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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 14:24

baisers3.jpgJe racontais un jour à un ami l’incapacité d’un homme pour lequel j’avais eu des douceurs à exprimer ses sentiments. Il tournait autour du pot, disant que j’étais « une fille spéciale » « tu comptes pour moi », « tu es importante dans ma vie » et autres gentillesses plus intimes, qui me firent lui lancer un jour « Ca t’écorcherait la langue de dire « je t’aime » ? » Et lui, tétanisé ou presque : « Impossible ! Quand je dis « je t’aime », j’épouse. » ce qui s’avérait impossible puisque nous étions mariés tous les deux, mais pas ensemble.

intimes.jpgA ce récit, l’ami hocha la tête : « Tu sais, ce n’est pas évident de dire « je t’aime », ça fait bien longtemps que ça ne m’est pas arrivé », mais il ne sut pas m’expliquer cette réticence, alors qu’il est par ailleurs un garçon tendre et délicieux, plein d’attentions avec les filles qu’il aime.  Un autre homme m’assura qu’il détestait  les « je t’aime »,  qu’il trouvait niais et emprunts d’une croyance en l’Amûûûûrrrr qui le débectait. « Elles me disent parfois « je t’aime » au terme d’une seule nuit et attendent que je leur dise la même chose. » J’ai souri : « Oui, c’est le « je t’aime » orgasmique, sincère dans la seconde mais absolument pas significatif ni engageant.  Ce qui ne l’empêche ni d’être agréable à dire, ni d’être agréable à entendre. » A condition de ne pas craindre que la femme qui le dit veuille mettre le grappin sur l’homme et conclure un contrat d’Epargne affectif sur X années avec impossibilité d’en sortir. »  Le problème est qu’un certain nombre de femmes disent « je t’aime » dans cet espoir ci, justement ! Je ne compte plus celles qui traitent un amour de passage de « salaud » parce qu’il les a quittées, alors qu’à leur « je t’aime » à elles, il avait murmuré « moi aussi », dans la moiteur douce qui suit le plaisir et incite à des épanchements.

Alors, entre  ceux pour qui le « je t’aime » est une pré-demande en mariage et celles pour qui il implique précisément un engagement, « je t’aime » a tout lieu de faire peur !  Dommage, alors qu’il pourrait juste signifier « je t’aime  là, en cet instant précis, et je te le dis sansenjeu autre que le plaisir de te le dire et l’envie de te faire chaud au cœur. » Comme les enfants savent si bien le dire quand ils sont petits. Comme on regrette, adulte, de ne pas l'avoir assez dit à ceux qui nous sont chers et ont disparu.

Allez en paix, je vous aime ! 

koalarit.jpg

 

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:54

Cher Père Noël, 

Je te ferais dire que je ne veux SURTOUT pas de détecteur/avertisseur d’incendie dans mes souliers, je ne sais pas qui a inventé cette pub débile, mais je ne connais pas un seul enfant qui ait envie d’un engin pareil, surtout pas celui de la pub dont la mémé est DEJA morte dans l’incendie… D’ailleurs, les pompiers m’ont expliqué que pour ne pas mourir asphyxié, il faut évacuer sa maison en maxi dix minutes, sinon on perd connaissance avant d’arriver à la porte. Un peu court pour une vieille dame brutalement sortie de son sommeil,  à supposer que sans son sonotone elle ait entendu l’avertisseur et qu’elle ait les jambes de ses 20 ans pour les prendre à son cou, expression acrobatique  peu adaptée à l’ancêtre.

J’aurais plein d’autres  cadeaux à te demander, de ceux qu’on n’achète pas : amour, temps libre rigolade et liberté pour tous, plus des sous car comme disait mon papa : « l’argent ne fait pas le bonheur mais y contribue  pour ceux qui en manquent. »

Et puis, de façon globale, j’ai trouvé une affiche qui résume parfaitement ce que je souhaite pour 2010.  Elle date de 1972, c’était la première Une de l’hebdomadaire écologiste la Gueule Ouverte. Comme quoi les choses n'avancent pas vite.

go-copie.jpg

 

Plus une chanson bien niaise qui a le don de me mettre en joie.

 

 

Joyeux Noël !

