivre. L’humanité, à retrouver.














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Published by Françoise Simpère - dans bonheur
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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 01:50

« A 20h, lorsque devait apparaître à la télévision le visage du nouveau président, Marine était au théâtre… Toute sa vie, elle se souviendrait de la pluie de roses rouges sur la scène à l’annonce du résultat, des gens qui s’embrassaient et d’un couple de vieux entonnant « Le temps des cerises » avant de fondre en larmes de joie:

« Ca nous rappelle 36 ! »

Vers 22h, alors que le bal battait son plein place de la Bastille, un orage éclata, violent, sur la capitale. Marine y vit comme un symbole : l’eau purificatrice allait donner naissance à un monde nouveau. Réfugiée sous une porte cochère en attendant que l’averse se calme, elle entendit un monsieur en costume sombre énoncer d’un air tragique :

« Le soir de la prise de la Bastille, en 89, il y eut aussi un orage… »

Lui aussi nageait en plein symbolisme.

Le camarade syndiqué devint directeur de cabinet d’un ministre et jouit sans retenue des privilèges de son rang. Il s’amusait à traverser tout Paris en voiture de fonction cernée de motards, et faisait des chronos avec l’un de ses homologues, ancien compagnon de militantisme :

« Vingt minutes pour gagner Orly à 18h, tu dis mieux ? »

Ce jeu lui donnait l’illusion de rester jeune et il croyait sincèrement ne pas se prendre au sérieux parce qu’il lui arrivait de venir au ministère en jean de luxe. Il avait pris du poids et perdu sa tignasse rebelle, s’exprimant à présent dans un langage contraint où « l’idéologie à l’épreuve des faits » remplaçait le merveilleux « Soyez réalistes, demandez l’impossible ».

Marine en fut blessée à l’aune des espoirs qu’elle avait nourris et se demandait, comme pour un amour déçu ou trahi, à quel moment, et pour quelle raison ils lui avaient menti. »

C’est, en avant-première, un extrait de mon roman « Jouer au monde » pas encore publié. J’y pensais jeudi soir en regardant sur France 2 le documentaire « les années cabossées 1981/1988 » années dont François Cusset a fait l'analyse très critique dans cl livre ci-contre.  Drôle d’impression de replonger dans ces années qui me semblent hier et qui appartiennent à l’Histoire.

J’ai gardé des coupures de presse du 10 mai 81. On a peine à imaginer que face à ce qui n’était qu’un changement de majorité, salutaire après 23 ans de droite au pouvoir, certains paniquaient comme s’il y avait la guerre. Le 12 mai 1981, le Figaro publia un édito de Jean d’Ormesson se concluant par :

« Je lance à tous les français et toutes les françaises… qui refusent le péril mortel du totalitarisme marxiste un appel angoissé, mais confiant à la mobilisation générale. ».

On a peine à imaginer la liesse des six condamnés à mort se disant qu’ils allaient sans doute échapper au couperet: « Tout condamné à mort aura la tête tranchée. » La sécheresse de cette phrase donne le frisson…

On a peine à imaginer que lorsque les derniers sondages montrèrent François Mitterrand proche de la victoire, Ambroise  Roux, PDG de la compagnie générale d’électricité et vice président du CNPF (le Medef de l’époque)  rassura les chefs d’entreprise : « Ne vous en faites pas, nous faisons ce qu’il faut pour renverser la tendance ». ‘(Le Canard enchaîné, 13 mai 81)  Le même Canard raconte comment les investisseurs institutionnels (Caisse des Dépôts notamment) dont le rôle est d’amortir les chocs boursiers et de soutenir la monnaie, n’ont pas bougé le petit doigt pour empêcher la chute des cours, prévisible avec les ventes massives de valeurs françaises par les investisseurs étrangers, persuadés que la France allait devenir un soviet. Le franc tint bon au départ, mais comme le prédisait un agent de la Bourse : « Ne vous en faites pas, ça ne va pas durer ».  Bref, face à la gauche élue se dressa très vite ce qu’on appelle « le mur de l’argent. »

Le documentaire rappelle à ceux qui ne le savaient pas que l’économie française avant 1981 était fort mal en point, après deux chocs pétroliers et les premières restructurations industrielles, même si, à l’époque, les licenciements devaient être autorisés par l’Inspection du Travail, ce qui évitait les dégraissages non motivés par de réelles difficultés de l’entreprise. De quoi faire rêver les salariés d’aujourd’hui.

L’idée commune selon laquelle les difficultés de la droite viennent de « l’héritage socialiste » est battue en brèche pour une raison simple : la Vè République a commencé en 1958. Si l’on considère que nous avons N.S jusqu’en 2012, soit 54 après, force est de constater que l’état de la France ne peut être mis au débit d’un président de gauche qui n’a exercé le pouvoir que 14 ans (1981/1995) alors que 5 présidents de droite auront dirigé le pays pendant… 40 ans. « Putain, 40 ans ! » comme diraient les Guignols.

Quant aux difficultés de la gauche, elles ont peut-être une raison- parmi d’autres- que nul ne se risque à évoquer. En 1981, Jack Lang était un fringant quadra, Michel Rocard avait une allure juvénile de Tintin surdoué, Bernard Kouchner celle d’un jeune premier à la mèche rebelle et Laurent Fabius idem sans la mèche rebelle.  Aujourd’hui ils ont respectivement 70, 79, 70 et 63 ans …. Et sont toujours là. Avec l’envie de profiter des missions, des ministères, des honneurs et des subsides tant qu’on leur en propose. De continuer à plaire aux femmes grâce au pouvoir qui efface les années. D’exister grâce aux medias. D’échapper en somme à la fragilité et à la fatalité de l’âge … Egoïsme compréhensible.  A chaque enterrement, j’entends quelqu’un dire « la vie est courte, faut en profiter ».  Passés 60 ou 70 ans, la phrase n’est plus un cliché, elle devient réaliste.  En revanche, est-il réaliste, est-il souhaitable, de confier l’avenir d’un pays et le destin des jeunes générations à des hommes, même de valeur, dont l’avenir est derrière eux ? La droite a moins ce problème : son électorat plutôt âgé (NS a obtenu ses plus gros scores chez les 50/75 ans) se trouve fort bien d’une politique sécuritaire qui le rassure et de mesures favorables au patrimoine.


Mais les autres, ceux qui ont tellement envie que ça change ? Face à des candidats qui ont dépassé l’âge de la retraite, ils se diront : qu’en ont-ils à faire du chômage des jeunes, à part des statistiques ? Comment l’avenir de la planète à l’horizon 2050 peut-il les motiver alors qu’ils ne le verront pas ?  Peuvent-ils imaginer un projet de société innovant ? Savoir ce qui fait rêver les jeunes et leur donne envie d’agir ?  Apprécier d’autres musiques et d’autres cultures que celles de leur génération ? NON ? Alors à quoi bon voter ?

 

 

 

 

 



 

 

 

 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 15:34

C’est aujourd’hui la Journée Mondiale de l’Alimentation, contre la faim dans le monde. Quoi ? Encore ? Depuis le Biafra (1968) on n’en a pas fini avec cette histoire ?

Ben non, et c’est même pire, puisque pour la première fois cette année, le nombre de gens malnutris a atteint 1 milliard d’individus, soit un terrien sur 6. La crise économique a des conséquences vitales sur les plus pauvres.  Mais la malnutrition n’est pas seulement une souffrance ponctuelle se concluant parfois par la mort, elle oblitère l’avenir des populations, car elle peut occasionner des maladies de carence, notamment au niveau du développement mental.  « La fabrique des crétins » ça commence par des carences alimentaires, en iode, en zinc, en vitamine B, etc.


Tous les rapports de la FAO, tous les spécialistes des questions de développement, de Jean Ziegler à Jacques Delors et autrefois René Dumont disent qu’on peut vaincre la faim dans le monde en se nourrissant mieux, en répartissant mieux les ressources et en favorisant une agriculture vivrière et locale.



Question de volonté politique… que les gouvernements n’ont pas. Leur aide aux pays pauvres est en dessous de leurs engagements… surtout en période de crise. Qui a bon dos, la crise, quand on voit que parallèlement les dépenses militaires, les achats de doses de vaccins anti grippe H1N1 (aux dernières nouvelles, on en a deux fois trop, hi hi…) et les frais de déplacements des grands de ce monde ne fléchissent pas.

Les Français, heureusement, restent généreux et donnent aux associations qui montent des programmes de développement dans les pays qui en ont besoin, en y associant les populations locales évidemment.

Malheureusement, il y a deux jours,  certains journalistes ont glosé sur « les associations caritatives dans le collimateur de la justice ».  Un coup de Jarnac, à la veille de la Journée Mondiale, de quoi rendre les donateurs méfiants. Renseignements pris, il s’agit de fausses associations, sans programme, sans personnel, sans action… qui ont extorqué des fonds en se faisant passer pour de vraies ONG. Ca s’appelle une escroquerie.