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 17:00
C'est pas la madeleine de mon enfance mais plutôt celle de l'enfance de mes filles. Max et les maximonstres montrait un petit garçon insupportable, puni par sa maman et qui décide de fuir. Dans l'imaginaire, c'est-à-dire sur un bateau qui l'emmène dans une île habitée par des Maximontres, tous plus hideux les uns que les autres. Max devient leur Roi, quel pied quand on a été traité comme un mini minus par sa maman, enfin c'est ce que ressent l'enfant, pas du tout effrayé par ces créatures velues, griffues et un tantinet stupides.
Françoise Dolto avait déconseillé ce livre au motif qu'il risquait d'effrayer les enfants, paraît-il.  Je ne m'en souviens pas, et cela m'étonne carrément que cette grande psychanalyste n'ait pas trouvé dans Max et les Maximonstres l'illustration Freudienne de la "perversité" de l'enfant, perversité au sens de refus des règles et de désir de toute-puissance. Ou alors elle l'a vu et ça l'a effrayée, mais là aussi je suis perplexe, car pourquoi s'effrayer du fait que les enfants sont loin d'être innocents?  Qui plus est, Max et ses monstres est infiniment moins effrayant que les histoires d'Ogre tuant ses propres filles ( dans le Petit Poucet) ou de Barbe-Bleue égorgeant ses femmes.
Interprétation politique: Max, donc, est d'abord ravi de son pouvoir de roi et heureux de l'exercer avec un autoritarisme d'enfant qui se venge de ses humiliations. Mais très vite- plus intelligent que bien des adultes- il se lasse de ce pouvoir dont il perçoit les limites, entre autres que le pouvoir éloigne de la vie et de l'amour. Alors il rentre chez lui, dans sa chambre, et trouve son repas bien chaud.
J'ai bien envie de profiter de ces jours d'hiver glacial pour aller voir le film tiré du livre, et d'y emmener plein de politiciens pas encore sortis de leurs désirs enfantins de toute-puissance. 

Max et les maximonstres

PS. Comment les enseignants vont-ils faire pour expliquer à leurs élèves que cela ne se fait pas de téléphoner sur son mobile pendant les cours? A coup sûr, ces derniers répondront que Rachida Dati, elle téléphone bien pendant les séances du Parlement Européen, boulot comme l'école ( et pas plus apprécié semble-t-il) mais en plus, bien rémunéré. D'autant que notre députée, pour sa défense, a bien précisé qu'il s'agissait d'un appel privé...
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 15:37

Le 13 décembre 2009, Brice Hortefeux a été décoré du prix de la lutte contre le racisme et contre l’antisémitisme par l’Union des patrons et des professionnels juifs de France (UPJF).  Ce n’est pas une blague, il s’agit bien du Brice Hortefeux  qui déclarait en septembre dernier: "Quand il y en a un [Arabe] ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes" et qui a réexpédié trois Afghans dans leur pays en guerre, au mépris des dangers qu’ils y courent.

Qu’il existe une association des patrons et professionnels juifs de France,  ça me troue l’entendement, autant que lorsque MRAP signifiait « Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et pour la paix ». L’antisémitisme, ça ne fait pas partie du racisme ? Pourquoi on le mettrait  à part ? Le MRAP s’en est d’ailleurs rendu compte, puisque son nom signifie désormais « Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples », ce qui est nettement plus universel comme idéal. Sartre écrivait (en substance) : « Quand on dit « un fourreur juif », les gens retiennent qu’il est juif et non qu’il est fourreur » et c’est pourquoi il dénonçait  avec raison les qualificatifs liés à l’origine, qui ne peuvent qu’entretenir le racisme et le communautarisme.

Bizarre comme certains juifs, qui ont eu tant à souffrir du racisme et de l’exclusion, ne ratent pas une occasion d’affirmer  leur spécificité au lieu de se vivre comme des humains  attachés à des traditions, certes, mais pas identifiés par ces traditions.

Et pendant ce temps, les gouvernants réunis à Copenhague, après avoir tous ces derniers mois trémolé sur l’urgence pour la planète, jouent à « commence d’abord » et « si t’y va pas, moi non plus. » Quand on était gosse, si on refusait de ranger sa chambre au motif que la grande sœur n’avait pas rangé la sienne, on se prenait une torgnole. Y a des torgnoles qui se perdent chez les adultes, et parfois je préfère les canards.

canard-gel-s-030109.jpg

 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:48

patronat.jpgDimanche froid, bonne occasion pour lire ce pavé de 700 pages que j’ai dévoré comme un polar, un roman d’espionnage passionnant. Sauf que tout est réel.

Cinq journalistes d’investigation- Benoît Collombat, David Servenay, Frédéric Charpier, Martine Orange et Erwann Seznec-  ont rendu ultra lisible cette histoire touffue par la présentation : cinq périodes (1945/68, 1969/81, 1982/87, 1988/97, 1998/2009)  contenant chacune des articles courts relatant une histoire ou brossant le portrait de capitaines d’industrie, de  financiers ou de politiciens. De ce fait, on peut lire dans le désordre,  y revenir, puis approfondir si on le souhaite grâce aux références bibliographiques nombreuses.

Comme beaucoup de gens, je situais la fin des 30 glorieuses au choc pétrolier de 1973 et  le tournant de la gauche vers le libéralisme économique en 1984.  On découvre avec ce livre que ce ne sont que des aboutissements. L’événement survient quand il n’y a plus rien à faire pour s’y opposer. Tout ce qui l’a préparé, dans l’ombre,  a commencé infiniment plus tôt. Avec des jeux d’influence insoupçonnables par le citoyen lambda, le poids de l’extrême droite bien plus important que ne le laissent supposer ses scores électoraux, l’influence des grandes Ecoles (X,  Ponts et chaussées, HEC, ENA) sur la divulgation de l’idéologie ultralibérale, car c’est avant tout une idéologie et non une science exacte ! Pas étonnant qu’on crache sur les universités- peu séduites par le libéralisme- qui fournissent pourtant, avec peu de moyens, des chercheurs classés premiers du monde, une nouvelle qui a peu fait la Une des journaux, vu que N. Sarkozy avait sous entendu que travailler au CNRS consiste à paresser au chaud près du radiateur. http://www.inb.u-bordeaux2.fr/siteneuro2/pages/Com_press.htm/Bibliometrie/SCImago_2009.php

Pourtant je ne me cristalliserai pas sur NS.  Ce président si fier de ses relations avec les riches n’est que le résultat d’une longue marche du patronat français vers la politique menée aujourd’hui, dont NS n’est que l’outil docile. Comme ses prédécesseurs et leurs collaborateurs. Droite ou gauche, privé ou public, ils sont souvent passés d’un côté à l’autre bien avant que ce ne soit la mode et se fréquentent tous, parce qu’ils sont issus du même moule et ont le sentiment d’appartenir à la même élite. A laquelle aspirent les responsables syndicaux et les chefs des partis politiques de gauche comme de droite. Seule l’extrême gauche et les Verts n’apparaissent pas dans ce grand bal de la corruption, mais il y a fort à parier que c’est en raison de leur éloignement du pouvoir… Je ne vous en dis pas plus, si ce n’est que lire et faire livre ce livre est une œuvre salubre pour ne pas être dupe des discours.

Si j’étais producteur, j’en achèterai illico les droits, il y a là matière à au moins quatre films haletants, avec des héros intelligents, hyperactifs, sans scrupules et d’une santé insolente (c’est fou ce que les patrons vivent longtemps) . Dommage qu’ils mettent leurs qualités au seul service de leur cupidité et de leur soif de pouvoir. 

 

 

 

 

Quelques histoires qu’on y découvre :

  • Comment est détourné l’argent de la médecine du travail, de la formation professionnelle et de l’insertion professionnelle des handicapés.
  • Le rôle secret de Georges Albertini, syndicaliste CGT avant guerre, puis soutien résolu de l’Allemagne Hitlérienne, qui a hanté l’Elysée de Gaulle à Mitterrand avec une seule obsession : « lutter contre le bolchevisme ».
  • Comment les Etats-Unis et la CIA ont utilisé la France pendant la « guerre froide » et imposé leurs décisions.
  • Comment les syndicats, largement financés par le patronat,  en dont devenus dépendants, au détriment des salariés.
  • La véritable histoire de Marcel Dassault, Jean-Marie Messier, Ambroise Roux,  L’Oréal, la banque Worms, le Crédit Lyonnais, Bernard Tapie, Nicole Notat,etc.
  • Comment le patronat français a organisé l’immigration clandestine.
  • Le rôle des lobbies dans l’industrie pharmaceutique et les medias.
  • Les amitiés inattendues entre parti communiste et patronat
  • Pourquoi les paysans de la FNSEA peuvent sans risques saccager une préfecture.
  • Le rôle d’Yves Montand et de Jacques Attali dans le virage libéral de la gauche.
  • Comment Attali a enterré le rapport d’un économiste concluant au bien-fondé de la politique de la gauche de 1981 à 1983, au profit d’un rapport inverse rédigé par Raymond Barre.
  • Comment les contribuables ont dû payer les 16 milliards d’euros de pertes du Crédit Lyonnais.
  • Les blanchiments d’argent, les caisses noires, les pots-de-vin…
  • L’influence des avocats d’affaires et autres consultants (Jean-Louis Borloo, Nicolas Sarkozy, DSK et les autres) sur les choix politiques et économiques en France.