Que cela n’empêche personne de donner aux associations qui agissent sur le terrain et sont contrôlées sur leur gestion, et de préférence à celles qui développent des programmes dans la durée en vertu de l’adage : « Donne un poisson à un homme, il mangera un jour, apprends lui à pêcher, il mangera toute sa vie. » Et pour les actions d’urgence, l’ONU, la FAO et les gouvernements peuvent envoyer rapidement des denrées.

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 16:57

Quelle foutaise que cette « affaire Mitterrand » qui prétend opposer les libertaires sexuels aux pudibonds du cul, la gauche à la droite ! Que n’a-t-on entendu : « on se croirait revenu à l’affaire Russier », « si on est de gauche, on doit défendre Frédéric Mitterrand contre Marine le Pen »... Or, rien à voir avec la gauche ou la droite, les politiciens des deux bords sont réputés pour leur appétit sexuel.  Rien à voir non plus avec l’affaire Russier : le jeune amant avait 18 ans (la majorité était alors à 21) et aimait sa professeure de français sans que Gabrielle Russier ait déboursé le moindre centime pour le séduire.

Peu importe l’âge des protagonistes, s’ils sont pubères et biologiquement aptes à faire l’amour. Tout adolescent ou adolescente sait que le désir existe dès que les hormones pulsent. Le hic, c’est que du côté Polanski ou Mitterrand, le désir de leurs juvéniles partenaires n’est absolument pas pris en compte. L’un fait avaler de l’alcool et des drogues à la jeune fille qu’il convoite pour qu’elle cède facilement, l’autre va à l’étranger dans des bars à prostitués et admet d’ailleurs que ce sordide marché du sexe participe aussi à son excitation : grâce à l’argent, il peut s’offrir ce qu’on ne lui donnerait pas spontanément.  Comme si on pouvait acheter le désir…

Ce qu’on occulte dans ces deux histoires, c’est que l’immoralité ne vient pas du sexe mais de l’argent et du pouvoir. De l’insupportable prétention qu’ont certains parvenus vieillissants, malgré leur bide flasque, leur haleine chargée, leur peau tavelée et  leurs fesses molles, de s’offrir de jeunes pousses, tandis qu’ils traitent une séduisante quinquagénaire de « vieille peau ».  De cette certitude que l’argent et/ou le pouvoir donne tous les droits sur l’autre, y compris celui de forcer son désir.  Tout homme, toute femme devraient se demander « cette fille, ce garçon… coucherait-il avec moi si j’étais pauvre et/ou sans pouvoir ? »

 « Les danseuses descendaient de scène après chaque numéro et évoluaient au milieu des spectateurs sirotant des alcools forts d’un air blasé. Les maquignons évaluaient la chair douce proposée à leur convoitise. Chair fraîche, ces filles ont toutes moins de vingt ans… De temps à autre, un convive occidental murmurait quelques mots à l’oreille d’un de ses homologues thaï, qui levait aussitôt la main en direction d’un serveur, en dressant un ou plusieurs doigts. « Le nombre de doigts désigne le numéro de la danseuse que désire le client, m’a expliqué Franz. Vous allez voir, cette fois-ci, c’est la quatrième à partir de la gauche, la toute jeune en tunique turquoise. » Effectivement, à la danse suivante, la petite avait disparu, tout comme le client de la table voisine. « Ils vont derrière les paravents et le client demande la gâterie de son choix : massage intime, fellation, coït avec ou sans éjaculation, sodomie… Il suffit d’y mettre le prix. En voyage d’affaires, les prestations maximales sont généralement prépayées par l’hôte thaï pour son invité occidental. Il ne reste qu’à  déguster le cadeau…. Dommage que la magie ne dure qu’un soir.

-Comment ça, un soir ? Je croyais que vous ne faisiez que cela depuis trois jours. --Oui, mais l’enchantement ne dure qu’un soir. Le lendemain,  j’ai demandé la même prestation,  j’ai eu une fille aussi belle que celle de la veille, la magie en moins. Quand elle m’a sucé, je n’ai plus senti sa bouche ni sa langue, j’ai aperçu son regard  vide, lointain, sansexpression. Je me suis dit que pour ne pas sentir mon goût et mon odeur, elle devait penser très fort à son village ou à un joli souvenir, bref, s’extraire du présent pour supporter de sucer chaque soir des bites qui la dégoûtent peut-être. Lorsqu’elle a murmuré qu’elle me désirait follement, ses mots étaient exactement les mêmes que ceux de sa collègue.  Impossible d’y croire, cette fois, même un tout petit peu. »

Ce n’est pas extrait de « la mauvaise vie », mais d’un chapitre de mon livre « Les latitudes amoureuses », inspiré par un voyage de presse en Thaïlande en 2003.

En 2005, j’ai lu « la mauvaise vie », livre bien écrit et parfois émouvant tant il décrit un profond mal-être que ne comblent pas les amours tarifées. Frédéric Mitterrand cherche-t-il aujourd’hui à combler ses frustrations existentielles avec le pouvoir ? Il ne serait pas le seul, j’en parlais ici en décembre 2006 http://fsimpere.over-blog.com/article-4767955.html . Ce ne serait pas grave si les citoyens ne payaient pas très cher ces thérapies de personnalités narcissiques centrées sur elles-mêmes et non sur l’intérêt général.

Tout ceci est bon pour le commerce : « La mauvaise vie » version poche est aujourd’hui n°1 des ventes sur Amazon.  « Parlez de moi, en bien ou en mal, mais parlez-en », l’adage des pubeux se confirme…

 

photos de nus Lars Stephan www.larsstephan.com

 

 

 

 

 

 

 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 23:47

A Serifos, le camping face à la plage est fermé, fin de saison…Mais ouvert : portail non verrouillé. Un couple d’allemands et leur gamin y ont planté leur tente, ils passent  deux jours paisibles dans ce camping désert, peut-être même utilisent-ils les douches. Nul ne leur cherche  noise. 

A Koufounissia,  des baigneurs nus en côtoient d’autres en maillot, une vieille femme grecque toute de noir vêtue passe sur le chemin et murmure « Yassas » en les croisant, aucun regard gêné, aucune hâte à s’envelopper d’une serviette,  aucun exhibitionnisme non  plus. Plaisir simple de sentir l’eau et le soleil sur la peau.

A Paros,  des motards  roulent tête nue, tout doucement. Les routes ne permettent pas de foncer.  Ils ne mettent personne en danger, ni eux ni les autres.  Personne ne les verbalise.

Au-delà de ses difficultés économiques, la Grèce reste magique. A cause, ou grâce à cette façon de vivre simplement, de cultiver les liens sociaux et l‘hospitalité, de trouver un équilibre subtil entre le légalisme pointilleux de certains pays et le laisser-aller bordélique d’autres. Les lois y sont les mêmes qu’ailleurs,  mais avec de la plasticité.  Tant que leur transgression n’est pas gênante, on vous fiche la paix.

« Homme libre, toujours tu chériras la mer » écrivit Baudelaire, tandis que Hippocrate, père de la médecine, prétendait que pour rester en bonne santé, un homme ne devait pas avoir plus de trois pas à faire pour voir la  mer.  L’omniprésence marine explique-t-elle l’insolente santé des grecs,  dont j’ai déjà parlé. ? http://fsimpere.over-blog.com/article-21214381.html

Leur goût pour  la démocratie qu’ils ont inventée ou le souvenir de la dictature pas si lointaine (1967/1974) de la junte militaire  expliquent-t-ils leur  attachement à la liberté ?  (En Grèce, Elefteris ou Elefteria, qui signifient Liberté- sont des prénoms courants.) Toujours est-il qu’il existe  un important courant anarchiste en Grèce et qu’il suffit d’une étincelle - on l’a vu  en 2008- pour soulever les foules contre un pouvoir qui les déçoit.


Car du côté des politiques, les leurs  valent les nôtres.  « J’ai décidé de dissoudre l’Assemblée Nationale ». Cette historique phrase de Jacques Chirac lui avait valu cinq ans de cohabitation avec la gauche. Le premier ministre Caramanlis  vient de renouveler l’exploit en convoquant des élections législatives anticipées dans l’espoir  d’obtenir une forte majorité pour imposer sa politique sociale régressive.  Las ! Il a été blackboulé par le Pasok ( parti socialiste grec) et c’est Georges Papandréou, fils d’Andréas et petit-fils de Georges- qui vient de reprendre le pouvoir avec la majorité absolue.

 

 

 

Hélas, cela commence à changer. Jusqu’à l’an dernier, tout voyageur débarquant d’un ferry bien avant l’heure de son avion  pouvait finir sa nuit allongé par terre dans l’aéroport, je l’ai fait maintes fois. Cette année, pour la première fois, un gardien est venu déloger les dormeurs, et un panneau informe qu’il est interdit de s’allonger par terre pour dormir. 

 

 

 

 


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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 07:43

« Ils ne font guère mieux, ( les dirigeants) d’aujourd’hui qui avant de commettre leurs crimes les plus graves les font toujours précéder de quelques jolis discours sur le bien public et les soulagement des malheureux ». 