Etc, etc, etc.

 

 

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 18:33

amoureux.jpgInvitée ce matin à une émission TV sur la sexualité. La présentatrice demandait comment faire pour que le sexe soit simple et comment faire pour entretenir le désir. Je me suis risquée à lui répondre- c’était en direct, pas de risque de coupe au montage- que je souhaitais que le sexe garde sa complexité et qu'on n’élucide jamais le mystère du désir.  Les gadgets et les scénarios érotiques ne fonctionnent que si on est déjà à l’aise avec sa sexualité.  Et pour être à l’aise, mieux vaut en reconnaître humblement la complexité. Paradoxalement, si on reste à un niveau superficiel, les rapports sexuels peuvent devenir pesants, alors qu’ils deviennent légers, ludiques, si on en reconnaît la profondeur et qu’on s’interroge sur les raisons pour lesquelles l’acte qui devrait être le plus libre et le plus épanouissant du monde pose tant de questions.  J’avais écrit là-dessus un papier il y a quelques années.

rodin-auguste-la-danaide-5700241.jpgLes hebdos parlent d’échangisme, la télévision d’agressions sexuelles, les magazines proposent 101 trucs pour rendre Jules  ou Juliette fous au lit, tandis qu’entre les cuisses virtuelles de blondes sans visage, les cadres internautes frissonnent d’excitation onaniste. Sexe à l’image du monde, consommateur et sécuritaire. Ce n’est pas l’organe qui fait peur, ni les gestes, mais l’invisible. L’imaginaire capable de transcender le génital en érotisme. Le désir, si puissant qu’une simple pensée redresse la verge masculine. L’abandon féminin, dont on ne sait où il peut mener... L’intimité partagée ouvre au mystère de l’autre et à ses propres mystères. Mais l’Homme, justement, déteste les mystères, déteste ce qu’il ne maîtrise pas ,qui ravive en lui d’archaïques blessures.

« Dieu créa l’Homme à son image et lui donna la Terre pour qu’il la fasse fructifier ». L’Homme- Etre humain, mais à la réflexion assez souvent le mâle- se crut donc le centre de l’Univers, proche du divin et supérieurement intelligent… jusqu’à ce que Copernic lui apprenne qu’il n’est pas le centre de l’univers, que Darwin lui assène sa filiation animale, que Freud lui révèle qu’il est mené par le bout d’un sexe lui-même sous l’emprise d’un inconscient indomptable.Trois découvertes, trois blessures narcissiques au cœur de notre sexualité.                                                                                                        Tableau de Julien Meunié

julien-94rogne.jpgNarcisse amoureux cherche son reflet dans le regard de l’autre : « Je suis le plus beau, le centre de son univers ». Qu’est-ce d’ailleurs que la jalousie, sinon le dépit de découvrir que d’autres planètes peuvent tourner autour de l’astre dont on se veut propriétaire? Malgré la multiplication des divorces et des remariages, l’idéal de l’amour exclusif est si ancré dans l’inconscient collectif que peu de gens se risquent à poser l’élémentaire question : « Pourquoi serait-il mieux d’aimer une seule personne que plusieurs ? » C’est ainsi. Point. Comme la Terre, longtemps, fût le centre du monde…. Et condamnés comme hérétiques ceux qui affirmaient le contraire.

Narcisse, donc, est amoureux. Il se sent beau, il est Dieu, et sublime l’être désiré. Mais au creux des draps, la chaleur des ébats produit des humeurs et des sécrétions, la peau est moite, les odeurs musquées. Narcisse explore des entrelacs humides et des profondeurs obscures, il gémit de plaisir… Sous  son poids de muscles, de sang et d’os, la femme s’ouvre à lui dans un  cri animal… tandis que sourit le fantôme de Darwin. A la mélancolie qui l’envahit ensuite, l’homme reconnaît sa nature animale : Post coïtum, omne animal triste…

Plus tard, son regard croise celui d’une Sylphide qui lui inspire des désirs inavouables : il la voudrait soumise, ou déchaînée. La voir s’offrir, s’ouvrir, souffrir… et jouir. La Sylphide a perçu le regard de Narcisse. Son cœur bat fort. Trouble, pulsions… Elle aimerait s’abandonner aux caprices de cet inconnu … Derrière la porte familière de son désir conjugal, elle découvre une autre porte qui ouvre peut-être sur une autre, encore moins maîtrisable…  Les fantasmes dessinent une ligne ténue entre conscient et inconscient. Pulsions non pas violentes comme on le dit souvent pour les condamner, mais puissantes. Le désir n’est pas seulement sexuel, il est l’énergie de toute vie, celle qui pousse à vivre au lieu de mourir.

sympho-et-jerry.jpg

Et c’est pourquoi l’angoisse de la mort, si humaine, est inscrite dans toute relation sexuelle, seul lien affectif pour lequel on s’interroge dès le premier jour : « Est-ce que ça va durer ? » Une mère ne se demande jamais combien de temps elle aimera son enfant, les ami(e)s n’imaginent pas la fin de leur amitié, mais Narcisse sait la fragilité du désir… 


Alors, dur, dur, le sexe ? (Si j’ose ainsi m’exprimer…) Non, dès lors qu’on est conscient de ce qui l’anime, car animer, c’est donner une âme… En réalisantque la sexualité révèle ces fragilités éminemment humaines, qui font de nous ni des dieux, ni des bêtes, mais des êtres complexes de chair et d’âme, on lui rend sa plénitude. Alors le plaisir quitte les rivages banals de la médecine et de la mécanique pour aborder ceux de l’extase
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:45

 

Comme il sent mauvais, ce débat sur l’identité nationale....  On sent tellement que l’objectif affiché « retrouver les valeurs communes des français » dissimule des pulsions moins avouables. Le terme « national », déjà, cher aux partis d’extrême droite comme le Front National  auquel l’UMP doit absolument « piquer des voix » selon Eric Besson, ou le National socialisme,  pas si lointain. Quand le petit moustachu brun aux yeux noirs épris de « nationalisme a défini comme grand blond aux yeux bleus le « bon Aryen » (jeu de mot qui me faisait déjà rire quand j’avais douze ans)  on a vu les conséquences… Tout ce qui étiquette est dangereux, parce que tout ce qui étiquette exclut de facto celui ou celle qui ne rentre pas dans la définition.

D’abord, que signifie identité dans un pays de 63 millions d’individus aux histoires toutes différentes ? C’est un peu comme chercher par un test ADN si on est le père : qu’est-ce qui fait un père ? Un génome, ou le fait d’aimer un enfant, de vivre avec lui et de lui transmettre des valeurs ? On aurait pu parler de valeurs communes : Liberté, Egalité, Fraternité,  plus la laïcité depuis la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Mais en quoi ces valeurs seraient-elles porteuses d’une identité nationale ? D’autres pays sont épris de liberté, d’autres pays prônent l’égalité, et la fraternité est une valeur morale universelle plus qu’un facteur d’identité nationale.  

Ce qui se cache derrière ce débat, on le sent bien, c’est évidemment la peur de l’Autre, de celui qui est différent. Crainte xénophobe ou raciste lorsqu’elle se fonde sur le pays d’origine ou la couleur de peau. Crainte « de classe » quand elle se fonde sur les inégalités. Avec en filigrane l’idée que « ces gens-là, monsieur, sont source d’insécurité. »  Les étrangers comme les pauvres. L’élu local qui a stigmatisé « les dix millions de gens payés à ne rien foutre », n’a du reste rien trouvé de mieux pour s’excuser que de dire qu’il n’avait pas voulu parler des immigrés, mais des pauvres !

Puis très vite, le débat sur l’identité dérape vers le débat sur l’Islam… Il n’est qu’à voir l’avalanche de commentaires sur l’interdiction des minarets en Suisse, bien plus forte que lorsqu’ils refusaient obstinément le droit de vote aux femmes. .. Minarets, burka, ramadan, l’Islam  devient une obsession  médiatique, un fait public.  On sert dans les cantines scolaires et les avions des menus sans porc pour les musulmans, mais pas de menus sans boeuf pour les hindouistes, ni de menus sans viande pour les Jaïns strictement végétariens, et il ne semble pas que le port de la kippa par les juifs ou d’une croix autour du cou par les catholiques suscite autant de débats que le port du foulard.  Si on s’en tenait au principe de laïcité : « crois et pratique la religion de ton choix, mais que cela reste une affaire privée", on pourrait s’attacher à la question en filigrane derrière tous les débats sur l’Islam : la peur du terrorisme et du fanatisme. Quand j’ai enquêté sur les sectes- les branches fanatiques des religions quelles qu’elles soient  fonctionnent avec les mêmes mécanismes que les sectes- j’ai vu que le recrutement des adeptes se fonde sur leur fragilité, et leur fragilité sur leur sentiment d’exclusion.  On leur dit « tu es malheureux, on ne reconnaît pas ta valeur, viens avec nous, tu trouveras des gens qui t’apprécient et tu deviendras quelqu’un ». Même exploser au milieu d’un marché avec une ceinture d’explosifs à la taille, c’est devenir quelqu’un, c’est avoir été investi d’une mission par des gens qui vous font confiance. La force des fanatiques, c’est leur sens psychologique. C’est sur ce terrain qu’il faudrait les combattre et non avec un concept d’identité nationale porteur d’exclusion ou une croisade militaire contre « les forces du mal ».                                     ma grand-mère paternelle