Ce n’est pas de moi,  ça a été écrit par La Boétie en 1576 : « Discours de la servitude volontaire », un  texte que tout le monde devrait lire tant il reste, hélas, actuel.

Pas de moi non plus cette illustration qu’en donne Anne-Sophie Simpère :

« Alors que le réchauffement de la planète est principalement du à la combustion de sources d’énergies fossiles, la Banque mondiale a doublé ses financements aux fossiles en 2008, et a augmenté son soutien au seul charbon de 256% entre 2007 et 2008, tandis que les énergies renouvelables ne représentaient que 16% de ses investissements énergétiques. Même tendance pour la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque de l’Union européenne, qui, ces cinq dernières années, a investi quatre fois plus d’argent dans les énergies fossiles que dans le solaire, l’éolien et le bois-biomasse réunis, et accordé des millions d’euros de prêts à l’aviation et au transport routier.

Pour Anne-Sophie Simpere, chargée de campagne Finance publique aux Amis de la Terre : « Les politiques d’investissement de la Banque mondiale et la BEI sont décidées par les mêmes Etats dont les dirigeants enchaînent les déclarations pour la lutte contre les changements climatiques. Comment peuvent-ils prétendre enrayer la crise climatique en soutenant des investissements massifs dans les énergies fossiles, la route ou l’aviation ? Ce double discours est inacceptable : les promesses de réduction d’émissions de CO2 ne seront jamais tenues en continuant à extraire et brûler les sources d’énergie fossiles pour alimenter notre surconsommation. »

http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-des-Amis-de-la,4428.html?var_mode=calcul

http://www.justice-climatique.org/2009/09/banque-europeenne-dinvestissement.html

 

Comme vous l’aurez peut-être deviné, je suis en vacances, d’où cet accueil de contributeurs dont je partage évidemment les idées, avec affection. Et à présent, quelques jours de silence.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 09:19

Conscient que vouloir sauvegarder le secteur automobile quand le pétrole se raréfie est aussi vain que maintenir la fabrication des arbalètes au temps de la Guerre des Etoiles, un ingénieur automobile japonais a eu l’idée d’utiliser l’inventivité et la technicité de ses collègues ingénieurs pour imaginer des jouets sexuels qu’il commercialise dans le monde entier.

Parmi ces gadgets, un anneau de pénis, plus couramment appelé cockring, destiné à maintenir l’enthousiasme du monsieur  lorsque l’évocation inopportune de ses ennuis fiscaux ou  la  perspective de devoir regagner son foyer « après », alors que sa maîtresse boude à cette seule perspective et qu’il gèle dehors le perturbe. Jusque là, rien que de très classique, si ce n’est que l’anneau en question est muni d’un minuscule cadran avec un chiffre « 0 ».Je tourne l’engin entre mes mains, perplexe, y introduit un doigt, le ressort… et ai la surprise de voir apparaître un « 1 », puis un « 2 » quand je renouvelle l’opération !

Bon Dieu, mais c’est bien  sûr. L’anneau pénien est muni d’un compteur de coups permettant au vaillant coïteur de savoir s’il a suffisamment embouti sa partenaire, le suffisamment étant une notion très masculine du reste, car nombre de femmes confient à leurs copines que lorsque ça dure trop longtemps, elles s’ennuient au point de remarquer froidement « Tiens,  faudrait repeindre le plafond, j’appelle Fabrice dès demain » (Fabrice, c’est le peintre en bâtiment) tandis que leur Jules se demande si à ce rythme de Formule 1 il va résister à l’infarctus.

Il fallait être ingénieur automobile pour avoir une pareille idée : le compteur de coït !  La performance non dans la volupté et les explorations buissonnières mais dans la quantité de perforations intrin… sexes. J’imagine d’ici monsieur bougonnant : « bouge pas tant, je vais déraper et pas faire ma moyenne » triomphant : « encore six coups et je pulvérise mon record ! » ou blêmissant : « Ca sent le caoutchouc brûlé… » quand son accélération stimulée par le plaisir de voir s’affoler le compteur échauffe non pas les sens des amants mais le latex.

Je pensais, naïvement, qu’un ingénieur pouvait être ingénieux dans n’importe quel domaine et qu’il ne devrait pas être difficile de reconvertir ceux de l’automobile, des armes ou du nucléaire dans des industries meilleures pour l’humanité. C’était oublier que leur formation, tout comme celle des énarques et autres technocrates, souffre d’une rigidité… mentale qui les rend rétifs à tout autre modèle que celui de la compétition et de la consommation toujours croissante.

 

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