Décidément, ce débat me met mal à l’aise, peut-être pour des raisons personnelles. Le terme d’identité nationale ne me parle pas.  J’ai épousé un français né à Constantine, ai vécu douze ans en Afrique, suis née au Gabon, de père et mère français.  Mais mon père était né au Vietnam, d’un père français Pondichérien et d’une mère française d’Indochine. Ce qui m’a valu qu’un zélé flic du temps de Pasqua ministre de l’Intérieur, exige un certificat de nationalité française pour me renouveler ma carte d’identité.  J’ai refusé.  Je suis remontée jusqu’au Ministère de l’intérieur pour avoir gain de cause et j’ai obtenu ma carte, sans certificat de nationalité. C’était odieux, cette soudaine discrimination, cet arbitraire, et encore plus odieuses les excuses piteuses du zélé flic quand il a su que j’étais journaliste. J’ai fait remarquer à l’uniformisé que ma carte de presse ne m’enlevait pas ma gueule de niakoué ni mes gènes venus d’ailleurs. Il s’est empressé de m’expliquer que sa vigilance venait du fait que certains, les arabes notamment, ne méritaient pas la nationalité française.  Comme quoi, dès qu’on parle d’identité nationale on réveille les pulsions racistes…  Mériter la nationalité française, ça veut dire quoi ? On n’y a aucun mérite : « On choisit pas ses parents, on choisit pas son pays… être né quelque part, c’est toujours un hasard » belle chanson de Maxime le Forestier, écrite contre « les lois Pasqua » justement. 

 

mon père et ses parents


Quand j’étais étudiante, j’avais écrit à mon père pour lui demander de me raconter son enfance au Vietnam et son adolescence en Inde. Il m’a fait dire par ma mère qu’il ne souhaitait pas évoquer des souvenirs où il avait été exclu, au Vietnam comme métis indien, en Inde comme métis Viet, et que désormais, sa patrie était la France. Pourtant, sa couleur de peau lui a valu des remarques. Pourtant, en lui remettant son diplôme de magistrat, le président de jury avait grommelé « et on appelle ça un français!" Son pays,  c’était là où il vivait, travaillait et avait construit sa vie.  Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir les larmes aux yeux quand il écoutait de la musique indienne, et d’accompagner de nuoc-mâm son steak-frites. 

 


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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 19:21
Il pleuvait  sans arrêt depuis huit jours. A la télévision, le journaliste égrenait des nouvelles terrifiantes. L’eau montait. Elle avait inondé les bas quartiers de la ville, faisant 482 sinistrés.  Elle gagnait à présent le centre-ville. L’avenue Jean Jaurès, la plus commerçante, charriait des flots boueux pleins d’immondices, c’est fou ce que l’eau peut dénicher de saletés sur son chemin. Cette avenue dont la municipalité était si fière, piétonnière, carrelée vieux rose, plantée de réverbères électriques « à l’ancienne » en forme de bec de gaz,  ponctuée d’abribus publicitaires… mais avec des bouches d’égouts incapables d’absorber un tel excès de précipitations. Le journaliste conseillait à chacun de préparer des bagages « avec juste l’indispensable » de façon à être prêt à évacuer sa maison, au cas où… »

Ce serait quoi, l’indispensable, à part quelques vêtements et une trousse de toilette ? L’homme parcourut du regard l’appartement où il habitait depuis toujours puisqu’il l’avait hérité de ses parents qui  s’y étaient installés à sa naissance.  Il se souvint de ses jeux d’enfants. Assis sur le parquet à côté de sa mère qui cousait, il poussait des petites voitures le long des dessins du tapis Persan devenus dans son imaginaire enfantin des routes sauvages et des déserts brûlants.  Ses oreilles avaient stocké dans quelques cellules nerveuses l’empreinte vibratoire du cliquetis de la pédale de machine à coudre, qui accélérait dans les coutures droites et ralentissait aux courbes des encolures et des bords de poignets, tout comme ses Dinky Toys accéléraient ou ralentissaient l’allure.  Son père rentrait tard, le petit garçon le reconnaissait à l’odeur de sa pipe. Le Klan ou l’Amsterdamer emplissaient la pièce d’un parfum miellé, dont les effluves s’étaient imprimées au cœur des cellules olfactives reliées à la zone cérébrale de ses souvenirs  anciens.

Il y avait quelques tableaux au mur, qu’il n’emporterait pas.  Sa femme les lui avait laissés en le quittant. « A nouvel amour, nouvelle déco ! « estimait-elle avec quelque raison. Lui-même avait pris le pli d’aller chez ses amantes successives plutôt que de les convier chez lui, pour être sûr que toujours à nouvel amour correspondrait nouvelle déco. Il ferma les yeux et vit défiler à hauteur de son lobe frontal les studios,  chambres d’hôtels, maisons diverses et sièges de voiture de ses dulcinées. Il lui suffisait d’un arrêt sur image pour que d’un lieu de mémoire surgisse une histoire avec ses fureurs et ses douceurs, les rugissements, les mots tendres, les promesses, les lettres… Les lettres !  Allait-il les emporter ? Il en feuilleta quelques-unes et sourit : à force de les lire et relire après chaque rupture, il les savait par cœur.

Il n’aurait pas non plus besoin de couverts ni d’assiettes, on leur en fournirait où qu’ils aillent, et sinon, il se rappela fort à propos que dans nombre de pays, on mange avec les doigts.  Il déposa dans un cartable ses papiers d’identité et ses feuilles de paye, non par attachement viscéral au monde du travail, mais parce qu’il gardait en mémoire la recommandation administrative : « vous devez conserver à vie une seule catégorie de papiers, ce sont vos feuilles de paye ! »  Son premier salaire était de 419, 27 francs, le dernier, perçu quelques jours plus tôt était de 2322,71 € et il se sentait plutôt moins riche que lors de sa première paye, qui lui ouvrait la porte de l’indépendance. Entre les deux, 30 années de bulletins de paye émanant de cinq entreprises différentes, 360 feuilles de papier, l’épaisseur d’un gros livre, tenant aisément dans son cartable.



L’homme éteignit le poste de TV et sortit à la rencontre des flots, une chanson aux lèvres surgie d’un coin de mémoire : toute sa vie tenait dans un cerveau et un cartable.

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:46
Demain, c'est le week-end et aussi la Journée Nationale sans Achats. L'occasion de faire autre chose qu'arpenter les allées d'un super-hyper avec un chariot débordant.  Aller se promener au Salon des vignerons indépendants, cueillir des noisettes dans les bois, contempler la feuille à l'envers sous la couette, chanter sous la pluie ou bien aller au cinéma voir "la domination masculine", le film de Patric Jean avec qui j'avais fait une émission sur France-Inter en août dernier: http://fsimpere.over-blog.com/article-33595457.html . Le cinéaste prétend qu'il aimerait bien que les couples s'engueulent après la projection. Je pense que ça ne manquera pas...



Cela dit, à propos de "domination masculine", je persiste à penser qu'un grand nombre de femmes contribuent à maintenir les comportements machistes dénoncés dans le film. Je suis par exemple sidérée que deux femmes brillantes comme Françoise Chandernagor (énarque, haut fonctionnaire, écrivain, intelligente, belle) et Sylvie Brunel (géographe, écrivain, professeur, belle aussi et durant des années à la tête d'Action contre la faim) aient centré leur existence sur leur mari, au point de s'effondrer quand ce dernier est parti avec une autre, comme si leur identité, leur existence se résumaient à être aimées par cet homme. Passe encore pour Françoise (aujourd'hui heureuse avec un nouvel amour, comme quoi...) qui a vécu cette déconvenue à une époque où on se mariait pour la vie et on n'envisageait pas d'autres modèles.  Mais Sylvie a été prévenue dès le jour de son mariage puisque Eric Besson- oui celui-là même...- avait refusé de jurer fidélité devant le maire et multiplié les aventures pendant 30 ans avant de décider que l'une d'elles méritait qu'il quitte son foyer après avoir quitté le PS, cet homme devait être en crise de rupture.  Or cette femme brillante se montre aussi démunie qu'une midinette sans instruction, aussi prisonnière du mythe du Prince charmant, de l'homme de sa vie, de l'amour toujours... et sa déconvenue est telle qu'elle se répand dans son livre et sur les ondes à d'énormes généralités sur "les femmes" et sur "les hommes" alors qu'il s'agit juste de son histoire, et qu'elle porte une part de responsabilité dans la goujaterie de son monsieur qui n'échappe pas à grand monde pourtant.  La servitude est toujours pour une part volontaire, même si on la déguise sous le beau nom d'amour. Et l'amour, le vrai, est sans doute, comme dit Benoite Groult que j'adore  non pas "ne plus faire qu'un, mais au contraire rester deux, jusqu'au déchirement s'il le faut." Etre intime sans être dépendant(e). 
Au fait, le titre de ce billet, hymne à la libido indépendante,  est une jolie contrepeterie, involontaire, qui figurait sur une fiche-tricot du magazine ELLE à l'époque où j'y travaillais. Epoque rigolote où la journaliste gastronomique avait aussi écrit- consciemment ou non- que le secret d'une bonne poêle à crêpes est d'avoir la queue bien en main.

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Published by Françoise Simpère - dans EROS
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 20:09

C’est fou le nombre de bouquins, d’émissions, de débats qui analysent avec acuité l’état du monde et les raisons  de la crise financière, morale et sociale qui le frappe, puis s’arrêtent là.  Etrange le nombre de documentaires qui dénoncent avec courage la corruption, les manipulations, le sort indigne fait à des millions de travailleurs dans le monde, les violences, les tortures… et s’arrêtent là. Le nombre de dîners où chacun s’accorde à dire que « ça ne peut pas continuer comme ça » et conclut : « les gens ne se bougent pas, c’est dingue. »  

Eh bien si, « les gens » se bougent. Pas tous, mais beaucoup. Et de plus en plus. Je vous ai déjà conté ici-  http://fsimpere.over-blog.com/article--du-soleil-pour-le-week-end-38898996.html  -les initiatives  de par le monde qui visent à  « changer la vie » comme chantait le Parti socialiste du temps où il existait. .. en 1977.

http://www.youtube.com/watch?v=YDEgNp62jGk  (ça me fiche un coup de vieux de connaître cette chanson !)

Dimanche dernier, j’ai fait un tour au 7è Salon international des éditeurs indépendants organisé par l’association l’Autre Livre, qui milite pour la diversité culturelle. Je m’attendais, et il y en a, à des éditeurs férus de poésie, de BD, de textes anciens redécouverts, de mémoires à tirages confidentiels. Mais on y trouvait aussi plein de textes de voyageurs au long cours et d’explorateurs du possible.  J’ai sympathisé avec « le passager clandestin »,  ( www.lepassagerclandestin.fr ) maison d’édition embarquée mine de rien sur la planète Terre pour y  diffuser un message d’une simplicité enfantine : « Si tu n’es pas d’accord, n’accepte pas. »  Respecter les lois est une chose, se soumettre à n’importe quoi en est une autre.

« Le passager clandestin » a notamment créé, en liaison avec le collectif des désobéissants, une collection de petits livres qui apprennent la désobéissance civile légale, c’est-à-dire tout ce qu’on peut faire individuellement ou collectivement pour enrayer un système qu’on refuse sans pour autant se retrouver en tôle ou payer des amendes énormes. 

C’est hilarant et jubilatoire. On se dit « mais comment n’y ai-je pas pensé avant ? »  Les désobéissants ne sont pas un groupuscule de plus, c’est un  collectif de gens extrêmement bien informés, qui mettent leurs connaissances et leur expérience de la désobéissance légale au service de tous les individus et associations qui souhaitent  agir plutôt que se lamenter.  Ils organisent des stages de formation à la désobéissance, où vient systématiquement une « taupe »  policière ou RGtiste, mais que peut-elle dire ? Tout est légal ! 

http://www.dailymotion.com/video/x7cnos_les-desobeissants-forment-des-milit_news

http://www.desobeir.net/

Loin des manifs d’un jour, chaleureuses mais désespérément inefficaces, loin des invectives narcissiques de politiciens sans projet, toutes les initiatives visant à multiplier les grains de sable dans un système en faillite- mais qui bande encore, ne soyons pas naïfs, même si c’est à coup de Viagra/aides financières-  donnent un coup de fouet au moral. C’est la politique du sale gosse, qui n’hésite pas à crier que le Roi est nu et refuse les hochets qu’on lui tend. Dire « non », quel plaisir !  Et de grain de sable en grain de sable, on finira par la construire, cette plage dont on rêve.

 

 

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Published by Françoise Simpère - dans CHANGER
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